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 As the life goes ~ [Pv Coca]

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Je fais le monde à ma façon.
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MessageSujet: As the life goes ~ [Pv Coca]   Sam 8 Déc - 12:38

La rage. Quel beau sentiment, si souvent éprouvé par les personnes par les personnes dans mon genre. Tous ceux qui se retrouvaient à surmonter des problèmes incroyables pour le simple de fait d’avoir transgressé une règle stupide. Ce qui est sympa avec ce genre de règles, c’est que tout le sait qu’elles ne servent à rien, mais tout le monde les applique pour le bon plaisir d’une direction abrutie. Enfin le tout, c’est qu’au final je m’y retrouvais au niveau du résultat, et ça permet de renvoyer les supérieurs à leur place ce qui s’avéra très jouissif. Un des rares moments où on eut pu me voir sourire. Enfin ça, c’était hier…

Mais tout le monde sait que le bonheur est éphémère, alors passons donc au douloureux présent. C’est connu : quand une chose peut mal tourner, elle doit infailliblement mal tourner. En l’occurrence, il fallait s’y attendre, les pauvres cloches humiliées n’étaient pas contentes. Alors ces abrutis, pas vraiment aussi idiots qu’ils en avaient l’air au final, avaient décidé de me faire passer une sale journée. Comment, je vous laisse imaginer… ni en usant d’une quelconque violence verbale, ni même physique. Non, simplement par la force de leur présence, en me tournant autour pareils à une meute de loups affamés et calculateurs. Les joies du privilège d’occuper un poste à pouvoir… cette situation s’inversera tôt ou tard, même ici bas les crimes ne restent pas impunis.

Où en étais-je… ah oui, je sortais du taff c’est vrai. Quinze heures trente-deux, plus précisément. Regard rivé au sol, je serpentais silencieusement entre les passants, rapide et invisible dans la foule pourtant pas si nombreuse à cette heure. Je m’étais arrangé pour quitter plus tôt, rattrapant les heures perdues sur une tranche un peu plus calme, disons. Il ne me fallut qu’une dizaine de minutes pour rejoindre mon logement, connaissant déjà tous les raccourcis du coin comme ma poche. Parfois je m’étonnais encore de cette capacité de mémorisation, je me serais presque dirigé à l’aveugle dans les ruelles sans jamais me tromper, après seulement deux mois de présence. Encore un pas… la porte… pfiouuuu… libération ! La mallette et tout le matériel de travail finissent leur course par un brutal rebond sur le canapé, symbole suprême de la rupture avec le monde du travail.

« … Un jour ces enfoirés en prendrons pour le grade, compte sur moi, » marmonnai-je en me laissant à mon tour tomber sur les coussins. Inspirer… expirer… évacuer les énergies négatives…

Non, décidément pas moyen. Je fis un rapide crochet par placard pour prendre un kinder bueno – tellement meilleur quand on n’a pas à le partager – et la bouteille de limonade dont je vidai la moitié au passage. L’une des barres chocolatées toujours entre les dents, je pris la décision d’aller faire un petit tour tant qu’il n’y avait pas trop de monde ; j’agrippai donc ma claymore adorée et en quelques secondes, me voilà déjà reparti. Cela me détendra surement de faire mordre l’acier aux imbéciles qui allaient infailliblement se mettre au travers de ma route, pensai-je en laissant échapper un soupir. Toujours aussi optimiste, on ne se refait pas.

Le lac… un bien bel endroit. L’un des plus agréables du coin en général, puisque les gens viennent plus s’y détendre que chercher les emmerdes… à l’exception des gosses et de leurs petits jeux sordides peut-être. Vous savez, du genre, combien de temps tu peux respirer sous l’eau avec une pierre attachée aux chevilles pour être sûr qu’il n’y ait pas de triche ? Evidement, quand c’est quelqu’un qu’on aime, on attachait plutôt une enclume qu’un petit caillou… logique certes, mais pas très équitable. Mais de toute manière, les morts ne risquaient pas porter plainte ici. Allez, si j’en croise un, je l’envoie en home-run au milieu du lac. Bon d’accord peut-être pas aussi loin, mais la technique ça s’affine, faut essayer pour réussir, non ?

Je m’arrêtai un instant, contemplant la surface scintillante de l’étendue d’eau. Elle était plus claire qu’on aurait pu le croire, étant donné l’innombrable quantité de cadavres qui devaient nourrir les poissons du coin. C’est plutôt joli, même sous un soleil artificiel. Le regarder comme cela, je me sentais déjà plus calme… pas de bruit, juste le sifflement du vent et quelques oiseaux discrets. Je repris ma marche, longeant la rive par le petit chemin de terre qui en faisait le tour, le regard rivé sur l’eau. Plus rien ne semblait exister autour de moi. Du moins, jusqu’à ce que…

Un choc violent me sortit subitement de mes pensées. Sans vraiment avoir le temps de réagir, je me sentis vaciller puis chuter en arrière alors qu’une vive douleur gagnait ma poitrine et mon épaule. Tournant les yeux vers l’origine de cette collision inattendue, je fus assez surpris de réaliser que j’avais percuté une jeune femme. Je me relevai d’un bond, un rictus de gêne se dessinant sur mes lèvres.

« Ca y est, encore une gaffe, je vais me faire pourrir ma journée…, me dis-je intérieurement. Mais bon, quitte a se faire une ennemie de plus, autant essayer d’être sympa et d’alléger la sentence, pour aujourd’hui au moins. – Eh… désolé je… vous allez bien ? »

Mouais, pas très convainquant. Ignorant comment elle pourrait réagir pour le moment, je reculai d’un pas pendant qu’elle se relevait, la main prête à accéder à mes armes si le besoin d’en faisait sentir. C’est beau de voir comme la confiance règne… enfin, on fait ce qu’on peut.


« Tous les rêves naissent pour être réalisés »

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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Dim 9 Déc - 14:45

« Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin. »




"Tout va de plus en plus vite car pour eux le temps c'est de l'argent
Alors on oublie de vivre, c'est navrant
En nous se crée un vide, que rien ne comblera
Car l'ombre s'est emparé de notre monde
Mais on ne croit que c'qu'on voit ou c'qu'on veut bien nous laisser voir
Donc ouais on est aveugles
Ça m'fait mal au coeur, mais regarde, même nos âmes buggent ."

    Driiiiiiiiiiiiing ! Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing !

    Quelqu'un ouvrit enfin la porte de la grande villa, quand Cocaïne ouvrit les yeux elle consulta son réveil : 11h. Qui pouvait oser sonner aussi tôt ? Car la jeune fille s'était couchée vers 5h du matin et comptait dormir jusqu'au soir. L'homme qui ouvrit la porte cria d'un coup. C'était un cri strident, encore plus aiguë que les cris de femme, ça c'était Kais. La jeune fille s'étira et entendit des gens courir, comme si quelque chose de grave était arrivé. Quand elle se leva, la porte s'ouvrit brusquement et un homme lui sauta dessus, classe le réveil ! La jeune fille retomba sur le lit, avec l'homme sur elle en prime. La jeune fille le poussa et il tomba par terre, comme un cadavre sans vie et c'était le cas : l'homme était mort. Elle vit aussi que son débardeur blanc était devenu rouge. Elle courut fermer la porte sa chambre et se changea, elle prit un bustier noir en dentelle avec un short noir et des bottes. Ensuite elle prit un gun et une arme blanche qu'elle cacha dans ses bottes. L'arme à feu en main, elle ouvrit la porte lentement et vit un autre homme à elle tomber : Sofiane tomba par terre. Elle garda son sang-froid et bondit dans le couloir en pointant le gun en face d'elle : personne. Cocaïne descendit et vit d'autres cadavres mais ce n'étaient pas des hommes de sa bande.


    « Dalil par terre !! » cria un homme.

    Elle ne chercha pas à comprendre et se jeta par terre. Aussitôt les tires reprirent et la jeune fille se prit une balle au pied. Elle lâcha un cri, un cri de douleur, de peine, de rage. Elle sentit la colère monter, elle avait du mal à se retenir de péter un câble, elle tira sur l'ennemi en face d'elle, oui c'était bien lui qui lui avait tiré dessus avec son sourire sadique et pervers à la fois. Elle devina qui étaient les hommes ennemis : la mafia du secteur Sud. Car oui, il y avait plusieurs mafias, tout dépendait du secteur. Cocaïne faisait partie du secteur Nord, sans doute le secteur qui vendait la drogue la plus chère mais aussi celle qui a la meilleure qualité et donc il avait plus de client que les autres secteurs ce qui explique qu'il ait autant d'ennemis. Elle rangea son gun et chercha une sortie, il fallait qu'elle parte si elle tenait à la vie. Dans le domaine de la drogue il faut être fort et se battre, quand on n'a plus la force de se battre on fuit pour survivre. Le boss n'avait donné qu'une seule règle à son bras droit : « ne meurt pas, utilise les pires vices que tu veux mais survie, reste la battante que tu es pour faire face à la faucheuse. ». Elle appliqua cette règle : elle décida de partir de la villa. La jeune fille inspira un bon bol d'air et observa un homme à elle qui s'approcha d'elle.

    « Couvre-moi, j'ai besoin de plusieurs minutes. »
    « T'inquiètes ma soeur, fais attention à toi. »

    Il lui fit un clin d'oeil. C'est comme s'il savait qu'il allait mourrir, ça toucha la jeune fille qui eut les larmes aux yeux mais elle se ressaisit vite et rampa jusqu'à l'extérieur de la villa. Les coups de feu doublèrent. Cocaïne abandonna ses hommes, elle partit de ce lieu en pleure car elle aimait ses hommes mais elle ne pouvait rien faire, elle se sentit inutile et faible à la fois. Elle avait honte d'elle et ses pleures redoublèrent.

    Cocaïne avait réussi à trouver un bout de bois sur lequel elle pouvait s'appuyer pour remplacer son pied blessé. Elle marcha un long moment sans vraiment savoir où elle allait. Elle avait réussi à se calmer et ne regardait même pas devant elle, elle était plongée dans ses pensées. Elle repensa à ses hommes et se demanda ce qui se passait dans cette villa. Cocaïne marcha ainsi longtemps. Elle était dans un piètre état il faut le dire : les cheveux non peignés, le maquillage qui avait coulé à cause de ses pleurs et une botte marron alors que l'autre était rouge à cause du sang. Mais elle ne cherchait pas à être belle, elle voulait trouver une connaissance, une personne qui connaissait son cas, son job et ses risques. Elle trouva un lac et observa sa tête : elle faisait vraiment peur, alors elle se nettoya au moins le visage et passa ses doigts dans ses cheveux pour essayer de les arranger mais elle trouva plus des noeuds et ne força pas : elle avait autre chose à faire. À peine debout qu'elle retomba par terre, quelque chose ou quelqu'un venait de la percuter. Elle lâcha un cri, elle venait de retomber sur son pied et la douleur doubla. Elle mit sa main devant sa bouche pour ne pas faire de bruit, elle ne savait pas si ses ennemis la pourchassaient ou non et elle se calma en supportant la douleur.


    « Eh… désolé je… vous allez bien ?»

    Elle ne savait pas s'il elle devait répondre ou non et l'observa, assise par terre avec cette expression d'étonnement sur le visage. Elle resta comme ça un moment puis reprit ses esprits. A vrai dire elle ne s'atttendait pas à trouver quelqu'un ici même si elle cherchait. Il n'avait pas l'air méchant mais elle préférait se méfier de lui, elle ne le connaissait pas. Celui-ci recula d'un pas et la jeune fille chercha son bout de bois qu'elle trouva plus loin. Elle soupira et rampa pour aller le chercher, elle était en danger ici et pouvait même mourrir. Elle faisait tout pour ne pas penser à ce qu'il s'était passé dans cette villa qu'elle avait abandonné avec son pied blessé.

    « Qui êtes-vous ? »


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Mer 12 Déc - 15:41

A voir la tête que tirait celle que je venais de renverser, il y avait de quoi se demander lequel des deux était le plus paumé. A être tout le temps dans la lune, je n’aurais pas cru tomber un jour sur une personne qui me surpasse dans le domaine. La jeune femme resta un long moment au sol, hébétée. La peur et l’inquiétude se lisait dans son regard, elle avait l’air d’avoir passé un sale quart d’heure il y a peu. Mes yeux se posèrent alors sur sa botte teintée d’une mystérieuse couleur carmin, tandis que l’autre était brune… blessée, hein ? Ce qui explique le bâton qui lui sert de canne. Cela en devenait presque pitoyable, à la voir ramper vers son bout de bois pour se relever…

« Qui êtes-vous ?
- Quelqu’un qui n’en veut pas à votre vie, je suppose… ou juste Shim. »

Je l’aurais bien aidée à se remettre debout, mais je n’osai pas trop approcher. Cette fille m’apparaissait comme trouble, je ressentais une certaine difficulté à percevoir son aura dans le voile de mélancolie qui la hante. J’ignorais de quelle façon réagir face à la situation… « D’accord, je ne regardais pas où j’allais, désolé et on n’en parle plus ? » Mais je n’avais pas trop envie de laisser crever une innocente, surtout à m’imaginer quel genre de mafia pourrie pouvait être derrière tout ça. C’est bien sympa d’avoir un réseau d’amis pour trafiquer, mais quand on voit ce qu’ils en font… c’est déplorable.

Je détournai le regard vers le lac un instant, pensif. Il faudrait au moins faire quelque chose pour son pied, histoire qu’elle n’y laisse pas sa jambe entière. Au moins retirer la balle et désinfecter… si elle connait quelqu’un capable de l’aider sans avoir à passer par la case boucherie – ou hôpital si vous préférez. Je posai doucement la paume de ma main sur ma joue, sentant sa chaleur se communiquer à mon visage glacé par le vent. Une petite habitude quand il faisait froid, après avoir réchauffé mes mains dans mes poches… agréable et éphémère, comme tout. Finalement, j’inclinai légèrement la tête vers elle et lâchai :

« Besoin d’aide ? J’peux toujours vous accompagner quelque part, si… »

… si vous avez trop peur pour aller toute seule dans cet état ? Peut-être, mais je préférai garder ce fragment de phrase pour moi. Sans doute qu’elle aurait eut honte d’avouer sa peur face à un inconnu ? Quoi qu’il en soit, je ne pouvais plus la laisser ici maintenant. A ne rien faire, j’aurais repensé à cette connerie toute la journée et vu mon humeur actuelle… autant ne pas l’empirer. Mains dans les poches désormais, je la fixai longuement en attendant sa réponse, impassible. Avait-elle réellement le choix ? C’était une autre question…


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Ven 14 Déc - 20:35

« Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin. »




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    « Quelqu'un qui n'en veut pas à votre vie, je suppose … Ou juste Shim. »

    Shim ? Elle le trouvait assez étrange. « Quelqu'un qui n'en veut pas à votre vie » ? Quelle utilité de préciser une telle chose ? Sans doute pour rassurer la jeune fille qui restait sceptique à son sujet et qui préférait rester encore sur ses gardes, de peur de se faire avoir. Elle balança un petit « Cocaïne » et baissa la tête. Elle oublia le fait de ne pas donner son premier prénom et puis sur le moment elle s'en fichait un peu, elle pouvait sans doute mourir à cause de son pied ou d'une autre manière, il suffirait qu'un autre homme apparaisse et boum. Elle avait vraiment honte d'elle, de son état. Même si elle avait son gun avec un couteau, il pouvait facilement la tuer mais il avait dit ne pas avoir ce genre de chose en tête. Elle était quand même assez surprise, normalement quelqu'un d'autre aurait pu profiter de la mauvaise posture de la fille pour la tuer ou l'utiliser comme bon lui semble, or lui n'a pas l'air d'être motivé pour ce genre de chose. Il faut dire que la mort ne faisait pas peur à Cocaïne, la seule chose qui lui faisait peur c'était de ne pas avoir la fortune de son boss à la fin de la vie de celui-ci. Oui, ça peut paraître stupide mais c'était comme ça dans la tête de la jeune fille, dans son passé elle avait déjà frôlé la mort à plusieurs reprises alors ça ne lui faisait pas peur. Piqûres, fièvres, nausées et encore, elle évita de penser aux pires choses qu'elle avait vécues.

    « Besoin d’aide ? J’peux toujours vous accompagner quelque part, si… »

    Comment décrire ce que la jeune fille ressentit à ce moment-là ? De la tristesse mélangée à un bout d'espérance de suvie ? De la mélancolie mélangé à un peu de courage ? Difficile à dire. Mais bizarrement, elle voulait bien demander son aide mais trop de fierté. Fierté quand tu nous tiens ! Mais avait-elle le choix ? Mourir ou survivre, quel choix ? Elle ne réfléchit pas longtemps pour connaître la réponse. Dalil devait vivre encore un peu, elle devait savoir ce qu'il restait dans la villa, combien d'hommes à elle étaient encore en vie, elle devait avoir la fortune de son boss et diriger la grande mafia Nord avant de mourir. Mais quelque chose tracassait l'esprit de Cocaïne. Shim n'avait pas terminé sa phrase, avait-il peur ou était-il tout simplement timide ? Elle prit une grande inspiration et releva la tête pour plonger dans l'océan bleu du garçon. Un sourire triste s'afficha sur le visage de la jeune fille, sa façon de dire « merci » pour sa proposition.

    « Hum … Je ne risque pas d'aller loin même si vous m'accompagnez mais de l'aide ne serait pas refus. Mais qu'est-ce que vous pouvez faire ? »

    Mais elle se demandait ce qu'il pouvait faire pour elle. Parce que c'est simple de dire « Je vais vous aider ! » mais de ne rien pouvoir faire ensuite. Il faudrait déjà pouvoir retirer la balle dans son pied, Cocaïne pensa à utiliser son couteau pour le faire mais elle risquait de souffrir, elle n'avait pas peur d'avoir mal mais elle craignait plus perdre son pied. Un pantin avec un seul pied ? Non merci ! Le boss ne voudrait pas de ce genre d'homme, pas de pantin avec un défaut ! Que refait-il d'elle s'il lui manque son pied ? Après tout elle serait handicapée et un homme dans cet état est directement tué. Cela ruinerait tout ses plans. STOP ! Il fallait qu'elle arrête de penser à ce genre de chose et inspira un bon coup.


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Sam 15 Déc - 19:13

Cocaïne, hein ? Je savais que certaines personnes portaient des noms un peu tordus, mais là… Mais finalement, qu’importe, elle a l’air d’avoir d’autres préoccupations que de changer de nom et moi, j’ai autre à faire que de faire un procès à ses parents pour leur sadisme. Je la fixais toujours, attendant de voir comment elle réagirait à ma proposition. Sans doute surprise, elle mit un certain temps à relever la tête pour répondre. Elle avait un sourire étrange sur les lèvres… celui des condamnés qui revoient une dernière fois leur famille avant de marcher vers le destin. Se croyait-elle vraiment perdue pour toujours ? Il faut reconnaitre que vu l’état de son pied, la voir encore en vie était déjà quelque peu miraculeux… mais si ce miracle s’est produit, c’est sans doute qu’elle a été sauvée, non ?

« Hum … Je ne risque pas d'aller loin même si vous m'accompagnez mais de l'aide ne serait pas refus. Mais qu'est-ce que vous pouvez faire ? »

Je restai pensif. C’est vrai que si elle n’avait personne chez qui se réfugier, je n’allais pas servir à grand-chose. Peut-être éventuellement lui trouver un abri, et jouer des pistolets et de l’épée pour calmer les idiots qui voudraient en profiter pour gonfler leur égo. Parce que oui, pour les poltrons qui veulent bien se faire voir devant leur boss, éliminer les personnes inaptes à se défendre et profiter des occasions c’est une bonne solution.

« Je sais me défendre, disons, dis-je en caressant nerveusement le manche de ma claymore qui dépassait derrière mon épaule. – Vous avez bien quelque part où aller, non ? Au moins quelqu’un qui pourrait s’occuper de votre pied déjà… »

Oui, ce serait déjà un bon début. Je veux bien lui retirer la balle, mais elle risquerait d’y laisser plus que le pied… c’est que je lui tellement doué avec mes dix doigts. Et si elle n’avait personne… eh bien, on trouvera bien un endroit où elle serait en sécurité temporairement. A explorer les lieux à mes temps perdus, j’avais découvert pas mal d’endroits sympathiques pour passer du temps tranquille. Ou chez moi… bien que je fasse attention à ce qu’un minimum de monde sache où je loge, il est fort probable que ce ne soit pas des places les plus sûres. Et puis c’est un peu loin pour y trainer une éclopée, le temps d’y arriver on risquerait de croiser pas mal de monde.

Bref, ce n’était pas gagné. Je me sentais un peu inutile sur le coup, et stupide pour lui avoir peut-être donné de faux espoirs. Mais c’était déjà mieux que rien, non ? J’ai l’impression d’avoir déjà vécu une scène similaire… ce n’était pas une blessure physique, certes, mais pourtant je n’avais pas mieux su la guérir. Et malgré cela, elle m’avait remercié… je n’ai jamais compris pourquoi.

Je secouai vigoureusement la tête et détournai à nouveau le regard vers le lac. Pas la peine de me triturer l’esprit avec ces souvenirs, ce n’était vraiment pas le moment. Une vague tristesse emplit mon regard, passant doucement tel un nuage dans le ciel qu’on ne remarque pas. Je reportai alors mon attention sur la jeune fille, visiblement toujours un peu angoissée pour quelque sombre raison. Etait-ce la mort qui l’effrayait tant ? Bonne question. Je lui tendis la main pour l’aider à se relever, m’efforçant de ne pas avoir l’air trop déprimé. Inutile de l’inquiéter avec mes états d’âme, ce n’est pas forcément très rassurant en sachant ce à quoi nous risquions de faire face. Allez, en route. Peu importe où nous allions, tant que nous ne prenions pas racine. Par expérience, l’endroit le plus calme n’est pas nécessairement le plus sûr…


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Sam 22 Déc - 19:16

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    « Je sais me défendre, disons,vous avez bien quelque part où aller, non ? Au moins quelqu’un qui pourrait s’occuper de votre pied déjà… »

    Un endroit où aller ... Cocaïne avait-elle ça ? Elle se posa la question, perdant son sourire, elle réfléchit où elle pouvait bien aller. Retourner à la villa ? Après tout cette résidence lui appartenait et elle avait espoir qu'elle soit vide, même si elle est remplie de cadavre. Chez son boss ? Elle ne savait pas comment il allait réagir en la voyant dans cet état, il pouvait la soigner comme la tuer. Trop risqué. C'est vrai qu'il l'avait gardé sous son aile pendant longtemps mais s'il voit son bras-droit il aussi faible il risque de vite changé d'avis pour ce poste et aussi pour l'héritier de sa fortune. De plus il fallait qu'elle fasse attention aux ennemis car la jeune fille savait que les hommes ont dû remarquer son absence dans la villa et sont sans doute à sa cherche. Elle se gratta la tête et réfléchit encore et encore.

    *Je n'ai personne ...* pensa-t-elle.

    C'est souvent dans les mauvais moments comme cela que l'on voit les personnes qui sont réellement autour de nous. Plus elle y réfléchissait, plus elle se sentit seule, comme dans ce laboratoire, comme dans cette grande maison où logeait son père. Elle laissa tomber sa main par terre et baissa la tête. Encore à chercher quelqu'un mais elle trouva que cette villa. Cette villa où elle vit plusieurs de ses compagnons perdre la vie, là où elle avait entendu une dernière fois les prostituées de la maison crier. Elle repensa à son boss, elle hésitait entre la villa et cet homme. Quand elle releva la tête, elle vit le garçon lui tendre la main. Elle hésita à la prendre, en vérité ce geste la toucha et elle eut les larmes aux yeux. Rapidement elle cacha son visage avec ses mains. Elle voulait cacher sa douleur, il ne fallait pas qu'elle craque. Elle prit une grande inspiration et releva la tête une nouvelle fois et prit cette main pour se relever. Avec son bâton elle resta debout et l'observa. En vérité elle ne comprenait pas pourquoi il était gentil, pourquoi il ne l'a tuait pas ? Pourquoi l'aider ? Elle se posa mille et questions.

    « Et bien ... Il y a bien un homme qui peut m'aider mais il habite assez loin. Sinon il y a mon chez moi mais ... je ne suis pas sûre ... »

    Elle n'osait pas dire la suite « Je ne suis pas sûre qu'il y ait encore quelqu'un là-bas vu le massacre. ». C'était encore tout frais dans sa tête, encore tout frais dans son coeur. Trop d'émotions d'un coup en même pas une heure. En vérité elle ne voulait pas y retourner, oui elle avait peur. Peur d'être tué ou encore de voir les cadavres de ses hommes. Elle ne voulait pas non plus voir son patron car elle ne savait pas ce qu'il pouvait lui faire car elle ne lui fait pas confiance. Cet homme est trop vicieux il faut le dire, il a l'esprit vraiment tordu car lui aussi utilise tous les vices qu'il peut pour rester en vie. À Underland le trafique de Cocaïne n'est pas très caché mais l'homme prenait quand même ses précautions. Plus elle réfléchissait et plus elle se disait « Laisse-moi crever ici t'façon je vais y passer alors t'acharne pas ! ». Elle avait envie de crier toute sa peine, elle n'était plus sûre de pouvoir rester en vie. Mais elle ne voulait pas lui dire : elle voulait vivre.




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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Dim 23 Déc - 18:02

Elle semblait hésiter. N’avait-elle réellement nulle part où aller ? Sans doute personne qui soit réellement digne de confiance en ce bas monde… Pouvais-je réellement lui être d’une quelconque aide ? Cela ressemblait à une cause perdue. Même pas pauvre cause était déjà perdue depuis longtemps, excepté pour quelque poignée de personnes qui elles mêmes ne vivaient pas tout à fait dans le monde réel. Eh puis, qu’est ce qui est réel, et qu’est-ce qui ne l’est pas ? C’est parfois déroutant de vivre à la frontière entre les rêves et la résignation. Accepter la vie telle qu’elle est, hein ? Il faudrait être fou pour s’y plier.

Enfin, elle releva la tête et agrippa ma main pour se relever, tenant difficilement debout avec son misérable bout de bois qui lui servait de canne. Elle avait du mal à parler, visiblement. L’émotion ? Je la fixai, toujours impassible, dans l’attente de sa réponse. C’est une bien étrange chose que de lutter pour survivre alors qu’on ne tient pas même à sa propre vie. Et pourtant… toujours ce petit quelque chose, cette flamme en nous, qui refuse de s’éteindre. Pour une personne, un but. Quelque chose à accomplir avant de partir…

« Et bien... Il y a bien un homme qui peut m'aider mais il habite assez loin. Sinon il y a mon chez moi mais... je ne suis pas sûre... »

Hésitation. J’arquai un sourcil interrogateur, voyant la jeune femme au bord des larmes. Un frisson soudain fit trembler tout mon corps. Une sensation étrange… pourquoi était-elle si distante ? Une pâle aura vacillait doucement autour de son corps frêle, légère et faible. Mon regard se perdait dans le vague, tout ce qui m’entourait s’éclipsait peu à peu. Qu’était-ce… le renoncement ? Pourquoi abandonnes-tu, Cocaïne ? Crois-tu que tout soit déjà perdu ?

Je reculai brusquement d’un pas, sortant de mes pensées. Que devais-je faire, désormais ? Il était exclut de renoncer à présent. Ce n’était pas dans mon genre. Allez où, alors ? Chez-elle, elle n’avait vraiment pas l’envie d’y remettre les pieds visiblement. Chez cet homme dont elle parlait ? Une pointe de crainte se lisait dans son regard… elle risquait sans doute gros à se montrer dans un pareil état. Je ne pouvais m’empêcher de me demander dans quel domaine elle travaillait… quelque chose de périlleux sans doute. Eh bien… puisqu’elle ne veut aller nulle part, suivons le sens du vent. On trouverait bien un abri temporaire quelque part, mais cela en valait-il la peine ? Vivre dans la peur était pire que d’affronter la mort en face, de mon point de vue. Sauf si on a un objectif précis à atteindre à tout prix. En avait-elle un ? J’empoignais subitement son poignet libre ne lui laissant pas même le temps de réagir ou de se débattre avant de la tirer vivement vers moi, assez doucement pour éviter de la faire tomber à nouveau cependant.

« Cesse de regarder en arrière, il faut avancer. »

Je l’entrainai vers un sentier irrégulier à travers la zone boisée qui bordait le lac. Où j’allais, je dois reconnaitre que je n’en avais aucune idée. J’avais quelques fois emprunté ces chemins, mais on pouvait y faire pas mal de mauvaises rencontres selon l’heure… du coup, je n’avais pas réellement l’occasion de les explorer. C’était peut-être stupide d’emmener une jeune femme boiteuse dans le coin, mais je crois m’en être rendu compte un peu trop tard… J’étais sans cesse à me retourner pour voir si elle suivait, butant sur les racines et les pierres jonchant la voie. M’aurait elle suivit si je ne la trainais pas ? Sans doute pas… mais peu importe.

Les chemins bifurquaient, se rejoignaient puis se divisaient à nouveau. Pourtant, je choisissais toujours ma voie sans la moindre hésitation, jouant à pile ou face avec le destin. A quoi bon se torturer l’esprit, puisqu’au final, nous ne savions même pas où nous allions ? Après quelques longues minutes de marche, nous arrivions à une vieille cabane de bucheron abandonnée. Du moins, elle paraissait inhabitée. Quelques buches poussiéreuses se disputaient un petit hangar improvisé, et la porte à demi éclatée laissait entrevoir un habitat plutôt dépouillé.

« Hmm… ça fera l’affaire, soufflai-je en poussant doucement la porte qui émit un sinistre craquement avant d’entrer. – Ou peut-être pas. »

Ouais, après réflexion, c’était peut-être une mauvaise idée d’entrer là dedans. Vous voulez vraiment savoir pourquoi ? Eh bien, à vrai dire… hormis le matelas, les quelques outils et autres objets contondents ou tranchants qui trainaient dans un coin, et les préservatifs usagers de ça de là… il n’y avait pas grand-chose. Mais voilà, cela laissait assez bien imaginé quel genre de trafic on pouvait faire ici. Mais tant que personne ne venait fourrer son nez ici, pourquoi pas. On pourrait bénéficier de l’effet de surprise pour se défendre, qui plus est. Je tapais le matelas – qui n’était aussi poussiéreux qu’on eut pu le croire, l’endroit doit encore servir régulièrement – et m’asseyais simplement dessus pour réfléchir, invitant d’un geste Cocaïne à faire de même. Je réprimai un bâillement puis me tournait vers elle pour la regarder dans les yeux.

« Dis, as-tu réellement envie de survivre ? As-tu quelque chose à accomplir avant de rendre l’âme, qui te pousse à te battre ? »

Une question étrange peut-être, mais elle n’en était pas dépourvue de sens. Si elle n’avait pas de raison de survivre, alors à quoi bon lutter ? La peur de la mort, cet instinct idiot qui s’accroche stupidement à quelque chose qui n’a plus aucune utilité pour personne. Mais c’était son choix, pas le mien.


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Mar 25 Déc - 16:03

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"Tout va de plus en plus vite car pour eux le temps c'est de l'argent
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Ça m'fait mal au coeur, mais regarde, même nos âmes buggent ."

    Shim semblait perdu dans ses pensées Sur le coup, Cocaïne se demandait bien à quoi il pensait. Avait-il réellement un plan pour l'aider ? La jeune fille avait l'impression de dépendre de lui, comme si sans lui elle ne trouverait aucun de moyen de survivre. Dans cette situation son état dépendait bel et bien de lui, elle eut de la chance de le trouver. Que serait-elle devenue si elle avait rencontré un de ses ennemis ? Serait-elle encore en vie ? Encore et encore des questions dans sa tête. Elle s'imaginait plusieurs scénarios possibles, une rencontre avec de ses hommes, une rencontre avec un de ses ennemis, une rencontre avec un vieux pervers et il y en avait encore comme le fait de ne rencontrer personne et de mourir d'une hémorragie. Elle commençait à s'imaginer les pires scènes possibles, les souvenirs de ce laboratoire revenaient, les rires des soldats qui surveillaient la jeune fille, les rires des docteurs avec leurs seringues non stérilisées, les rires de son père avec les prostituées et tant d'autres. D'un coup elle sentit quelqu'un l'empoigner, elle observa Shim. Qu'est-ce qui lui prenait ? Sans même avoir le temps de dire ou de faire quelque chose il tira Cocaïne avec lui.

    « Cesse de regarder en arrière, il faut avancer. »

    Elle le suivait, un peu par obligation. Avait-elle le choix ? Pas vraiment. Elle tenait à la vie. La seule chose qu'elle voulait lui demander c'est d'aller moins vite, à cause de la douleur qu'elle avait au pied. Le suivre n'était pas une mince affaire mais elle était bien obligée de le faire. Ils marchaient un moment comme cela. Elle butait beaucoup et ne manqua pas de tomber à plusieurs reprises mais elle suivait. Le sentier était rempli d’embûches avec des bosses et des trous ci et là. Il marchait sûr de lui, comme s'il savait où il allait. Elle n'avait pas le temps de prendre une quelconque arme pour essayer de le tuer, à vrai dire elle s'en fichait un peu de ses armes. La seule chose à laquelle Cocaïne pensait était de survivre, quitte à tuer des innocents pour ça. Au bout d'un moment, ils arrivaient enfin en face d'un abri. Shim marmonna quelque chose que Cocaïne n'écouta pas, elle était là à observer la cabane abandonnée. Shim entra le premier et bien sûr Cocaïne suivit le pas. L'intérieur était vraiment immonde. La jeune fille avait l'habitude au luxe, de grandes salles dorées avec des lustres en diamants et un sol propre. Là c'était un cauchemar, Cocaïne avait limite envie de vomir à la vue du spectacle qui se présentait à elle : il n'y avait pas de lit, enfin si un matelas, des objets tous aussi tranchant les uns que les autres et elle n'osait même pas observer ce qu'il y avait dans les coins de la cabane. Shim s'assit sur le matelas et l'invita à venir à côté de lui, elle ne se fit pas priée. En vérité elle s'allongea même, laissant quand même de la place à Shim pour qu'il reste assit dessus, en allongeant les bras sur les côtés et en laissant son bâton par terre, pas loin d'eux. Elle était fatiguée et respira un bon coup.

    « Plus jamais ça ... Vous m'entendez ? Je n'en peux plus ! »

    Elle ferma les yeux et resta là, allongée à se reposer. Son pied lui faisait moins mal depuis qu'elle était allongée sur ce matelas. Elle n'avait pas à se plaindre, au moins elle avait un abri où personne ne pouvait la trouver, sauf si on cherche bien.

    « Dis, as-tu réellement envie de survivre ? As-tu quelque chose à accomplir avant de rendre l’âme, qui te pousse à te battre ? »

    Cocaïne ouvrit brusquement les yeux et l'observa étonné de sa question. Qu'est-ce qu'il lui prennait ? Elle réfléchit sérieusement à sa question. Cocaïne n'avait pas de mère. Ses amis ? Elle ne sait pas s'ils vivent encore. Son père ? Que ça soit son paternel de sang ou de travail, les deux sont un peu cinglés il faut le dire : elle n'attire que les fous ! Quelque chose à accomplir ? Avoir enfin le poste de boss mais il faut attendre encore, elle pouvait pas prendre le risque de le tuer sous peine de perdre la vie à son tour. D'un coup elle pensa à Amy. Qu'est-ce qu'elle devenait elle ? Cocaïne soupira, elle ne trouvait aucun réponse car elle n'avait rien tout simplement. Elle n'allait pas lui dire qu'elle courrait après l'argent ! Elle n'allait pas lui dire qu'elle travaillait pour un dangereux psychopathe qui s'intéresse à elle à cause de son fort caractère, quelle image aurait-il d'elle après ? Elle ne voulait pas qu'il la juge, elle ne voulait pas avoir l'air d'une mauvaise personne au yeux de Shim et ce pour deux raisons : Déjà la vie de Cocaïne était entre les mains de ce garçon, elle avait beau ne pas avoir de but dans sa vie, elle voulait vivre de plus il avait l'air sympa alors elle essayait de ne pas faire la rabat-joie avec lui.

    « Pour vous dire franchement, l'envie je l'ai oui mais je n'ai rien à faire de spéciale avant ma mort. »

    C'était vrai : attendre la mort d'un homme n'était pas vraiment spéciale. La patience est une vertue. Attendre n'est pas un objectif. Cocaïne entendit des pas, elle se redressa à l'aide de ses bras, restant assise en gardant appuie sur le matelas avec ses mains. La porte s'ouvrit, Cocaïne passa une main derrière elle, caressant son arme à feu.


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Jeu 27 Déc - 22:55

La traversée du bois avait été rude pour la jeune fille, il faut croire. Elle semblait épuisée, rien qu’à la façon dont elle se jeta sur le matelas. Et pourtant, c’est dire comme l’intérieur était accueillant… même pour moi cela en était assez dégoutant, mais j’avais passé l’étape de faire le difficile depuis le temps. Je n’avais jamais vraiment vécu dans le luxe, pourtant. Et d’un certain côté, la vie de cette fille dépendait un peu de moi... c’était un peu gênant à y repenser, tous les risques que j’allais lui faire courir dans son état. A quoi cela servirait, lui accorder un sursis ? Oui, mais pour combien de temps ? Et puis, pourquoi me ferait-elle confiance, après tout.

« Pour vous dire franchement, l'envie je l'ai oui mais je n'ai rien à faire de spéciale avant ma mort.
- Je vois… »

L’important, c’est qu’elle souhaitait vivre. Moi-même, avais-je réellement trouvé à quoi servait ma vie ? J’avais promis à cette personne de revenir… est-ce tout ? Une fois cet objectif atteint, tels Roméo et Juliette nous disparaitrions de ce monde nous aussi ? Sans doute que la cause pour laquelle nous nous battions tous était vouée à nous échapper jusqu’à notre mort. Il s’agira juste de savoir lâcher prise quand le dernier coup de ce funeste glas sonnera.

Je détournai le regard, me grattant la nuque. On pourrait sans doute se reposer un certain temps ici, mais pas éternellement. Et nous n’avions rien pour lui retirer la balle du pied ou désinfecter la plaie, ce qui pourrait rapidement s’avérer ennuyeux. Soudain, je perçu un bruit de pas, accompagné d’un léger crissement de feuilles. Je jetai un coup d’œil à Cocaïne, à qui l’alerte n’avait pas échappé non plus. La porte craqua et s’ouvrit lentement, laissant paraitre une silhouette de taille moyenne. Mes mains glissèrent instinctivement sur mes pistolets, mais l’inconnu ne semblait pas hostile pour le moment, ni même effrayé de trouver des inconnus ici. Il plaça sa main en visière et plissa les yeux pour mieux distinguer dans l’obscurité, et une voix masculine se fit entendre.

« Oh, c’est occupé… excusez-moi les jeunes, vous savez où j’peux trouver celui qui gère c’t’endroit ? »

Le boss, hein ? Il devait sans doute parler du type qui organisait son trafique ici d’ordinaire. C’était rassurant d’un certain côté, cet homme n’avait pas l’air d’y connaitre plus que nous dans cette affaire et il serait par conséquent plus facile à duper. Le tout, c’était de donner l’illusion.

« Aucune idée, il n’est pas ici. Ca vous dérange de… ?
- Ah oui, tant pis. Amusez-vous bien, » lança t-il avait de fermer calmement la porte derrière lui.

Une façon assez surprenante de s’exprimer… que croyait-il que nous faisions ici ?... était-il vraiment nécessaire de l’imaginer, tout d’abord ? J’adressai un petit sourire en coin que l’on pourrait qualifier de pervers à la jeune femme, plus par plaisanterie que réelle envie de lui faire subir ce genre de choses. Quoiqu’elle n’était pas mal non plus, le moment aurait été quelque peu mal choisit. Je ne savais même pas comment elle aurait pu réagir dans d’autres circonstances, quel genre de personne était-elle ? Pour le moment, je ressentais plus de crainte qu’autre chose venant d’elle. Et moi, je ne savais pas trop quoi penser.

Enfin, au final, on pouvait dire que nous avions eut de la chance sur ce coup. Je n’avais aucune envie d’avoir à tuer des gens, encore moins innocents. Mais là n’était pas la question pour le moment, car la prochaine visite pourrait ne pas se passer aussi bien. L’atmosphère se faisait sérieusement pensante, et la nécessité de trouver un sujet de conversation ou une activité quelconque commençait à sérieusement se faire ressentir… non, une autre activité s’il vous plait. Je me relevais d’un bond, dégainant ma claymore et commençant à la faire virevolter doucement autour de moi. C’est vrai, j’avais prévu de m’entrainer un peu cet après-midi… avant que je ne croise le chemin de cette éclopée. Et puis je me souvins qu’elle avait toujours du plomb sans la jambe, la pauvre. L’ennui, c’est que ma lame est un peu trop grosse pour ne pas lui briser les os au passage.

« Hm… t’as pas un couteau ou quelque chose pour ton pied ? Je n’ai strictement aucune idée de comment faire, mais si tu n’tentes rien tu le perdras de toute façon. »

Pessimisme, quand tu nous tiens… et pourtant, c’était la triste vérité. A moins de croiser miraculeusement qu’elle qui soit un peu moins maladroit que ma personne et daigne accepter de l’aider, miracle dont la probabilité d’occurrence s’avérait astronomiquement faible. Oui, vraiment pas de chance…


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Mar 1 Jan - 15:09

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    « Oh, c’est occupé… excusez-moi les jeunes, vous savez où j’peux trouver celui qui gère c’t’endroit ? »
    « Aucune idée, il n’est pas ici. Ca vous dérange de… ? »
    « Ah oui, tant pis. Amusez-vous bien. »

    Quand Cocaïne vit que c'était un homme perdu, elle fut rassurer et s'allongea à nouveau sur le vieux matelas. « Amusez-vous bien. » ? Qu'est-ce qu'il s'imaginait ? Shim ne l'aidait pas avec son sourire quelque peu pervers, Cocaïne tourna la tête en rougissant légèrement, c'était trop gênant ! L'homme partit et Cocaïne soupira. Qu'est-ce qu'elle pouvait faire maintenant ? Elle ne savait pas vraiment ce qui allait se passer. En tout cas elle était assez contente de voir que ce n'était pas un ennemi qui soit entré pour la tuer mais elle était déçue de voir que ce n'était pas un homme à elle qui la cherchait. L'atmosphère était de plus en plus pesante et ça commençait à gêner la jeune fille qui se demandait si cet homme pouvait vraiment l'aider après tout ils étaient dans une cabane et après ? Elle se demandait ce qu'il pouvait faire, si c'était un médecin ou non. En tout cas il fallait vraiment retirer cette balle de son pied sinon elle perdrait sa jambe. Shim se leva d'un coup, jouant avec son épée. D'ailleurs la taille de celle-ci impressionnait Cocaïne qui n'en n'avait jamais vu d'aussi grosse. Surtout qu'elle était à Shim, ce garçon qui a l'air si frêle.

    « Hm … t’as pas un couteau ou quelque chose pour ton pied ? Je n’ai strictement aucune idée de comment faire, mais si tu n’tentes rien tu le perdras de toute façon. »

    Cocaïne se redressa et s'assit. Elle laissa allongé son pied blessé et plia l'autre pour retirer un couteau de sa botte marron. Elle observa cette petite lame, encore propre. Elle avait peur de le faire. Il est vrai que son corps a une certaine résistance qui c'est fait avec le temps face aux douleurs mais elle avait quand même la boule au ventre. À Underland, la douleur n'était pas la même. Dans les laboratoires ce n'était pas elle qui s'affligeait cela donc elle était forcée de supporter la douleur. Ici, elle devait le faire elle-même. Elle commença à trembler, elle devait se ressaisir. Comment pouvait-elle faire du mal toute seule ? Dans sa tête, elle demandait à sa mère de l'aider. De lui venir en aide, quitte à la tuer. Elle savait que si elle le faisait elle-même, son pied deviendrait de la charcuterie.

    « Je ... J'ai ... ce truc ... enfin, ce couteau.»

    Elle dit cela, les yeux toujours rivés sur la lame. Elle cherchait le courage de le faire, elle savait que la douleur serait insupportable et elle ne voulait plus souffrir. Il y a longtemps qu'elle n'avait plus eu aussi mal. Mais elle voulait garder son pied sauf qu'elle ne pouvait pas le faire alors elle leva la tête et observa Shim. Elle l'interrogea du regard, il fallait qu'il le fasse sinon Cocaïne pouvait garder cette balle encore un moment. Elle lui tendit le couteau.

    « Je ne peux pas le faire moi-même. Vous pouvez ... ? »

    Elle n'osait pas finir sa phrase. En vérité elle ne savait pas quoi rajouter de plus. Elle ne se voyait pas dire « me couper le pied, ça ira plus vite ! » ou une autre chose du genre. Elle soupira, un peu perdu dans sa tête et s'allongea sur le matelas sans trop savoir quoi faire. Elle avait envie de partir d'ici pour qu'on la soigne enfin.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Mer 2 Jan - 17:53

C’était mignon la manière dont elle rougissait comme ça, mais c’était un peu gênant aussi. Je n’avais jamais su m’y prendre avec ce genre de situations… c’était pareil avec Alizire, quand j’y repense. Même si c’était une relation bien différente, puisque nous nous connaissions depuis toujours. Qu’est ce qu’elle devenait, sans moi… ? Je lui avais promis de revenir… pourrais-je tenir une telle promesse ? C’était plus pour garder espoir qu’autre, que ce soit pour moi ou pour elle.

Et Cocaïne ? Une histoire différente, d’autres souffrances, d’autres raisons. Nous étions tous voués à souffrir et à faire souffrir autour de nous, que ce soit par choix ou par le simple fait de notre existence. Il faut savoir partir un jour… de même que nous devons nous battre jusqu’à ce que l’heure de la libération arrive. Et cette heure n’avait pas encore sonné, elle le savait. Les rêves sont faits pour se réaliser, il faut simplement accepter que tous ne peuvent s’accomplir dans une seule vie. Je posai mon épée contre un mur, me tournant vers la jeune femme qui regardait la petite lame miroiter dans sa main. Une lueur d’inquiétude se lisait dans ses yeux, ses mains tremblaient.

« Je ... J'ai ... ce truc ... enfin, ce couteau. »

La peur ? Elle savait que ce serait douloureux sans doute, et que ce n’était qu’une souffrance de plus endurer dans sa triste vie. Mais quelque chose la bloquait… elle paraissait subjuguée par l’éclat de l’acier, tourmentée par un cruel dilemme. Dans les deux cas elle souffrirait, et peut-être même que cela ne la sauverait pas. N’osait-elle pas prendre son destin en main ? Ici bas, plus qu’un simple membre, c’était sa vie qu’elle mettait en jeu. Ses yeux bleus se levèrent vers moi et elle me tendit le couteau.

« Je ne peux pas le faire moi-même. Vous pouvez… ?
- Je vais… essayer, » soupirai-je un brin angoissé.

L’ennui, c’est que si je ratai mon coup, j’allais encore avoir un problème de plus sur la conscience. Surtout que cette fille avait l’air gentille, derrière les apparences. Cela me ferait un peu mal qu’elle m’en veuille pour cela… d’autant plus que je n’en étais pas réellement responsable. Il y avait des personnes vraiment troublantes à Underland ; les idiots qui ont mérité leur sort bien sûr, mais aussi ceux que la nature n’a pas aidé et qui s’en sortent malgré tout, dans ce monde de fous. Elle faisait probablement partit de la deuxième catégorie, tout comme moi.

Je pris le couteau qu’elle me tendait, la main tremblant légèrement. Une oscillation presque imperceptible, mais qui aurait ses conséquences malgré tout. Je m’approchai doucement, tentant de contrôler mon rythme cardiaque qui s’accélérait. Inspectant la blessure sous le peu de lumière qui filtrait par les planches et la fenêtre, la plaie ne semblait pas trop sale. Je n’y voyais pas grand-chose, mais c’était sans doute plus risqué de faire cela dehors.

« Excuse-moi à l’avance si j’me rate… c’est partit. »

La lame argentée gratta rapidement les quelques croutes qui s’étaient formées, lui faisant ressentir les premières douleurs. Ce n’était pas grand-chose au vu de ce qu’elle avait du subir en marchant jusqu’ici, mais le pire restait à venir. J’appuyais fermement sur sa jambe de ma main libre, prévenant tout mouvement brusque qui pourrait aggraver la blessure tandis que la lame s’enfonçait doucement sous la peau. Je sentis sa jambe tressaillir, mais c’était trop tard pour arrêter. Quelque chose de solide fit résistance, je devinais qu’il s’agissait de la balle en question. Dommage que je n’eus à ma disposition qu’un simple couteau pour l’extraite…

Ce fut difficile et sans doute atrocement douloureux pour la jeune femme, mais au prix de multiples tentatives, le plomb lui fut retiré. La lame maculée de taches carmin aux nuances plus ou moins vives allait sans doute lui rappeler de bien étranges souvenirs désormais… Je pris un mouchoir de ma poche pour panser sa blessure qui saignait encore un peu, n’ayant rien d’autre à disposition, et lui rendis le couteau qui lui avait peut-être sauvé la vie. Quant à moi, je lâchai un profond soupir de soulagement, heureux que cela soit enfin terminé. Il me faudrait sans doute du temps pour m’en remettre… d’autant plus qu’une soudaine vibration dans ma poche me fit sursauter. Hmm, un appel ?

« Eh… qu’est ce que… ?
- Yo, t’es dispo ce soir ? On organise une réunion pour le projet à 18h30.
- J’sais pas trop. Faut qu’je vois.
- Rosie est en train de nous griller, tout l’monde s’ra là, manque plus qu’toi et Twilight.
- Ok ok, j’ferais c’que j’peux. »

Un collègue de travail, et ami si on peut dire. Notre relation était un peu tendue parfois, mais il était assez sympa et on pouvait compter sur lui. Quand aux autres… même si on se faisait la gueule régulièrement, ça allait plutôt bien au final. Dans l’équipe du projet en question, du moins. Quand à la Rosie.corp, notre concurrente sur le projet, il va de soit qu’on ne s’envoyait pas des fleurs tous les jours. Il fallait sans cesse innover pour garder le marcher, et ce n’était pas facile avec les motivations qui baissent et le mal fou que nous avions à recruter des collaborateurs sérieux.

Enfin bref, cette réunion tombait plutôt mal avec ma blessée sur le dos. Je ne m’étais quand même pas fait chier à la sauver pour la laisse crever une heure plus tard, quoi ! Et je ne pouvais tout simplement pas planter mes collègues, déjà que je n’étais pas vraiment dans le coup ces jours-ci, ils auraient bien tôt fait de me remplacer. C’est bien agréable d’occuper un poste à responsabilités, mais le tout c’est quand même de le garder. Il doit me rester trois quarts d’heures avant l’heure… ça laisse le temps de trouver un autre endroit.

Je rangeai mon portable dans ma poche et regardai un instant par la porte, pensif. Je voyais déjà le temps s’envoler neige fond au soleil. Reprendre la route, il n’y avait que cela. J’espérai juste que le pied de la jeune femme ait eut le temps de s’en remettre. Je me relevai alors, dépoussiérai brièvement mes vêtements et ramassai ma claymore toujours contre le mur.

« Bon, désolé mais le temps m’est compté. Je ne sais pas trop où je peux te laisser, mais on ferait mieux de reprendre la route. »


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Lun 7 Jan - 20:24

« Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin. »




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    « Excuse-moi à l’avance si j’me rate… c’est partit. »

    Et le calvaire commença. La souffrance fut aussi physique que psychologique. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu aussi mal. De plus il n'avait pas réussi du premier coup, quand elle sentit la lame dans son pied elle voulait limite se couper le pied pour tout arrêter. Elle ne devait pas crier mais elle ne put s'en empêcher. Crier pour tout évacuer. Crier pour résister. Crier pour vivre. C'était vraiment douloureux. Surtout que cette situation lui rappelait sa vie « en haut », c'est-à-dire avant la prison. Les images venaient unes à unes lui montrer des horreurs de plus en plus sanglants, de plus en plus dangereux pour la vie de la jeune fille. Quand elle observa Shim elle vit son père à la place. À plusieurs reprises elle se demanda pourquoi elle vivait encore. La vie ne l'allait pas gâter, que ça soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la prison. Elle criait à en pleurer mais pas une larme ne coula. L'habitude de souffrir sans pleurer ? L'habitude de garder tout pour soi ? Difficile à dire, les deux réponses sont justes mais il n'y avait pas que ça. Le bout de plomb sortit enfin. Elle était soulagée. Tout d'un coup elle relâcha tous ses muscles, pour les détendre, pour leur informer que c'était enfin fini, qu'elle n'allait plus souffrir à cause de la lame dans son pied. C'est comme si une poupée de laine était tombée sur un matelas. Elle resta là, immobile pendant plusieurs minutes, ignorant le coup de téléphone de l'homme près d'elle.

    « Bon, désolé mais le temps m’est compté. Je ne sais pas trop où je peux te laisser, mais on ferait mieux de reprendre la route. »

    Cocaïne ne dit rien. Elle se releva difficilement, mit sa chaussure du mieux qu'elle put et prit son bâton. Son pied frottait par terre, elle n'arrivait plus à le bouger, la douleur lançait de plus en plus. Malgré tout elle essaya de marcher et sortit de la cabane en frottant les murs. Une fois l'extérieur atteint, elle se tenait aux arbres. Elle ne voulait plus voir le visage de Shim pendant un moment. Voir son père à sa place l'avait choqué. Quitte à mourir, elle préférait rester seule un moment, lui laissant le couteau ensanglanté. On a tous besoin d'être seule par moments, Cocaïne s'adossa à un arbre et elle pouvait encore voir la cabane. Elle n'était pas allée bien loin qu'elle était déjà fatiguée. Puis elle entendit un buisson bougé, des pas arrivés de plus en plus vite. Un homme passa devant elle et partit à la cabane. Elle avait analysé son visage, il avait l'air énervé. Une fois en dehors de la cabane, elle le vit faire des grands gestes, comme s'il se prenait la tête avec quelqu'un. Puis il partit. Cocaïne cria, l'homme se retourna et l'observa étonné. Sur le coup elle n'avait pas pensé que ça pouvait être un ennemi ou autres, à vrai dire elle s'en fichait. L'homme s'approcha et la prit dans ses bras.

    « Khouya* ! Wesh t'as eu quoi ? Tahu ton état ! Ca te ressemble pas ! »

    Il la porta. Elle ne dit rien. Il repartit dans la cabane et l'a déposa sur le matelas. Il attrapa son pied et lui retira sa botte pour observa la plaid. Il fut étonné et arracha un bout de son débardeur en dessous de son pull pour le rouler sur la blessure. Puis il retira la veste qu'il avait sur lui pour que Cocaïne l'enfile, même si elle était un peu trop grande.

    « T'inquiète, on les a tous mitraillés dans la villa. On a ramené des femmes de ménage, tout est en rénovation. Smehli* tu devras attendre avant de retourner chez toi ! Le boss te passe une autre maison plus discrète, tous les hommes vivants y vont avec nous. Avant ça, à l'hôpital Dalil ! »
    « Nan pas l'hôpital ! »
    « Dalil t'es un bonhomme ! Ecoute, je reste calme parce que t'es mon chef mais wallah* si t'y vas pas je te démonte ! T'façon t'es obligée, c'est moi qui t'emmène avec la voiture à Samir. »

    Les femmes de ménage ? Bien sûr il parlait des prostituées ! Celles qui vivaient dans la maison de Cocaïne sont mortes alors il y en a des nouvelles, triste réalité. Cocaïne a horreur des hôpitaux mais elle était obligée. Cet homme c'est Khalys : grand, très musclé, brun aux yeux verts. Sans doute le plus fort de la bande à Cocaïne. La jeune fille était bien heureuse de le voir vivant. Elle tendit les bras, tel un enfant voulant qu'on le porte. L'homme n'attendit pas longtemps et porta la jeune fille. Il mit un coup de pied dans la porte en bois de la cabane pour l'ouvrir et il sortit en lançant un regard noir à Shim. Le trajet se fit en silence. Il fit monter son chef dans la voiture et les voilà direction l'hôpital. Malgré sa peur des hôpitaux, Cocaïne laissa les docteurs la soigner et elle retrouva ses hommes dans son nouveau chez soi afin de faire un bilan de la situation et enterrer les morts.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Dim 13 Jan - 17:07

Elle ne disait plus rien. La jeune femme semblait absente, essayant sans doute de récupérer de ses émotions. Cela devait avoir été éprouvant, même si ce n’était probablement pas la première fois qu’elle souffrait de la sorte. Est-ce qu’elle m’en voulait ? Je n’en savais trop rien… et je ne préférais pas savoir, en fin de compte. Passé le coup de fil, elle s’était relevée péniblement et sortit sans rien dire. Devais-je la suivre ? Je n’osais pas…

Un peu nerveux, je me grattai la nuque en soupirant. Qu’avais-je donc fait, pour mériter une journée pareille ? Pas assez des collègues, il fallait aussi que je m’attire les foudres et personnes que j’essayais d’aider… et avec cela, je sentais très mal la réunion à venir. Attachant mon épée dans mon dos, je m’apprêtais à partir lorsque qu’un inconnu éclata la porte d’un coup de pied et passa devant moi sans vraiment y prêter attention. Il portait Cocaïne et l’a déposé sur le matelas pour examiner sa blessure. Apparemment elle ne saignait plus et commençait déjà à cicatriser, c’était une bonne chose. L’autre l’enroula dans un bout de tissu et lui passa sa veste sur les épaules, me laissant penser qu’ils devaient être assez proches.


« T'inquiète, on les a tous mitraillés dans la villa. On a ramené des femmes de ménage, tout est en rénovation. Smehli tu devras attendre avant de retourner chez toi ! Le boss te passe une autre maison plus discrète, tous les hommes vivants y vont avec nous. Avant ça, à l'hôpital Dalil !
- Nan pas l'hôpital !
- Dalil t'es un bonhomme ! Ecoute, je reste calme parce que t'es mon chef mais wallah si t'y vas pas je te démonte ! T'façon t'es obligée, c'est moi qui t'emmène avec la voiture à Samir. »

Ou peut-être pas tant que cela. Je lâchai un nouveau soupir, observant la scène d’un air blasé. Sympathique les relations dans son domaine. Moi, je ne trouvais rien à dire. Pour quoi faire, sinon l’énerver ? Je n’avais guère envie de me battre avec ce type, surtout que le caractère étroit de l’endroit ne m’avantageait pas vraiment ; quant à le tuer, c’était sans doute la pire chose à faire en l’état. Enfin… peut-être que lui retirer le plomb lui aura évité que les médecins lui coupent le pied, au final. Et ça n’aurait pas assez beaucoup plus agréable à mon avis, même avec du matériel de professionnel. De toute manière, vu la réputation de l’endroit, mieux valait éviter d’y aller le plus possible ; et quand notre vie était en jeu, on préférait bien souvent le système D, allez savoir pourquoi.

Finalement, il reprit celle qu’il appelait Dalil – était-ce là son véritable nom, qu’elle n’aurait pas voulu me donner au premier abord ? – et sortit en me lançant un regard noir. Bah voyons, fiches toi de moi, lui répondis-je du regard. Non mais sérieusement, j’aurais sans doute mieux fait de passer mon chemin. Je les regardai s’éloigner un instant, puis enfonçai mes mains dans les poches de mon manteau noir et pris le chemin de ma maison, coupant à travers les bois. En réalité, je n’allais pas chez moi. Qu’allais-je y faire, de toute manière ? Non, juste un petit détour avant d’aller à la réunion, histoire de croiser un minimum de monde, bien que les endroits les plus perdus ne soient pas toujours les moins fréquentés selon l’heure. Jetant un vif coup d’œil à ma montre de temps à autre pour palier à ma notion assez relative du temps, je errai simplement entre les arbres, suivant un sentier et tantôt un autre, en silence. Je me demandais juste… si elle irait après cela. La reverrais-je ? Hm, pas la peine de rêver. Et c’est sans doute mieux pour tout le monde.

*****

Trois jours s’étaient écoulés. Ce qui signifie… dimanche, le jour de repos. Enfin, pas vraiment. La réunion s’était plutôt bien passé finalement, et nous avions même réussi à trouver une stratégie valable qui se mettait en place petit à petit et semblait relancer la motivation des membres. L’ennui, c’est qu’on devait aussi se charger des chienchiens de Rosie et les mettre au pied parce que voilà, l’espionnage industriel ce n’est pas joli mais personne ne se gène pour en faire usage. Le tout, c’est d’avoir un bon stock d’espions car leur durée de vie est assez… modeste. Bref, nous avions repéré une fuite de données et on ignorait quel impact ce vol pourrait avoir. Par conséquent, on allait casser un peu la baraque et voir de quoi il retournait… plus facile à dire qu’à faire.

« On arrive en zone dangereuse, gaffe.
- ‘kay. »

Lui, c’était Kyo. Un jeune homme de vingt-deux ans, assez baraqué et imposant, les cheveux bleu sombre et arborant une veste noire et orange. En quelque sorte le chef de projet, assez sympathique et de confiance. A sa ceinture pendaient quelques grenades pour tous les gouts, de la lacrymogène à celle à fragmentations, et il gardait à son bras un petit canon du genre inquiétant. Le pulsar, qu’il l’appelait. Et croyez-moi, la déflagration valait le détour.

« Le bide total, fidèle à sa réputation. Hm, plus sérieusement, ya quelque chose de pas net. Vaut mieux pas trop éveiller les soupçons tant qu’on n’aura pas trouvé c’qu’on cherche.
- On passe par en bas, donc ?
- No prob’. »

Nous marchions tous deux d’un pas calme et assuré dans les rues du quartier nord. C’était là que se situaient les locaux de notre cible. Il n’y avait pas grand monde dans la rue ce jour-ci, les gens étaient plus occupés à pioncer ou à se saouler à la taverne. Aussi bien pour nous par ailleurs, c’était agréable d’avoir de l’espace. Nous bifurquions par une petite ruelle afin de contourner le bâtiment principal et d’arriver du bon côté le plus discrètement possible. Soudain, un bruit sourd brisa le silence. Je fis alors volte face vers la source de ce raffut…


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Dim 27 Jan - 19:08

« Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin. »




"Tout va de plus en plus vite car pour eux le temps c'est de l'argent
[. . .]
Ça m'fait mal au coeur, mais regarde, même nos âmes buggent ."

    Khalys n'était pas quelqu'un de méchant. Il a juste eu un passé difficile, après tout il est né ici. Cocaïne ne passa pas la nuit à l'hôpital, elle y resta uniquement quelques heures, le temps que les docteurs désinfectent la plaie et lui bandent le pied. Au début elle marchait avec des béquilles puis elle eut une atèle. Elle pouvait enfin marcher, avec difficulté mais elle marchait et elle avait ses deux jambes. Elle avait remercié Khalys pour son intervention, celui-ci lui avait juste fait un bisou sur le front avant de disparaître. Dés la sortie de l'hôpital, le boss l'avait demandé. Ils étaient là, dans le grand salon juste eux deux. Cocaïne ne savait pas de quoi il voulait lui parler. Lui redonner une mission ? Possible mais elle se disait qu'il ne le ferait pas en voyant son état. Mais elle se trompait. L'homme se servit un verre d'alcool, sans doute du Jack Daniel et en servit un autre à son bras droit. Et il commença, avec un sourire narquois, à lui parler.

    « J'te file d'autres bonhommes, ils sont forts quand même t'en a que 5 qui sont morts ! Et j'espère que tu t'es remis de l'hôpital, j'sais que t'as horreur de ça. T'as d'la chance d'avoir Khalys, il est bon ce gars. Sinon, tu ira avec lui à l'entrepôt, y'a des fouines à ken compris ? »
    « Mais vazy fais le seul-tout ton taff ! T'en as des bonhommes nan ? T'es casse-tête ! »

    La seule chose qu'il fit c'est sourire et rigoler. Cela énerva Cocaïne qui bu son verre d'un trait et partit en criant « Putain ! ». Elle ne voulait pas faire cette fichu mission. Elle partit dans sa chambre et elle retrouva Yassine, un de ses nouveaux hommes, sur le lit. Il voulu dire quelque chose mais quand il vit le regard noir de la jeune fille il ne dit rien. Il se leva et ouvrit sa petite pochette pour en sortir deux joints et en tendit un à Cocaïne qui le prit et le fuma à la fenêtre. Il ne l'a lâchait pas du regard puis il sortit, laissant place à Khalys. Celui-ci fit signe à Cocaïne de s'asseoir sur le lit mais celle-ci s'allongea et l'homme lui massa le pied, mit de la pommade et lui refit un bandage.

    « On part dans quelques jours. »

    La fille hocha simplement la tête et il sortit.

    Le jour J arriva. Le pied de Cocaïne allait bien, Khalys s'occupait d'elle comme si c'était son propre enfant. Celle-ci fut étonnée du savoir médicale qu'il pouvait avoir, c'était un peu le « médecin » de sa bande. Cocaïne s'habilla simplement avec un pantalon noir et un pull trop grand pour elle. Elle cacha un couteau dans ses chaussures montantes et prit deux armes à feu. Bien sûr elle gardait encore son atèle pour ne pas avoir mal, elle savait que ça n'allait pas être facile. Cocaïne avait ordonné à Yassine de venir, celui-ci ne se fit pas prier et ils partirent à trois. Yassine conduisait, Khalys était à l'avant et Cocaïne restait allongée sur la banquette arrière. Ils arrivèrent enfin au point de rendre-vous qui se situait dans une ruelle du quartier Nord. Cocaïne descendit avec Khalys, Yassine n'avait rien à faire si ce n'est que de tuer les ennemis au moindre faux pas.


    « Bah alors ma beauté, tu peux pas venir seule ? »

    Ils étaient deux. Cocaïne lui cracha dessus. Ca déclencha la bataille. Elle recula et se jeta à terre, au beau milieu de la rue qui était vide. Elle sortit son magnum et le pointa sur les deux hommes, Khalys fit la même chose en restant derrière elle. Elle se releva et fronça les sourcils. Les deux ennemis rirent, Khalys tira et en tua un puis partit chercher Yassine pour mettre le corps dans le coffre.

    « Me tue pas, regarde je pose mon arme. »

    Il tenu parole et le posa à terre en levant les bras et s'avança puis se stoppa à une bonne dizaine de centimètres de la jeune fille. Pas de pitié, elle tira une balle entre les deux yeux de l'homme qui tomba raide par terre. C'était rapide. Elle rangea son arme et attrapa le corps par les cheveux pour commencer à le traîner. Elle cherchait ses hommes du regard, quand elle tourna la tête elle vit quelqu'un. Une personne qu'elle connaissait. Elle fut troublée de voir Shim et lâcha même le corps. Elle sursauta quand Khalys arriva en lui tapotant l'épaule. Elle le vit mettre les deux corps dans le coffre. Celui-ci était sans doute étonné de voir son chef comme ça alors il regarda ce qu'elle regardait et le vit aussi.

    « On les tue ? »
    « Non ... »

    L'homme ne dit rien et monta dans la voiture. D'un coup Cocaïne sentit une boule au ventre, elle se demanda s'il l'avait vu. Elle se demanda quelle vision il aurait d'elle après ça. Elle ne bougea pas, se posant mille et une question. Elle fit signe à la voiture qui partit et elle-même recula lentement pour courir loin, aussi loin qu'elle pouvait de lui.


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Mer 30 Jan - 18:53

Le monde était petit. Comme on se retrouve, Cocaïne… j’étais quelques peu étonné de la trouver ici, visiblement son pied allait déjà mieux. Ce corps qu’elle trainait… alors elle tuait, elle aussi ? Apparemment, les deux hommes bizarres qui rangeaient d’autres victimes dans le coffre d’une voiture l’accompagnaient. Le crime organisé, hein ? Elle devait sans doute bosser dans une sorte de mafia, un peu plus violente que dans le monde d’en haut et bien moins discrète visiblement.

« On les tue ?
- Non ... »

Eh puis quoi encore ? Je posais instinctivement une main sur mon arme à feu, prêt à riposter si cela s’avérait nécessaire. Kyo gardait son calme, pas vraiment l’air inquiété. Il me lança un regard interrogateur, ayant compris que nous nous connaissions. Je disais qu’au final, j’aurais peut-être mieux fait de l’ignorer ce jour là. La jeune femme avait l’air troublée, comme si elle avait des remords. Certes, même à Underland on évitait de tuer en public, pour éviter les représailles logiquement, mais ce n’était pas non plus comme si j’allais venger tous les morts que je voyais se faire descendre.

« … Cocaïne ? »

Elle recula, quelques pas hésitants, avant de se retourner pour se mettre à courir. La fuite, hein ? Et depuis quand on échappe à son destin ? Pensait-elle réellement pouvoir fuir de la sorte ?

Je me lançai à sa poursuite, filant comme le vent vers elle. Son pied lui faisait encore mal, cela se voyait à son allure. Moi, j’avais l’habitude de courir, de serpenter entre les ruelles et de disparaitre dans l’ombre. Je devais bien reconnaitre que l’endurance n’était pas mon point fort, mais je n’avais rien à envier du point de vue de la vitesse. Une vingtaine de secondes seulement pour la rattraper. Attrapant mon pistolet, main sur le canon, je lui assenai un coup sec à la nuque. Elle trébucha et s’effondra au sol, terminant cette petite course avec quelques écorchures. J’en profitais alors pour reprendre mon souffle, avant de lui souffler doucement :

« On échappe pas… à son destin. »

Jetant un coup d’œil à l’horizon, je constatai que la voiture avait déjà disparu. Une bonne chose pour moi, j’aurais un peu de temps avant de me faire traquer par ses gardes du corps. Je rangeai mon arme et empoignai son bras pour l’obliger à se redresser. Cela devait faire mal de manger le pavé de la sorte, mais bon, je n’avais pas le choix.

« Désolé, je n’aime pas trop les gens qui fuient comme ça, sans expliquer pourquoi. »

Je la fixai, yeux dans les yeux, une lueur de détermination dans le regard. J’aurais juste voulu… comprendre ce qui lui prenait à me fuir comme la peste. En temps normal, ce genre de comportement m’arrangerait plus qu’autre chose, mais… elle n’était pas comme les autres. Pourquoi avait-elle peur, de quoi ?... d’être jugée ? J’ai connu cela aussi. Elle doit avoir quelque chose à se reprocher… et puis quoi ? Qu’est-ce que cela pouvait faire ?

Je détournai le regard, un peu gêné de devoir parler face à face. Ce n’était pas un sujet facile à aborder, ce genre d’histoires personnelles ne me réussissait jamais. Toujours à faire quelque chose de travers… Je pris ma respiration et commençai.

« Ecoute. Je ne sais pas c’que tu veux me cacher, je ne vais pas t’forcer à m’le dire, mais cesses de t’enfuir. Tu fais c’que tu veux c’est ta vie, j’ai pas envie de te descendre mais te fiches pas de ma gueule. Tu m’étonnes que t’aie peur de t’faire descendre, avec tous les types que tu tues… On se démerde comme on peut, hein ?
- Shim, tu t’bouge ? On a des chiens-chiens de Rosie à faire sauter j’te rappelle. »

Ah oui… il vaudrait mieux qu’on se bouge pour ne pas faire foirer l’intervention. D’ailleurs, notre cible était à peine à une rue d’ici, drôle de coïncidence. Aurait-on les mêmes ennemis, en fin de compte ?

« Hm, tu m’excuseras, on a une salope à exploser et ses esclaves à exploser. Ces types que vous avez butés, ils venaient de l’entrepôt là-bas ? Ca m’étonnerait pas qu’on ait les mêmes ennemis.
- Possible, en effet. Tu veux qu’on fasse équipe ?
- … j’sais pas. Bref, on bouge. »

J’hésitai. A vrai dire, je ne savais pas du tout comment elle allait réagir… Bah, sans doute qu’elle ne viendrait pas et ça serait réglé. De toute manière, ce serait l’exposer à des risques inutiles. On avait peut-être de quoi faire sauter tout le bâtiment, mais le désavantage numérique était conséquent. Et ce n’était pas une personne de plus ou de moins qui changerait la donne… restait plus qu’à espérer qu’elle ne nous envoie pas ses gorilles au cul après ça.


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Sam 2 Fév - 19:35

« Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin. »




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    Fuir. Partir aussi loin qu'elle pouvait. Ne pas lui rendre de compte, l'oublier pour que cette boule au ventre disparaisse enfin. Ne pas développer n'importe quel sentiment à son égard. Pourquoi s'attacher si on souffre par la suite ? À ce moment-là elle espérait qu'il ne viendrait pas à sa poursuite. Elle avait encore son pied qui lui faisait mal mais elle se fichait de la douleur, elle avait déjà vu pire. Cocaïne se demanda pourquoi Shim l'a voyait toujours dans ses mauvais moments, elle se demandait même pourquoi elle l'avait rencontré. Peut-être qu'elle serait déjà morte sans lui c'est vrai, mais au moins elle n'aurait pas à se cacher dans l'ombre. C'est vrai qu'à l'hôpital elle avait pensé à lui pendant tout son petit « séjour » mais jamais elle n'aurait pensé le revoir et encore moins pendant une mission. Elle n'eut pas le temps d'aller loin qu'elle se retrouva à terre. Elle sentit une douleur à la nuque, elle savait que c'était lui.

    « On échappe pas… à son destin. »

    Elle n'eut pas le temps de dire ou de faire quoi que se soit qu'elle était déjà debout. Shim l'avait empoigné pour l'obligé à se redressé. Cocaïne était un peu piégé. Elle ne pouvait plus fuir, elle ne pouvait pas non plus appeler Khalys ou Yassine pour qu'il vienne l'aider et même s'il un des deux venait, il mettrait du temps et il serait même trop tard.

    « Désolé, je n’aime pas trop les gens qui fuient comme ça, sans expliquer pourquoi. »

    Aucune réponse. Elle tourna la tête sur le côté. Comment lui dire que cette fille qu'il avait sauvé faisait partit de la mafia, qu'elle passait son temps à boire, fumer et tuer à tout va ? Comment lui dire qu'elle n'avait aucun remord quand elle tuait même des innocents ? Comment lui dire que sa vie n'est que souffrance et solitude ? Elle soupira. Elle n'avait à rendre des comptes à personne. Elle devait juste effectuer sa mission et rentrer, pas plus. Voir une lueur de détermination dans le regard de Shim lui fit encore plus hésité à lui dire ce qu'elle faisait vraiment.

    « Ecoute. Je ne sais pas c’que tu veux me cacher, je ne vais pas t’forcer à m’le dire, mais cesses de t’enfuir. Tu fais c’que tu veux c’est ta vie, j’ai pas envie de te descendre mais te fiches pas de ma gueule. »
    « C'est juste que je ne voulais pas que tu me vois faire ça. Je ne veux pas que tu me vois comme un être sans coeur même si ce que je viens de faire montre le contraire. »
    « Shim, tu t’bouge ? On a des chiens-chiens de Rosie à faire sauter j’te rappelle. »

    Cocaïne observa l'homme qui venait de dire ça, d'un air interrogateur. Sans doute un ami à Shim, se dit-elle.

    « Hm, tu m’excuseras, on a une salope à exploser et ses esclaves à exploser. Ces types que vous avez butés, ils venaient de l’entrepôt là-bas ? Ca m’étonnerait pas qu’on ait les mêmes ennemis. »
    « Possible, en effet. Tu veux qu’on fasse équipe ? »
    « … j’sais pas. Bref, on bouge. »
    « Je viens. Je vais lui montrer ce que ça lui coûte d'envoyer des hommes chez moi pour me tuer. »

    Cette femme avait payé des hommes de la mafia Sud pour qu'ils tuent Cocaïne et toute sa petite bande. Elle allait lui rendre la monnaie de sa pièce. Elle risquait de prendre cher. La fille prit cette mission pour une affaire personnelle. Au fond le boss avait pensé à tout. Oui, il savait que Cocaïne mourrait d'envie de tuer les personnes qui l'ont envoyés à l'hôpital, mais ça elle s'en rendit compte que maintenant. Elle était déterminée, personne ne pouvait lui faire changer d'avis. Shim ou pas Shim, elle allait la tuer.

    « Bon vous avez un plan ou pas ? »

    D'un coup le téléphone de Cocaïne sonna. Quand elle vit que l'appel venait de son boss, elle laissa sonné, à quoi bon lui répondre ? Si ça ne tenait qu'à elle, Cocaïne entrerait directement avec tous ses hommes et tuerait toutes les personnes présentes. Maintenant elle ne pouvait pas vraiment puisqu'ils n'étaient que quatre.


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Mer 6 Fév - 17:16

Inhumaine, hein ? Bien peu de choses restaient encore humaines en ce monde, malheureusement. On soignait les apparences, toujours les apparences. Mais inutile de se voiler la face, le fait était que là haut, si on prenait soin de cacher les choses pour se donner une bonne image et par la même prévenir les représailles, la réalité n’était pas si différente qu’il n’y paraissait.

Je ne répondis rien. Elle voulait venir avec nous. Visiblement, la thèse supposant que notre ennemi était commun lui allait parfaitement. Un prétexte, ou en était-elle aussi sûre qu’elle le laissait paraitre ? Peu m’importait à dire vrai, mais ce soudain revirement n’en était pas moins troublant. L’imprévisibilité humaine était bien quelque chose d’étrange, mais ce qui rendait chaque personne intéressante en soi. L’évolution constante de la pensée, le façonnement de l’être par l’expérience de nouvelles théories… la seule faculté qui me permettait de garder l’espoir, quant bien même le niveau de l’esprit humain chutait drastiquement au fil des années. La recherche de l’exception… et de ce côté, je pensais avoir de la chance. Des rencontres difficiles certes, mais enrichissantes d’un certain point de vue.

« Bon vous avez un plan ou pas ?
- Fais juste en sorte de ne pas te faire tuer, on s’occupe du reste.
- Here we go. »

Un plan, pour quoi faire ? Ce n’était pas comme si nous avions une haute estime du niveau de menace de nos adversaires. Oui, y aller les mains dans les poches était à tous points de vue une chose stupide, d’autant plus que le désavantage numérique augmentait considérablement les risques. Et pourtant, c’est exactement ce que nous nous apprêtions à faire… logique, quand tu nous lâche.

Cela dit, j’avais relativement confiance en notre puissance de feu. J’espérai juste que notre partenaire de circonstance ait de quoi tenir la cadence. Pour ma part, ce n’était pas la première mission d’infiltration que je pratiquais… j’avais même frôlé la mort une fois, pour une bête erreur de stratégie. Comme quoi, je n’étais pas nécessairement d’une fiabilité exceptionnelle… mais quoi qu’il arrive, il en restait toujours un pour sauver la mise. Et en cela, je lui devais beaucoup malgré tout.

Bref, sans perdre plus de temps, nous nous mettions en route vers notre point d’ouverture. Soit une jolie petite porte de fer rouillée, munie d’un cadenas qui ne fermait pas plus qu’une… porte sans cadenas. Un coup de pied bien placé, et clang, tout le monde s’engouffre dans un couloir sombre et poussiéreux. Bon, d’accord, ce n’était pas vraiment une entrée officielle, comme quoi au final on avait tout de même un peu planifié. On n’a rien sans rien, hein ?

Le passage étroit s’étendait sur une centaine de mètres, avant de déboucher sur une sorte de tunnel d’évacuation un peu mieux entretenu. Passé une seconde porte rouillée, un escalier nous ramena à la surface dans un bâtiment plutôt imposant. Il ne restait plus qu’à fouiller le secteur… autrement dit, le plus gros du boulot.

« Tu t’souviens à est la salle de serveurs ?
- … tu fais bien de poser la question. Par là ptet ? »

La salle des serveurs, ou l’endroit hyper surveillé de la zone par excellence. On ne risquait pas grand-chose pour l’instant, mais chacun de nos pas nous approchait un peu plus du danger. Mais de toute manière, on devait récupérer les potentielles données volées – et accessoirement tout faire sauter, c’était de bonne guerre. Quant à la doyenne, lui faire sa fête n’était pas réellement dans les plans. Kyo et moi-même le savions, certains de nos anciens collaborateurs les avaient rejoins. Et ce n’était pas des tendres… mieux valait avoir affaire à de simples pions qu’à ces types là.

Je tapotais nerveusement la crosse argentée de mon arme, prêt à dégainer. Etrangement, j’avais presque hâte qu’on nous tombe dessus… c’était toujours plus stressant de ne pas savoir ce qu’ils faisaient. Bref, en route. Inutile de donner d’avantage de temps à nos ennemis pour s’organiser, il se pouvait que nous soyons déjà repérés par ailleurs. Honneur aux dames ?


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Lun 11 Fév - 20:09

« Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin. »




"Tout va de plus en plus vite car pour eux le temps c'est de l'argent
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    « Fais juste en sorte de ne pas te faire tuer, on s’occupe du reste. »
    « Here we go. »

    En l'écoutant, la seule chose que la jeune fille avait envie de faire c'était de lui tirer une balle dans la tête. Pour qui se prenait-il ? Cocaïne déteste qu'on lui donne un ordre, elle commençait à développer des sentiments pas très positifs sur l'ami de Shim. Elle resta silencieuse, ce qui est plutôt étonnant, mais elle avait d'autres chats à fouetter. Oui sa vengeance passait avant tout pour elle. Jusqu'à maintenant personne n'avait osé essayer ce genre de chose et Cocaïne était prête à leur montrer les conséquences de cet acte. Mais il y avait un problème : le nombre. Ils n'étaient que 3 alors que cette femme avait une bonne dizaine d'homme à elle seule. La jeune fille soupira, réfléchissant à un moyen de tuer les hommes de la peste petit à petit. Cocaïne suivait le rythme pour l'instant, suivant les deux hommes dans le long et sombre couloir poussiéreux. La marche et la découverte continua et la fille suivait sans un mot. Limite elle se sentait en trop.

    « Tu t’souviens à est la salle de serveurs ? »
    « … tu fais bien de poser la question. Par là ptet ? »

    Cocaïne soupira. Alors il ne savait pas le chemin ? Cocaïne elle connaissait l'endroit, habitude de livraison. Les hommes ici connaissaient Dalil et sa team. La jeune fille caressa le manche de son premier arme à feu et le sortit, le collant contre elle et en avançant petit à petit. Elle passa devant et observa les alentours : rien à signaler. Alors elle continua sa course puis sortit son téléphone pour envoyer un message à Khalys lui disant de venir à l'entrepôt avec Yassine après avoir fait disparaître les corps. On ne sait jamais, n'est-ce pas ? Elle rangea son téléphone et ouvrit une porte puis entendit un bruit, comme si quelqu'un s'entraînait à se battre. Elle jeta un coup d'oeil et elle n'avait pas tord : un homme se battait avec un homme. Elle entendait les insultes mais n'y fit pas attention.Quand elle jeta un nouveau coup d'oeil, elle compta le nombre d'homme : il était à peu près 8. Cocaïne fit signe aux garçons avec sa main gauche pour leur signaler la présence des hommes. Elle s'attacha les cheveux pour mieux viser, mais elle n'eut pas le temps de pointer son arme qu'un homme l'attrapa par les cheveux, sans faire de bruit et en mettant ses deux mains sales sur la bouche de la jeune fille.

    « Chuut ! »

    Elle ne chercha pas à savoir qui était cet homme qu'elle lui mordu la main et lui mit un coup de poing dans le ventre. L'homme restait à par terre, il n'avait pas l'air méchant mais Cocaïne ne le reconnu pas. Elle reprit son arme à feu qui était à terre et le menaçait. L'homme se releva, en silence et sans faire de bruit en levant les bras en l'air. Puis la porte s'ouvrit. Tous les yeux étaient rivés sur Cocaïne.

    « Dalil ! Qu'est-ce tu fais là ? Viens, on a des boissons et tout ! »

    Elle fit non de la tête, forçant l'homme aux mains levés à entrer dans la pièce. Tous les hommes étaient étonnés de la voir ici. Chacun criait, l'un pour lui dire de lâcher son arme, un autre pour lui demander ce qu'elle faisait là. Ca criait tellement qu'elle avait peur que la peste vienne.

Désolée je savais pas trop quoi mettre alors j'y suis allée au feeling !


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Mer 20 Fév - 22:09

Alors cette fille avait aussi des liens ici ? De quels genres, je me le demandais bien… mais si leur boss avait envoyé des hommes pour la tuer, la relation ne devait pas être de toute confiance. D’un autre côté, cela allait bien à Rosie. Mieux valait rester sagement à sa place quand on travaillait pour cette femme, même si c’était loin d’être valorisant. Enfin… visiblement, les hommes à qui nous faisions face semblaient apprécier Cocaïne, cela allait nous éviter d’avoir à les descendre. Le hic, c’est que s’ils ne la mettaient pas en sourdine rapidement, j’allais rapidement céder à l’envie d’en prendre un pour taper sur les autres.

« Bon… j’vais monter jeter un œil à l’étage.
- ‘kay. J’ai quelques trucs à vérifier, j’vous rejoins tout à l’heure. »

Kyo disparut rapidement à l’angle d’un couloir tandis que je grimpais les escaliers, laissant la jeune femme seule avec la bande d’idiots bavards. Qu’elle reste boire un coup et faire la causette ou qu’elle suive l’un de nous, à elle de décider. Déjà qu’à trois nous étions vulnérables, si en plus on s’éparpillait…

Bref, une fois au premier, je décidai de suivre les couloirs au hasard en quête d’indice me menant vers la bonne piste. Après quelques zigzags dans le bâtiment, une grande double porte rouge attira mon attention et je pénétrai alors dans une salle de réunion… déserte. Pas de documents qui trainent, rien. Tout avait l’air normal. Trop normal.

« Un problème ? »

La voix dans mon dos me fit sursauter. Je me retournai lentement et dévisageait la personne qui m’avait appelé : un homme plutôt grand, les cheveux gris sombre, un peu dans le style emo. Il n’y en avait qu’un que je connaisse avec cette tête. Et, comment dire… ce n’était pas celui que j’avais le plus envie de trouver en face de moi. Mais nous avions des comptes à régler. Le moment était venu, il faut croire.

« Shim-kun. Quelle surprise.
- Long time no see, huh ?
- En effet. Tu dois crever de rage, dis moi… depuis ta dernière défaite. »

S’avançant lentement, il dégaina son katana tout en me fixant de son regard vide. Je reculai dans la salle, un peu gêné par le manque de place. Il était clair que ce terrain ne m’avantageait pas, étant donné la taille de ma lame. Mais c’était un duel d’épée.

Ken. Il était dans notre cercle, il n’y a pas si longtemps. Il était même plus ancien que moi, en fait. Je dois l’avouer, je ne le portais vraiment pas dans mon estime au début. Il avait pourtant réussi à se faire sa place dans l’organisation… jusqu’à ce qu’il disparaisse sans laisser de traces. Avant que je n’ai pu régler mes comptes avec lui.

D’un coup de pied, je renversai une chaise pour ralentir sa progression et me mis en garde. Un sourire malsain de dessinait déjà son visage, il semblait sûr de lui. Les premiers coups partirent, rapides. Coincé entre la longue table et le mur, je me contentai de parer sans pouvoir réellement répliquer. Gauche, gauche, droite, parade, contre. Son rythme était soutenu, mais tellement prévisible. Il ne tarda pas à laisser une ouverture qui me permit de placer un coup vertical paré de justesse. Je saisis alors l’occasion pour baisser sa garde et lui assener un coup de pied retourné dans le ventre. C’était l’occasion ; d’un bond je passai que l’autre côté de la table et prenais la sortie. Enfin de l’espace ! Je crois que je commençais à devenir claustrophobe là dedans… Je pris mon portable et passai un rapide coup de fil à Kyo.

« J’ai croisé Ken, je crois qu’elle sait que nous sommes là. Amène tes explosifs on va en avoir besoin.
- Alors, on se défile ? Tapette, lança l’autre tandis que je raccrochai.
- Je ne t’oublie pas, j’annonce juste un changement de terrain. Tu m’excuseras, j’ai d’autres priorités là. See ya ~ »

Je disparaissais déjà à l’angle d’un couloir, le laissant sur place. En fait, il ne chercha même pas à me poursuivre. Si mes soupçons étaient fondés, nous allions bientôt recevoir le comité d’accueil. Il me fallait retrouver Cocaïne et Kyo ; pour le reste, l’improvisation ferait le travail.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Jeu 21 Fév - 20:16

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"Tout va de plus en plus vite car pour eux le temps c'est de l'argent
[. . .]
Ça m'fait mal au coeur, mais regarde, même nos âmes buggent ."

    La jeune fille était partagée : tirer ou baisser l'arme à feu ? Elle réfléchit puis rangea l'arme : ces hommes étaient ses clients, aucuns d'eux n'avaient l'air au courant pour la tentative de meurtre de leur boss. Les hommes lui firent de la place dans cette si petite pièce et elle s'assit au milieu de tous. Les hommes étaient là à lui poser des questions tandis que Cocaïne était ailleurs, à fixer la bouteille de vodka vide devant elle. Ignorant toutes les questions, elle savait qu'elle ne devait pas rester longtemps ici. Le plus gros des hommes mit un coup de poing à la table, à cause de cela la bouteille roula sur la table puis tomba : elle était brisée, brisée comme elle. Sur le coup cela l'a surprit et elle se leva de sa chaise.

    « Dalil répond ! Tu veux nous rendre fou ?! »

    La fille lui fit un simple doigt d'honneur : cela déclencha tout. Tout partit assez vite. D'un côté il y avait ceux qui protégeaient la fille et de l'autre le gros porc qui voulait des réponses. Ils étaient tous contre lui. La fille soupira. Pis un coup de feu arrêta tout. Les hommes restaient là, sans bouger.

    « Là où tu vas il y a toujours des disputes, tu n'en a pas marre ? »

    Cette voix ... Khalys était donc là. Elle ne bougea pas de sa place, restant dos à cet homme. Il s'approcha et les ennemis reculèrent. Yassine n'était pas loin, juste derrière elle. Celui-ci l'attrapa par la taille et le tira près de lui. Elle se laissa faire et ils partirent, laissant Khalys s'occuper des hommes alcoolisés.

    Le garçon marchait devant, en silence. La fille suivait. Mais elle ne supportait pas de rester derrière lui alors elle pressa le pas. Ils étaient là, dans ce long couloir à marcher. Mais Yassine s'arrêta et l'observa d'un air triste. La jeune fille l'interrogea du regard cependant il partit et lui fit un bisou au front avant de partir : c'était sa mission à ELLE. Elle ne pouvait pas leur demander grand chose. C'était en rapport avec elle et cette peste. Cette femme savait des choses sur le passé de la droguée et cela ne concernait pas les garçons qui devaient rester en dehors de cela. Alors elle marcha encore, sans vraiment savoir ce qu'elle allait trouver. Numéro 562. Elle l'a connaissait. Cette femme savait que Cocaïne était là. Puis la phrase de Khalys résonna dans sa tête : « Là où tu vas il y a toujours des disputes, tu n'en a pas marre ? ». Ce n'est pas Cocaïne qui va au dispute, c'est plutôt le contraire.

    La jeune fille arriva devant une porte. Elle sortit son arme à feu rangée tantôt et entra. Personne. Du moins pour l'instant. Quand la porte se referma d'un coup et elle était là. Seule, avec ce sourire narquois. Vous savez, ce sourire que l'on utilise pour narguer une personne détestée ? Pour l'énerver encore plus : c'était de la provocation. La pièce était plutôt grande, c'était la plus grande qu'il y avait.


    « Enfin ! Tu en a mis du temps, n°562 ! »
    « Arrête toi de suite ! Je suis Dalil, tu m'entends ?! »
    « Oui ... Uniquement ici ! »

    La femme insista bien sur le mot ici. Dalil n'eut pas le temps de répondre que la porte s'ouvrit brusquement. La fille était sûre que ce n'était pas Yassine ni Khalys. De plus, la peste aussi avait l'air étonné.


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Mar 26 Fév - 12:54

    Tous les couloirs se ressemblaient. Rha, quel idiot ! J’aurais vraiment du étudier un peu plus sérieusement la structure des lieux avant de me lancer dans ce bordel… Enfin, c’était un peu tard pour avoir des regrets. Finalement, je n’eus pas grand mal à retrouver mon collègue qui revenait de ses affaires.

    « Shim ! Je crois que l’autre cinglée est allée toute seule se frotter à la boss, c’est pas bon pour elle.
    - Rho merde, c’est toujours sur moi que ça tombe les suicidaires… »

    Suivant la logique disant que le bureau du big boss était toujours au dernier étage au fond du couloir, nous nous lancions à sa poursuite sans perdre une seconde. Seulement, serions-nous à temps ? Je ne pensais pas qu’elle la tuerait… non, Rosie ne faisait jamais la sale boulot par elle-même. L’humilier, la déstabiliser psychologiquement et la rendre folle par contre – si ce n’était pas déjà le cas, car j’avais de gros doutes sur sa santé mentale actuellement – c’était largement à sa portée.

    « Dis… elle te plait cette fille ?
    - … dis pas d’conneries. »

    Certes je n’affichais aucun signe de gêne, mais je préférais éviter la question. Aucune envie de me la poser en un moment pareil, et ce n’était pas comme si je pensais avoir la moindre chance dans le domaine. Il n’insista pas, elle nous arrivions finalement devant la grande porte du somptueux bureau de la déesse suprême des lieux. Brusquement, je dégainai ma lame et enfonçait la porte pour le style, constatant que les deux femmes étaient seules dans la pièce.

    « Je vois que nous sommes à présent réunis. N°562, Tenshiro-san.
    - Tu ne nous auras pas, salope.
    - Veux-tu parier ? Cela fait quatre ans, quatre ans que End’s n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était. Mais tu t’obstiner à te battre… soit. Plus tu résistes, plus ma victoire sera jouissive. »

    Un rictus effrayant déformait la visage de la femme, jetant un froid glacial à quiconque osait la regarder dans les yeux. C’était vrai. Depuis quatre ans, nos collaborateurs nous lâchaient, tous ceux susceptibles de nous aider elle nous les arrachait. Elle lui vouait une haine sans nom, sans limite. Oui, cette haine… c’était l’amour ?

    « Tu seras mien. »

    Des bruits de pas se pressaient à l’extérieur. Me retournant, je constatais qu’ils étaient là, tous. Ken, Valens, tous les autres dont j’avais oublié le nom, tous ceux que je ne connaissais pas. Tous ses commandants, tous armés jusqu’aux dents. Si on devait se battre contre tout ça, ce serait un carnage. On pourrait faire péter un barrage d’explosifs, mais le problème restait le même : aucune retraite possible. Je fixai Cocaïne, un peu perdu quant à l’option la plus judicieuse face à cette situation. Avait-elle un plan en venant se jeter dans la gueule du loup ?


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Ven 1 Mar - 20:03

« Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin. »




"Tout va de plus en plus vite car pour eux le temps c'est de l'argent
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    Cocaïne s'était jetée dans la gueule du loup sans réfléchir, ça ne lui ressemblait pas. Qu'est-ce qui la déstabilisait ? Savoir qu'elle est dans de beaux draps ? La présence de Shim et de son ami qui lui tapait sur le système ? Ou la présence de Rosie ? Il y a un peu de tout ça en effet. Il fallait qu'elle trouve quelque chose, sinon elle risquait d'y passée et pour de bon cette fois, Shim ne pourrait pas la sauver. Elle baissa son arme et réfléchit. Que faire ? Il fallait qu'elle sorte d'ici par n'importe quel moyen, cette femme ne pouvait pas avoir le dessus sur elle. Quand elle pensa à ce que cette femme lui avait fait subir dans les laboratoires la seule chose qu'elle voulait faire c'était de la tuer, mais une chose la retenait et elle ne savait pas ce que cela pouvait être.

    « Je vois que nous sommes à présent réunis. N°562, Tenshiro-san. »
    « Tu ne nous auras pas, salope. »
    « Veux-tu parier ? Cela fait quatre ans, quatre ans que End’s n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était. Mais tu t’obstiner à te battre… soit. Plus tu résistes, plus ma victoire sera jouissive. »

    Cette femme l'énervait de plus en plus. Surtout ce sourire qu'elle avait aux lèvres, ce sourire qui n'avait pas changé avec le temps. Pourquoi avait-elle le don de ce faire détester ? Elle doit sans doute apprécier ce genre de sentiment, c'est ce que supposa Cocaïne. La jeune fille ignora ce que la femme dit et soupira. Aujourd'hui la chance ne lui souriait pas : tous les hommes de cette peste étaient là. Et Cocaïne ne savait toujours pas quoi faire. Rosie souriait encore, s'approchant de Cocaïne pour lui caresser sa joue. Cocaïne recula, les larmes lui montaient aux yeux, la souffrance du passé était encore là.

    « C'était si plaisant de te faire du mal avant. Je me demande ce qu'il en ait maintenant, aurais-je le même plaisir en te voyant crier de douleur ? Souviens toi quand tu appelais ton père, sachant que c'est lui qui t'avait mit là. Quand l'autre est mort à cause de toi. Même ta propre mère est morte à cause de toi, j'espère juste que tu es fière de ce que tu as fais, bouffonne ! »

    Puis elle se tourna vers l'ami de Shim, toujours avec ce sourire. Cocaïne étouffait, elle se sentait compressée dans cette pièce. Trop de fierté tue la fierté : la jeune fille ne pouvait plus se retenir et elle pleurait. Elle pleurait à chaude larme, pour la première fois à Underland. Rosie avait l'air satisfaite de son résultat. Les hommes entrèrent tous, fermant la porte derrière eux. Même le gros alcoolique était là. Tous les hommes observaient Cocaïne, tous étonnés. Il y en a même un qui s'approcha d'elle, essayant de sécher les larmes de la fille.


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Lun 4 Mar - 14:14

    Alors, c’était cela, son passé ? Une stupide histoire de vengeance familiale ? Chaque violence en entraine une autre, la surenchère permanente, elle avait agit de manière stupide à vouloir à tout prix tuer cette femme et maintenant, elle en payait le prix. Certes elle n’était sans doute pas coupable de ce qui lui était arrivé pendant tout ce temps, mais je n’en avais plus rien à faire de son stupide passé. D’accord elle avait souffert, et ma souffrance était peut-être ridicule à côté de ce qu’elle avait pu endurer, et après ? Je n’allais pas laisser à cette pétasse le plaisir de la détruire complètement !

    Voilà qu’elle pleurait à présent. Elle avait trop longtemps retenu ses larmes, il fallait laisser toute cette peine accumulée s’évacuer. Cela aurait été presque désolant, si l’autre peste n’avait pas cet affreux rictus déformant son visage. Kyo restait impassible, totalement impénétrable. Tout comme moi, il avait l’air de ne pas laisser ses émotions transparaitre face à n’importe qui, même s’il nous arrivait de craquer de temps à autres. Mais pour moi… c’était trop. Même si je gardais une apparence calme et posée, je sentais la rage monter en moi. Il était temps de réparer toutes ces erreurs et se frayer un chemin jusqu’à la sortie. Quelques uns des idiots de tout à l’heure semblaient vouloir aider la jeune femme en pleurs, ce qui m’arrangeait plutôt bien puisque cela ferait des personnes en moins à terrasser. Je sentis alors mon portable vibrer dans ma poche et jetai un furtif coup d’œil au message.

    « Explosion bâtiment Est : 5 mn. Escape time. »

    Il ne nous restait que peu de temps avant d’être pris dans l’explosion. Il avait sans doute miné le bâtiment tout à l’heure pour être sûr de parvenir à nos fins. Les serveurs devaient sans doute être répartis dans différents secteurs, mais nous aurions au moins mis un sacré frein à leurs affaires. Pendant ce temps, mon épée commençait à me démanger. Je sentais mes bras trembler, et je déroulais lentement le bandeau entourant la lame argentée. Aucune pitié cette fois, ils seraient tous tranchés.

    « Shim, attends.
    - Hm ? »

    Pourquoi me retenir ? Il savait pertinemment qu’il ne m’empêcherait pas d’y aller, peu importe le danger. Je remarquai également deux petites bombes de chaque côté de la porte, visant une magnifique attaque surprise. Kyo dégaina alors le pulsar et le pointa en plein milieu du tas. Je reculai d’un pas, craignant un peu la suite. Pour ouvrir le passage, sûr qu’il allait l’ouvrir, mais une explosion en chaine du genre n’allait pas nous laisser indemnes non plus.

    « Merde ! Sortez tous d’ici ! »

    **BAOUUUUUUUM**

    Un épais nuage de fumée s’éleva dans la pièce, la totalité des personnes présentes furent soufflées sur plusieurs mètres par la violence de l’explosion. Lorsque le voile se dissipa, une partie du plafond s’était effondré, la porte avait gagné en largeur de façon conséquente, et un trou béant permettait un accès rapide à l’étage inférieur – où étaient tombés une bonne partie des rescapés. Quelques hommes de Rosie furent même tués sur le coup, trop surpris pour réagir assez rapidement. Quant à moi, un peu sonné par le choc, je me relevais néanmoins rapidement et saisissait mon épée pour profiter de l’ouverture.

    « On a plus beaucoup de temps. Go wild ! »

    Inutile de me le répéter deux fois. Je sautai directement dans le trou et engageait le combat avec les quelques survivants, déjà salement amochés par ailleurs. Après un coup frontal paré avec difficulté, j’enchainai avec un kick dans l’abdomen suivit d’un slash à la taille. Et de un. Je ne savais trop où j’allais chercher cette force, je les mettais à terre les uns après les autres, sans aucun ressentiment. Ils ne tenaient même pas plus de dix secondes face à mes coups aussi violents que rapides, c’était presque déprimant.

    Kyo, Cocaïne et la poignée d’hommes qui s’étaient ralliés à sa cause, ils étaient tous partis à présent. Encore à peu près trois minutes… cela me laissait le temps de descendre le dernier. A ce moment même, je me fichais complètement de finir sous les débris après que le bâtiment se soit effondré. Il ne me laisserait pas m’enfuir de toute manière, notre destin était scellé.

    « Enfin notre duel touche à sa fin.
    - Abrège, idiot ! »

    Je me ruai sur lui sans réfléchir, profitant de l’élan pour amplifier la force de mes assauts. Néanmoins, cet idiot avait tout de même la présence d’esprit d’esquiver plutôt que d’encaisser les coups en parant. La lame virevoltait, l’effleurait à chaque fois, criblant ses vêtements d’entailles sans le toucher. Je ne ressentais plus la fatigue, je continuais inlassablement, mais il gardait l’avantage. Un seul coup porté, son sabre transperça mon épaule gauche. Je laissai échapper un cri de douleur, battant rapidement en retraite pour esquiver le coup fatal. Le sang ruisselait doucement de la blessure, tâchant mon manteau de pourpre.

    « Trop faible. Je vais plutôt te laisser crever ici, tu ne vaux même pas la peine que je t’achève. »

    Il m’adressa un sourire narquois, puis tournai les talons. Non mais… pour qui se prenait-il ? Il l’ignorait encore, mais ces simples mots avaient signé son arrêt de mort. Je me relançai une fois de plus sur lui, une lueur de rage dans les yeux. Il se retourna assez tôt pour bloquer, mais les coups aléatoires que je répétai sans cesse le forcèrent à reculer. Il riait, me narguait sans interruption en espérant me déstabiliser, mais plus rien ne m’affectait.

    « Ton désespoir n’y changera rien, tu vas crever ici que tu le veuilles ou non.
    - The game is… OVER ! »

    J’assénai un rapide revers ascendant au niveau de la jambe, le déséquilibrant totalement. Il n‘eut d’autres choix que de parer le coup frontal qui arrivait et tomba violement à terre, laissant son sabre glisser le sol un peu plus loin. Enfin je pouvais lire la peur dans ses yeux, la récompense de toute une vie. J’approchais calmement, le fixant droit dans les yeux. Il n’osait plus bouger, tétanisé par la peur de sa fin imminente. J’abattis alors ma lourde lame sur son épaule, écoutant le craquement des os que j’étais en train de broyer derrière ses cris de souffrance. Pourtant, pas une expression de joie ou d’horreur sur mon visage, rien. Je n’avais aucune envie de m’en réjouir… pas maintenant.

    Plus que quarante secondes avant l’explosion, constatai-je en regardant ma montre. Il me fallait rejoindre rapidement la passerelle ralliant le bâtiment nord, avec un peu de chance je pourrais profiter du spectacle au premier rang. Je rattachai mon épée à mon dos et dis simplement à l’attention de l’autre :

    « Bonne nuit, et admire les flammes de l’enfer. »

    Je pris alors la fuite au pas de course, rejoignant la passerelle qui était seulement à deux pas de notre lieu d’affrontement. Passé celle-ci, je n’eus que le temps de compter jusqu’à trois pour admirer la déflagration et le concert de verres brisés qui me parvenait. Il avait mis le paquet, une bonne partie du secteur s’effondrait d’un seul coup, emportant avec lui une bonne partie de la passerelle. Est-ce que Rosie avait pu s’enfuir ? Je l’ignorais, mais je me doutais bien qu’on ne se débarrasserait pas d’elle comme ça.

    Je m’effondrais alors sur le sol, exténué. Mes souvenirs commençaient déjà à s’embrouiller, ma blessure me faisait souffrir, et tous ces affrontements m’avaient épuisé. Je n’avais pas ressentit la fatigue, mais mon corps avait tout de même ses limites il faut croire. Je me réfugiai alors dans le coin d’un couloir, utilisant le vieux bout de tissu qui enveloppait mon arme pour l’enrouler autour de la plaie. Je ne perdais pas trop de sang, cela devrait aller. Les mains encore tachées de sang, j’envoyai un rapide message à Kyo avant de fermer les yeux, et d’attendre. C’était tout ce qu’il me restait à faire.

    « Bâtiment nord 2è étage, Passerelle est. Je t’attends. »


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Mer 6 Mar - 16:52

« Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin. »




"Tout va de plus en plus vite car pour eux le temps c'est de l'argent
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    Il fallait qu'elle parte de cet entrepôt maintenant. À quoi bon rester ? Elle avait fait assez de dégâts involontairement comme ça. L'homme s'approcha d'elle, lui tendant un mouchoir. La jeune fille le prit et essuya ses larmes avec. Elle n'avait pas besoin de dire quoi que se soit qu'il comprit qu'elle voulait partir. Après tout, qu'est-ce qui l'a retenait ici ? Même l'envie de tuer Rosie était passée. En vérité elle ne pouvait pas. Cette femme avait quelque chose, sans doute son caractère, qui faisait que la jeune fille ne pouvait seulement la haïr. Elle avait agit bêtement et s'en voulait. Elle sortit son téléphone et vit un message.

    « On est devant. »

    C'était Khalys. Elle mit son téléphone et son mouchoir dans sa poche. Quand d'un coup il eut une explosion. Même Rosie paniquait, réaction rare chez elle, c'était la première fois que Cocaïne la voyait dans un tel état. La jeune fille toussa, trop de poussière. Quelqu'un empoigna Cocaïne et la tira vers la sortie. La jeune fille ne chercha pas à sa voir qui ça pouvait être et commença à courir. Des hommes la suivait, lui criant un chemin moins long, mais elle ne les écoutait pas. Elle courrait de plus en plus vite et respirait de plus en plus vite aussi, mais irrégulièrement. Elle continua sa course, cherchant la sortie. Elle trouva une grande porte et l'ouvrit brusquement. Elle fut soulagée quand elle vu Khalys. Elle lui sauta dessus, elle ne tenait plus debout et cherchait à respirer correctement pour que son point de côté passe. Celui-ci observa sa chef inquiet et il la porta. Yassine sortit à son tour de la voiture et ouvrit la porte pour que Khalys allonge Cocaïne sur la banquette arrière. Elle ferma les yeux et resta allongé. Les deux hommes mirent du temps, ils parlaient sans doute avec les autres. Puis Yassine monta côté passager et observa Cocaïne via le rétroviseur, lui aussi était inquiet à propos de son état. Khalys monta à son tour.


    « Dalil, on rentre à la villa. On a transporter toutes tes affaires là-bas et ces gars là ils veulent venir avec toi, on les prendra plus tard. »
    « T'es sûr de ce que tu fais ? Imagine y'en a un qui essaye de la tuer ! Oohw réveille-toi, ce sont les hommes de cette kehba* ! »
    « Yassine cherche pas ... »
    « Vos gueules bande de gamin ! Putin, mais roule t'attend quoi ?! Que j'te donne du khoubz* ?! »

    Khalys ne dit rien et ils partirent enfin de cet entrepôt. Cocaïne décida de garder les yeux fermés durant toute la route. La villa était plus loin que la maison du boss alors ils mirent à temps pour rentrer. Une fois arrivé, Khalys partit immédiatement dans sa chambre. Il a du se vexer. Sur le coup Cocaïne s'en fichait, qu'il soit vexé ou non ne l’intéressait pas, elle irait lui parler plus tard. Cocaïne se coucha sur son lit et s'endormit, c'était son seul moyen pour ne pas culpabiliser. Pour la première fois elle avait raté une mission, elle avait aussi raté sa vengeance. Elle espérait que cette femme meurt dans d'atroces souffrances. Pour l'instant elle était seule, après tout beaucoup d'hommes à elle rejoindront Cocaïne dans sa villa pour travailler dans son service.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: As the life goes ~ [Pv Coca]   Sam 9 Mar - 16:54

    Une vive lumière, des couleurs flamboyantes, presque fantastiques. Peu à peu, le bâtiment s’effondrait sur lui-même sous une pluie d’éclats de cristal. Un sourire satisfait se dessinait sur son visage à la vue de ce spectacle dont il était le réalisateur. Cocaïne et ses hommes ne restèrent pas longtemps pour l’admirer, la jeune femme ne semblait pas d’humeur après ce qu’elle avait enduré. Compréhensible, tout le monde n’avait pas les nerfs pour supporter quelqu’un comme Rosie. Elle se donnait des grands airs, mais au fond, elle était plus sensible qu’il n’y paraissait.

    Son portable vibra soudainement. Un message de Shim ? Alors finalement, il n’avait pas été pris dans l’explosion. Kyo ne se faisait pas trop de soucis pour lui, c’était son problème. On ne pouvait pas se permettre surveiller les agissements de tout le monde, il avait suffisamment confiance en lui pour savoir qu’il trouverait un moyen de s’en tirer. Et s’il échouait… la question ne se posait pas : il n’y avait pas de deuxième chance ici.

    « Sorry Shim, too late. See ya. »

    Il tourna les talons et pris le chemin du retour. Il n’avait plus le temps, quelques affaires importantes en cours. La nuit commençait à tomber sur Underland – ou du moins l’ampoule géante commençait à faiblir – et sans se retourner, il disparut dans l’obscurité croissante.

    *****

    De son côté, Rosie avait eut le temps de s’échapper par l’issue de secours. Aucun de ses hommes n’avait pu la suivre, et elle savait que Kyo préparait un mauvais coup. Cet homme… elle ne pouvait plus le supporter, plus supporter qu’il la ridiculise une fois de plus. Si elle avait une raison de vivre, c’était bien pour le faire souffrir. Lui, et tous ceux qui se dresseraient sur sa route.

    Une voiture luxueuse l’attendait dans une ruelle à l’arrière de l’entrepôt. Un homme lui ouvrit la porte et l’invita à entrer, puis il entra à son tour et la voiture démarra en trombe. Assise sur la banquette de cuir, elle jeta un dernier regard à ses anciens locaux qui allaient probablement finir ruinés dans peu de temps. Sa main serrait quelque chose, un petit objet qu’elle avait emporté avant de s’échapper. La carte mémoire de la caméra qui surveillait son bureau. N°576 en larmes… un sourire machiavélique illumina son visage à cette idée. Elle voulait revoir la souffrance dans ses yeux, l’entendre lui implorer de la pitié. Mais pas encore… c’était là un excellent moyen de pression, et la dealeuse ne le savait pas. La précipitation n’apporterait rien, elle attendrait le moment opportun.

    « N°576, Dalil, et toi aussi, Tenshiro-san. Nous nous reverrons. »

    *****

    Combien de temps s’était-il écoulé ? Je n’en avais aucune idée. Plus aucun bruit ne me parvenait depuis longtemps, je ne saurais dire si j’étais vraiment resté conscient tout ce temps. Tout le secteur semblait totalement désert, aucune autre vie ne semblait persister dans ce paysage presque apocalyptique. Des petits pétards qui explosaient ici et là, c’était monnaie courante… mais là, c’était une attaque qui allait faire causer pendant longtemps encore. Surtout que Rosie avait une sacré réputation, pas seulement auprès de la End’s. Un bon coup de pub, tape à l’œil et efficace en somme.

    Je me décidai enfin à me relever, jetant un œil à l’extérieur par une fenêtre brisée. Déjà nuit, hein ? J’avais du rester ici un bon bout de temps, mes membres étaient tout engourdis et je ne sentais plus mon épaule blessée. Le bandage avait pris une sale teinte pourpre mêlée au tissu grisonnant, mais le saignement s’était arrêté. Alors… Kyo n’était pas venu. Je regardai le message qu’il avait laissé à mon intention. Trop tard, hein ? Une fois de plus, je venais de prouver la synchro n’était pas notre fort. Ouais, on était rarement disponibles aux mêmes moments, c’était agaçant par moment.

    « Aaaah… je suppose que je pourrais me débrouiller pour cette fois, » me dis-je en soupirant longuement.

    Je me grattai la nuque, un encore peu fatigué. Je ne me sentais pas vraiment d’attaque pour un autre combat, mais je doutais sérieusement de tomber sur un adversaire valable après ce qui s’était passé. Ils ne devaient pas savoir que j’étais resté là, m’échapper ne devrait plus être un problème. D’autant que la plupart d’entre eux étaient morts dans l’explosion… triste, mais vrai. Adieu, Ken. Tu as perdu.

    Lorsque je regagnai enfin la sortie, je jetai un dernier coup d’œil à ce qu’il restait du bâtiment est. Une ruine, rien de plus. Elle l’avait mérité, cette peste. Eh bien… je n’avais plus rien à faire ici à présent. Je me demandais où étaient partis les hommes qui s’étaient échappés avec eux, tout l’heure. Cocaïne les avait-elle gardés avec elle ? Une douloureuse expérience pour la jeune femme il semblerait… sans doute la reverrai-je bientôt, je verrais bien si elle s’en remettrait ou pas. En attendant, je ferais mieux de rentrer chez moi et de nettoyer ma blessure. Trop crevé pour faire quoi que ce soit d’autre, de toute façon.


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As the life goes ~ [Pv Coca]

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