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 Une tempête se prépare...

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Je fais le monde à ma façon.
Je fais le monde à ma façon.

Délits : 881
Date d'arrivée : 29/10/2012
Age : 22

Description fédérale
Crime: Avoir une vision dérangeante du monde. Problem ?
Toutes ces petites choses à savoir:

MessageSujet: Une tempête se prépare...   Lun 29 Oct - 20:52


Carte d'Identité


NOM : Etaqua
Prénom(s) : Shimaray
Surnom(s) : Shim pour les flemmards, si vous avez plus original à vous de voir ~
Âge : 19 ans
Nationalité : Français
Raison de sa présence à Underland : Exprimer publiquement des opinions dérangeantes disons.

Métier : Programmeur
Une phrase qui caractérise son métier : Je fais le monde à ma façon.

Groupe : Taupe, même s'il ne prend pas vraiment ce rôle au sérieux.


Connais ton ennemi, telle est la règle de la survie


CARACTÈRE :
« Je te donne toutes mes différences,
Tous ces défauts qui sont autant de chances. »

A première vue, Shim est quelqu’un d’assez calme et posé. Les regards glissent sur lui, rien ne semble l’atteindre. Un regard trouble, insaisissable et fuyant. Il fixe le sol, tantôt le ciel. On a beau le croiser, tel un fantôme il s’échappe, semble vide. Une barrière infranchissable l’entoure, une aura puissante vous interdit d’approcher. Il fait abstraction de la foule qui l’entoure. Qui voudrait l’aborder, de toute manière ? Il est de ces gens discrets, ceux qui passent près de nous et que l’on ne remarque pas. Seul au milieu de cette foule innombrable qui le bouscule, il glisse comme le vent. A contre-courant, c’est comme cela qu’il vit sa vie. Tout ce monde, au même endroit, au même moment, dans le même sens… cela est tellement plus simple d’aller dans le sens de la société, n’est-ce pas ? Tranquillité, silence, c’est tout ce qu’il recherche. C’est pour cela qu’il aime la campagne, sentir le vent caresser sa peau. Un environnement paisible qui l’aide à canaliser sa colère, à relâcher la pression. Loin de tout ce monde, de ces parasites sonores qu’il ne veut plus supporter d’avantage.

La tension est palpable, il est mal à l’aise entouré de tout ce monde. Asocial, combien de fois a-t-il été affublé de ce qualificatif ? Sa timidité le suit partout, lui colle à la trace comme une malédiction. Allez vers autrui ? Pourquoi côtoyer des gens que l’on n’aime pas, pourquoi cette hypocrisie de faire mine d’être ami avec tout le monde pour tous les poignarder dans le dos, les uns après les autres ? Faire confiance… est-ce une chose encore possible en ce monde ? Parfois on blesse les gens en ne leur accordant pas notre confiance après tant d’épreuves endurées, et parfois on regrette d’avoir cru en les sornettes de ce serpent qui vous a mordu. A qui l’accorder, c’est difficile à dire. Shim lui, il croit en l’aura, cette signature d’énergie invisible. Tout dépend du lieu, du contexte, de la personne. Impossible de prédire à l’avance si l’acier de sa lame vous mordra la chair, ou s’il se montrera amical. De vrais amis, il n’en à pas eut beaucoup de sa longue enfance, mais tout de même, cette sensation de pouvoir compter sur quelqu’un, de sentir qu’on vous fait confiance, rien ne la remplacera jamais. Même s’il lui arrive d’être blessant, on pourra toujours compter sur lui. Sa haine de la trahison, toutes celles qui à pu subir, cela lui donne la force de se dépasser pour être digne de confiance. Il a souvent quelques réticences à donner le premier, mais il honore toujours ses dettes. A vous de voir dans quel camp vous souhaitez être…

Mais toute entité ne vient jamais sans son opposé, il n’y a pas de blanc s’il n’y a pas de noir. Il y a les mauvais jours, et les mauvaises personnes. Quoiqu’il en soit, le traitement sera sans doute le même : indifférence, mépris, parfois agressivité et violence si cela s’impose. Il n’est pas vraiment quelqu’un de très franc, aussi ne vous dira t-il pas forcément sa haine en face car son éducation l’a fait ainsi, mais si vous êtes franc avec lui il en fera généralement de même. Et puis de temps à autres, il y a ceux qui s’y prennent mal. Comme pour tout le monde, il y a des sujets qui fâchent, et ils sont nombreux : famille, passé, le mythique « tu fais quoi dans la vie ? » ou encore le célèbre « pourquoi t’es tout seul ? » et j’en passe des meilleures. Quand la différence n’est pas en accord avec la société, elle en devient un problème. En parler, changer, toujours ce même refrain qui revient en boucle. Parler, toujours parler, jamais écouter. Impossible pour de telles personnes de comprendre une philosophie différente de la leur. Il est de ceux qui ne se voilent plus la face et ont accepté le mal comme une réalité, reléguant le bien au rang de simple éventualité. Nous avons tous notre face sombre, Shim n’échappe pas à cette règle. Son aura change subitement de nature. Une sorte de transe, un état second où il n’a plus d’emprise sur ses actions. Trop de pression, trop de mal, ou simplement trop de joie. Mais trop. Une lueur dans le regard, pas vraiment hostile, simplement déterminée. On pourrait comparer cela à une sorte de schizophrénie, bien que cela se produise très rarement. Il peut être amené à agir différemment, le tout dépendant essentiellement du contexte émotionnel.

Reste la partie la plus visible de sa personnalité qui est la flemme. Il est passé maître dans l’air de flâner, dormir debout et autres activités ô combien passionnantes. Il n’y a réellement que trois raisons qui peuvent le pousser à se bouger : faire quelque chose qui lui plait, s’ennuyer ferme, ou avoir des obligations à remplir. Dans tous les cas, cela ne veut pas dire qu’il ne trainera pas les pieds. Il y a des périodes de travail, des périodes de glandouille ; un équilibre à préserver en somme. C’est un être très périodique, il suit son cœur sans chercher plus à comprendre. Il aime beaucoup passer son temps libre à bidouiller sur son ordinateur, parfois il regarde les secondes s’égrener en rêvant. Rêver… l’espoir fait vivre, comme on dit. Sans ses rêves, il ne serait pas ce qu’il est. Il ne serait pas du tout, en fait. Il aime à s’inventer une vie, un objectif qui le pousse à aller de l’avant. Mais il n’a pas tout ça… en recherche permanente de ce qu’il veut, de ce qu’il est réellement. Alors en attendant, il fait de son mieux dans ce qui lui plait, la technologie. C’est un peu comme apprendre une autre langue, pénétrer un autre monde dans lequel les règles et la logique sont différentes. Un moyen comme un autre d’échapper à la dure réalité, il faut croire.

Ce qu'il aime : Le calme, l’orage, la neige, l’ironie, la franchise, l’informatique.
Ce qu'il déteste : Parasites sonores, la chaleur, la foule, qu’on lui force la main.



PHYSIQUE :
« Ne pouvant se corriger de sa folie,
Il tentait de lui donner l’apparence de la raison. »

Les apparences. Croyez-vous pouvoir vous y fier ? On peut mentir sur les apparences, ressembler à ce que l’on veut ; mais on ne pas cacher sa personnalité indéfiniment, une fois le masque tombé on ne peut être que soi-même. Derrière le voile obscur qui l’entoure, Shim tient à rester le plus naturel possible. C’est un jeune homme plutôt grand d’environ 1m75, pas vraiment doté d’une carrure exceptionnel et même assez mince et frêle à première vue. Les traits de son visage sont fins, mais celui-ci demeure inexpressif la plupart du temps. Qu’il le devienne est par ailleurs mauvais présage, car c’est le signe précurseur d’une transe… mais la plupart du temps, rares sont les émotions qui transparaissent au grand jour, si ce n’est qu’il l’a voulu. Sa peau est d’une bien étrange pâleur, comme si il voyait jamais soleil. Quelques cicatrices viennent parfois y poser leur marque quand une bagarre tourne mal. Sa chevelure est d’un blond intense et lumineux, un peu longue et souvent désordonnée. Quant à ses yeux, ils sont d’un azur profond rappelant l’océan, si profond et pourtant si vides d’émotions qu’on pourrait croire s’y noyer. Seule une faible lueur de vie y persiste qui ne se manifeste que quand il s’amuse. De bien rares moments donc…

Vous connaissez le proverbe, les apparences sont souvent trompeuses. Ce n’est pas parce qu’il semble faible et fragile qu’il s’avère une victime facile, bien loin de là. C’était le cas il fut un temps, mais bien mal avisé sera celui qui osera s’en prendre à lui désormais. De par son calme apparent et sa bien faible musculature, le jeune homme semble bien inoffensif. Toujours fuyant, sur la défensive, il n’est pas toujours possible d’esquiver les problèmes et jouer des poings sera malheureusement souvent la seule solution. Ce qui fait sa force, c’est bien ses reflexes hors norme et son imprévisibilité. De part les coups qu’il a du encaisser dans son enfance, il connait par cœur les parades et sait comment encaisser au mieux. Le choix de l’arme qu’il manie n’est pas un hasard : une claymore, lame relativement lourde et difficile à manier mais qui compense son manque de force par l’élan qu’il donne à ses coups. Toujours les apparences. Il passe son temps à jouer avec, à feinter l’ennemi, à anticiper ses moindres mouvements et pensées. C’est un peu comme un pari pour sa survie ; souvent on devine et on gagne, parfois on se trompe et on perd. Mais peu importe le nombre de défaites, tant que l’on vit, on se relève et on joue son destin à nouveau. Même dans un monde où la tromperie règne en maître, elle reste plus sûre que d’avouer ses faiblesses.

Reste la façon de se vêtir. Certains pensent que c’est le plus important, d’autres s’en fichent complètement. En ce qui le concerne, c’est plus un souci d’aisance que d’esthétisme. Inutile d’attirer le regard inutilement, aussi il portera le plus souvent des vêtements sobres de couleurs plutôt ternes, discrétion oblige. Un t-shirt, pantalon de toile souple et des chaussures de sport grises avec de bonnes semelles pour la marche. Le tout complété par un grand manteau noir zébré de rainures argentées très léger. Il arbore également une écharpe soyeuse gris sombre avec des sortes de rainures cyan à son cou et ce quelle que soit la saison, il en laisse d’ailleurs les extrémités pendre dans son dos, donnant un certain effet quand elles sont soulevées par des rafales de vent. Moins discret certes, mais stylé à son gout. Selon les jours et les déplacements, on remarquera l’imposante lame argentée qu’il accroche à son dos ou traine simplement derrière lui mollement, laissant entendre le doux glissement du métal sur le sol. On notera aussi tout de même une paire de pistolets à l’éclat d’argent qui pendent à sa ceinture, dissimulés sous les pans de son manteau. Autrement le seul accessoire qu’il porte est une montre au bracelet de cuir vermeille, à son poignet gauche. Un cadeau d’anniversaire, l’une des rares preuves d’affection qu’il lui reste encore de sa famille, c’est pour cela qu’il en prend soin malgré la haine qu’il éprouve envers eux. Le cœur à ses raisons que la raison ignore, comme on dit.



INVENTAIRE :
« Je prie les choses et les choses m’ont pris,
Elles me posent, elles me donnent un prix. »

Shim entretient une relation… assez spéciale avec ses objets. Son ordinateur portable le quitte rarement, surtout depuis qu’il est son outil de travail. Ses pistolets non plus depuis son arrivée à Underland, il faut dire qu’il n’a pas trop le choix. Pour la claymore, cela dépend où et pourquoi. Evidement c’est assez voyant et plutôt lourd, alors quand discrétion et furtivité sont de mise, elle restera à la maison. Cela peut paraitre insensé, gamin ou tout ce que vous voulez, mais il donne des noms à ses armes. Il ne va pas jusqu’à leur parler, mais il se plait à leur inventer une histoire, une légende. Il croit qu’elles ont une âme, une conscience. C’est aussi pour cette raison qu’il ne prêtera jamais sa claymore à qui que ce soit, de même qu’il ne tolérera jamais qu’on la lui vole. Vous êtes prévenus.

Plus en détail…
- Eclats lunaires (Pistolets) : Une paire de pistolets qui doivent leur nom à leur couleur argentée. Ils supportent de multiples munitions dont ses favorites, les balles explosives. La crosse très solide peut aisément assommer au contact si le coup est bien placé, faisant office d’arme de corps à corps maniable en cas de besoin.

- Raven (Claymore) : Une imposante épée à deux mains dont la lame est incrustée de canaux azurs étranges au tracé irrégulier et sans logique apparente. Si sa taille est moindre que celle de la plupart des armes de ce type, elle n’en fait pas moins les deux tiers de la taille de son porteur. La lame est souvent entourée de bandage pour atténuer un peu le tranchant (et surtout parce que le sang, ça tache).



HISTOIRE :

- Voir plus bas, ça ne rentrait pas dans un post entier désolé. -



Behind the screen


Pseudo : Beh Shim, y'en a bien d'autres mais cela ne vous regarde pas ~.
Depuis combien de temps faites-vous du RP? Ca doit faire 4 ans environs... comme tous je m'améliore au fil du temps, mais je dois avouer que c'est bien la première fois que je fais ma fiche sérieusement depuis tout ce temps, j'espère qu'elle sera bien x).
Avatar de votre personnage : Roxas de Kingdom Hearts pour l'instant, surement un dessin plus fidèle au personnage à venir (mais je sais pas quand je l'aurais par contre...).
Comment avez-vous connu le forum ? Beh voyons voir... Amy m'en avait vaguement parlé, ça faisait X temps que je cherchais un endroit où jouer ce perso. Ce n'est pas vraiment ce que je cherchais - même pas du tout en fait - mais l'ambiance à l'air cool alors j'me suis dit que ça pourrait être une expérience enrichissante, voilà.
Commentaire ? Timmy l'a mangé.
Et enfin, le code : Là, je félicite celui qui à eut cette idée. Non mais sérieusement, nous demander de trouver une utilité à ces trucs... Tout, entendez moi bien, TOUT fait TOUT mieux que les choux (sauf ceux à la crème, eux ils sont bons). Et puis entre nous, les cerises c'est bien meilleur, surtout en clafoutis ♥. Et hop, j'rajoute une fraise pour vous faire plaisir ♪.



Dernière édition par Shimaray Etaqua le Dim 11 Nov - 21:04, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Mar 30 Oct - 18:36

Nyaaa !
Bienvenue mon PFA adoré ! ♥ *câlin câlin*
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Laisse-moi dessiner ta noirceur.
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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Mer 31 Oct - 14:02

Yeah Bienvenuue =D *balance une patate à la figure*


Si être bizarre signifie être différent, alors être bizarre n'est pas forcément une mauvaise chose.
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Qui désire une bonne bière belge ?
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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Mer 31 Oct - 15:02

Bienvenue à toi ! Bonne chance pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Mer 31 Oct - 17:46

Merci à vous ~ *renvoie la patate en home run*
Part 1 de l'histoire postée, sans doute que j'enverrais des updates par 2 chapitres. Faudra penser à ajouter des barres de défilement pour les fiches de 3 kilomètres de long x).
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Drogué : individu coupé de la société, car la came isole.
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Crime: Difficile à dire
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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Mer 31 Oct - 18:23

Bienvenuuuue !
Sorry mais la flemme de polluer ta présentation alors j'évite de raconter ma vie ou des conneries parce que ça rimerait à rien, tu penses pas ?


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Crime: Un massacre dans les règles.
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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Mer 31 Oct - 19:58

Bienvenue ! =)
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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Sam 3 Nov - 17:16

Bienvenue petit inconnu =)
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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Mer 7 Nov - 12:18

Petit inconnu ? Tss...
Bref, même si ya eut pas mal de mises à jour depuis je récapitule : Chapitres 2 à 5 terminés, scrollbars ajoutées pour plus de lisibilité et... c'est tout pour le moment. Reste deux chapitres et sans doute les plus importants par rapport au contexte, j'devrais avoir bouclé ça pour la fin des vacances je pense.

HISTOIRE :
- Prologue -

Dites, à quand remonte votre premier souvenir, la première chose chronologiquement dont vous vous souveniez encore ? Difficile de répondre, n’est-ce pas ? En réalité, je pense qu’il s’agit du premier événement marquant de notre histoire. Et c’est cet évènement qui à redirigé la trame de sa vie vers ce qu’elle est aujourd’hui, et à partir duquel je vais vous compter son histoire.

Un déménagement. Si le nom de sa ville natale est aux oubliettes depuis bien longtemps et qu’il n’a pour seul souvenir de ces cinq premières années de sa vie que de vagues images du jour précédant son départ, Shim se souvient très clairement de cette journée. Le voyage fut atrocement long, interminable même aux yeux de l’enfant. Cinq heures de route depuis leur ancien domicile, les jambes engourdies par l’immobilité prolongée peinaient à trouver une place tant il ressentait l’envie de bouger. C’était une triste journée d’octobre, les feuilles jaunies donnaient une teinte automnale aux bords des routes de campagne et le vent glacial soufflait doucement, faisant grelotter les paysans dans leurs vestes. Et enfin une allée de pierre, et la maison tant attendue s’offrait à lui. Il n’a pas vraiment de souvenirs précis de ce qui s’est passé ensuite, juste des immenses pièces vides et des cartons empilés jusqu’au plafond. Sans doute n’était-ce pas important.

Une maison isolée, perdue en pleine campagne ? Non, à seulement un quart d’heure de marche en contrebas prospérait le paisible village de Sereza et ses quelques cinq-cents habitants. Un petit trou perdu où il faisait bon vivre comme on serait tenté de dire, tout le monde se connaissait et l’ambiance y était chaleureuse. C’est ici, en quelques sortes, que tout à basculé, dans cet endroit qui l’a forgé, à l’abri des horreurs des grandes cités, dans un cadre autonome et joyeux, presque paradisiaque quand il le compare à ce qu’est le monde aujourd’hui. Il en voulait à ses parents, de l’avoir préservé de ces choses. Car quand il avait fallu affronter la réalité, il n’était pas préparé, et c’est un peu en cela qu’il avait sombré ; d’un autre coté, ce que les autres sont devenus le dégoute, et sans doute serait-il comme eux sans cela. Mais là n’est pas le sujet pour l’instant…

Quand on est jeune, il y a des choses qui se font naturellement, sans qu’on s’en rende vraiment compte. L’amitié est une de ces choses. Vous savez bien, à cette époque de la jeunesse où tout le monde était l’ami de tout le monde, les licornes crachaient des arcs-en-ciel et tout ça… Il y en a certains qu’on oubliait, d’autres avec qui on se frittait, et au final un ou deux qui restaient. Mais même à ce moment, dans la petite école du bourg, la mise à l’écart avait déjà commencé. A l’exception d’une poignée de personnes, tout le monde le rejetait ou le considérait comme bouche-trou : toujours le dernier à trouver un groupe, le dernier prit dans l’équipe pour les jeux, c’était chaque fois la même chose. Cela l’attristait un peu, à force, mais c’est comme tout, on s’habitue et on vit avec. Tout cela n’aurait pas été important si le propre des problèmes n’était pas s’empirer avec le temps, mais nous y reviendrons plus tard.

Car oui, c’est ici que Shim avait connu sa seule et unique véritable amie. Alizire, une petite brune assez timide et réservée mais qui l’avait au final assez vite accepté. Elle n’habitait pas très loin, à l’entré du bourg, et de fil en aiguille par le biais des parents, les deux enfants avaient rapidement pris l’habitude de se voir souvent. De la même année pourtant, ils étaient certes dans la même classe mais ne parlaient relativement peu dans le cadre scolaire. Simple fait de la différence, effet de masse peut-être, de par tous les clichés qu’on nous met en tête dès la naissance. En fait, aucun des deux ne se souvient réellement de comment cela s’était passé, le temps de la rencontre. Mais ce qui compte, c’est le présent, non ?


- Chapitre 1 : L'étoile de toute une vie -


« Shim, dépêche-toi on y va !
- Une seconde-euh, j’arrive ! »

Une belle journée d’été, ensoleillée comme on les aime, à peine deux ans après l’arrivée en ce lieu. La petite fille l’attendait devant le vieux portail noir rouillé, un pied à terre et l’autre sur son vélo. Un petit garçon blond sortit de la maison et enfourcha le sien la rejoindre, et dans un bruit de sonnettes le duo démarra au quart de tour sous le regard bienveillant du père qui les regarda quelques instants s’éloigner sur la route de campagne. Le point de rendez-vous n’était pas très loin ; juste en haut de la colline, à peine un kilomètre. Il n’empêche qu’à cet âge, la côte était bien épuisante à monter en pédalant. Sept ans pour lui, six trois quarts pour elle, mais ils s’en fichaient. Haletants et épuisés, il leur avait fallu cinq bonnes minutes d’effort lorsqu’ils arrivèrent enfin au carrefour d’en haut. Deux chemins de terre s’offraient à eux sur la gauche. Ah, stupide curiosité. Pourquoi vouloir à tout prix explorer ces dangereux sentiers, si tranquilles en apparence et qui peuvent cacher les pires menaces ? Un simple regard, et le duo s’engeait dans le petit chemin.

Rapidement, la terre laissa place à une étendue d’herbe brûlée par le soleil, toujours bordée des deux grandes haies d’épineux. Le chemin était long et sinueux, mais c’était un beau spectacle que celui qui les attendait à son terme. Une sorte de petite clairière broussailleuse où les herbes folles – qui leur montaient alors jusqu’au cou – se mêlaient à quelques blocs de pierre érodés. Sur la droite, une vieille bâtisse en ruine se dressait majestueuse malgré son bien piteux état : l’entrée était à demi obstruée par un tas de débris, les quelques carreaux fissurés ou brisés qui restaient encore aux fenêtres étaient noirs de poussière, une partie du toit semblait même s’être écroulé ; elle n’en restait pas moins fascinante à leurs yeux. A l’opposé du vieux manoir, l’unique pan restant d’un ancien muret délimitait un petit jardin. Deux magnifiques cerisiers y trônaient, surplombant la maison de leurs cimes tandis qu’orties et ronces se disputaient la moindre parcelle de terrain au sol. Shim avait déjà lâché son vélo et escaladait le muret pour cueillir des cerises aux branches basses. Délicieuses, rouges et sucrées à souhait… il tendit la main à son amie pour l’aider à monter et tous deux se mirent à sautiller pour essayer d’attraper les précieux fruits dans des branches toujours plus hautes.

C’était le bon temps… L’heure tournait trop vite, le soleil déclinait dans le ciel à vue d’œil. Il a déjà fallut partir… mais qu’est ce qu’une journée quand on a la vie devant soi ? Plus tard seulement, il réaliserait à quel point chaque seconde est précieuse. Mais ils s’étaient promis de revenir. Dans leur innocence d’enfants, ils ne songeaient pas que dix ans plus tard, ils se verraient encore une fois en ce lieu si mystérieux. Et il y avait tant de choses à faire en dix ans.

***

« Un rêve sans étoiles est un rêve oublié. »

Cela s’est passé bien plus tard, trois ans plus tard en vérité. Une chaude nuit d’été comme on les aimait tant. Un ciel était d’une clarté magnifique, la lune presque pleine irradiait la campagne de sa pâle lueur. Les yeux habitués à l’obscurité ambiante, Shim voyait presque comme en plein jour. Depuis la fenêtre de sa chambre, il contemplait la voute céleste, rêveur. Les étoiles, il avait toujours aimé les regarder, depuis son plus jeune âge. Chaque fois que l’occasion se présentait à lui, il pouvait rester plusieurs minutes sans un mot, ailleurs. Il en avait choisit une parmi toutes celles qui composent le ciel, une et une seule à laquelle il avait donné un nom, une histoire, une famille. Il ne saurait vraiment dire comment, mais chaque fois qu’il peut il la cherche des yeux, et toujours il la retrouve. Ce soir encore, il l’avait retrouvée, plus brillante qu’à l’ordinaire. C’était un signe.

Il prit son portable et regarda l’heure. Déjà minuit passé… il aurait aimé appeler son amie, mais à cette heure il ne voulait pas la déranger. Puis, ses parents l’auraient sermonné s’ils entendaient. Alors il sauta silencieusement par la fenêtre ouverte et s’éclipsa le plus discrètement possible, direction la colline. Depuis quelques temps, quand cela lui était possible, il ne prenait plus la route principale pour se rendre là haut ; un raccourci à travers-champ s’avérait beaucoup plus pratique et rapide, du moment que rien n’y était cultivé et qu’on se rappelait du meilleur endroit pour traverser les haies du moins.

Quand il arriva dans la clairière, il se contenta de coucher un peu l’herbe haute, d’étendre sa veste dessus et s’allongea sur le sol, les yeux au ciel. L’étoile l’appelait toujours, elle semblait vouloir lui parler. Puis soudain, d’autres bruits de pas le firent sursauter. Son cœur s’emballait, il s’imagina de suite tout type de personnage malfaisant comme il en avait tant vu à la télévision dans les polars. Qui viendrait ici à une heure pareille à part lui ?

« C’est toi ? Qu’est ce que tu fais ici ?
- Eh, Alizire ?… je regarde juste les étoiles, et toi ?, » fit-il non sans avoir lâché un soupir de soulagement.
« … pareil, » hasarda-t-elle après quelques secondes d’hésitation.

Au final, il n’y avait pas vraiment de raison logique à sa présence, pas plus qu’il n’y en avait une à la sienne. Mais il s’en foutait, c’est aussi bien ainsi. La jeune fille s’installa à ses côtés et tous deux regardèrent longuement le ciel, sans dire un mot. Seul le léger souffle de leur respiration troublait le silence nocturne, même le vent avait cessé de faire bruisser les feuillages. Puis soudain, une douce mélodie s’éleva. Un sifflement léger comme l’air, un rythme inconnu mais agréable. Triste, mélancolique, et pourtant plein d’espoir. Il ne quittait pas son étoile des yeux. Renzia, tel était le nom qu’il lui avait donné. Pauvre astre perdu, renié par sa famille, mais brillant d’un éclat de joie pour une obscure raison. Drôle d’histoire, n’est-ce pas ? Une sensation étrange l’envahissait. Ce n’était pas désagréable, au contraire, mais juste inconnu.

« Belle soirée, hein ? »

Le sifflement s’était arrêté. Il aurait voulu répondre quelque chose, mais aucun son ne sortit. Que dire, de toute façon ? Il n’y avait rien à ajouter. Il tourna simplement la tête vers elle et lui sourit. Romantique sans doute, mais ils étaient trop dans leurs rêves pour y penser. Ils sombraient tous deux dans les bras de Morphée, protégés par leur étoile gardienne.


- Chapitre 2 : Dissonances -

Il y a toujours un moment dans la vie où tout se met à déconner, que rien ne va plus. Pour Shim, c’est sans doute l’entrée au collège qui a brisé le rêve. Il ignorait tout de la vie, du mauvais côté de l’homme jusque là. Bien sûr, il y avait eut quelques caïds de seconde zone au bourg, mais ce n’était pas grand-chose en comparaison. Pourtant, il lui a fallut du temps avant de s’en rendre compte, stupide gosse qu’il était.

Au premier abord, pas grand-chose n’avait changé. Globalement, il est resté groupé avec les mêmes personnes, auxquelles s’ajoutaient d’autres abrutis originaires de la ville. Un peu désorienté par la taille de l’établissement seulement, mais il avait rapidement trouvé ses marques. Et puis, il avait peu à peu décroché. Les délires dans lesquels ils partaient n’étaient pas les siens, il avait renoncé à les comprendre, cela aurait été renier ses convictions. Chacun vantait ses petits exploits : la première cuite, la première clope, la baston de la semaine dernière, le plantage de la prof de français qui avait osé lui mettre un zéro… et dans tout ça, les accros au foot et aux jeux vidéos dont il se fichait royalement. Le résultat fut pour le moins prévisible, l’isolement. Mais toute cette solitude était oubliée le week-end avec Alizire. Elle aussi avait globalement le même problème, mais la chance lui souriait car elle avait su se faire une amie fiable. De toute manière, ils n’en parlaient pas ensemble, cela aurait gâché l’ambiance pour un rien. Et la descente en enfer continua.

Malgré cela, la solitude était rapidement devenue pesante. Ou plus précisément le harcèlement. Seul plutôt que d’être avec des gens qu’il n’aimait pas, il se réfugiait dans ses rêves mais aussi dans les livres. Pour la plupart des romans, poésie et théâtre ne l’inspirant guère, mais de temps à autres il s’y essayait tout de même. Parfois écrivait-il des fictions, mais c’est sans doute avec les chiffres qu’il se sentait le plus à l’aise. Il passait énormément de temps à étudier, exploitait ses capacités naturelles de mémorisation et nourrissait la passion des chiffres et de la logique, s’amusait à résoudre des problèmes d’un niveau supérieur. Cependant, il y avait un prix à payer. Chaque erreur, chaque faiblesse était sujet à une pique, violences et insultes toutes plus lâches les unes que les autres fusaient jusqu’à n’en plus finir. Mais déjà, cela ne prenait pas. Il s’en fichait, heureux dans ses rêves, il compensait…

Jusqu’à ce triste jour d’Octobre, du moins. Une année s’était écoulée, assez tranquillement en fin de compte. Les feuilles jaunies couvraient les trottoirs goudronnés, le vent soufflait doucement sur la cour. Le calme avant la tempête. Environs 16h, ce jour-ci les cours finissaient plus tôt. Le jeune garçon venait de sortir, il attendait patiemment son père – en retard, comme pour changer – sur le parking d’entrée. A leur tour, ses adversaires firent irruption dans l’arène… ou devrais-je dire les trois kikoos chercheurs d’emmerdes, allez savoir ? Le plus gros et costaud des trois, sans doutes le plus idiot aussi, s’approcha de lui le fixa longuement. Shim le dévisagea un instant lui aussi, puis pris simplement son sac et partit se poser plus loin. Tout plutôt que sentir son haleine de tabac une seconde de plus.

« Hé, pourquoi tu t’en vas ?, » lança t-il avec un air faussement surprit.

Il revint à la charge, mais le blond réagit avant et pris la route avant même de le laisser approcher d’un mètre. Manque de bol, les deux acolytes du gros abruti vinrent lui bloquer la route. Ils ne peuvent vraiment rien faire sans leurs chiens, pensa t-il.

« Je t’ai demandé pourquoi tu t’casses p’tit fils de pute, répéta t-il.
- Parce que j’en ai assez de ta gueule, » rétorque le blond sèchement.

Il s’était retourné pour lui lancer la réplique en pleine face, aucun signe de peur ne voilait son regard. Une pointe d’agacement peut-être, mais principalement du vide. Au fond de lui, sans doute qu’il avait peur, mais il se refusait de lui faire ce plaisir. Le type cracha au sol et l’empoigna par la veste et le rejeta en arrière, voulant se donner l’air impressionnant.

« Redis-le en face si t’oses.
-
- Alors, tu fermes ta gueule, hein ? »

Il aurait voulu lui mettre une droite dans la figure, mais il n’osait pas. Ce type était plus fort que lui, il le savait, et il craignait les représailles. Seul il aurait peut-être une chance, mais avec les deux toutous qui éclataient d’un rire mauvais derrière lui, pas la peine de s’y risquer inutilement. Enfin la voiture de son paternel arriva, et les trois abrutis s’éloignèrent après un dernier « t’es mort » soufflé à l’oreille. Shim se contenta d’esquisser un léger sourire et tourna les talons pour rejoindre la voiture. Habituel questionnement du père, inquiet sans doute, mais auquel il ne répondit que vaguement, comme à son habitude. A quoi bon ? Toujours en parler, mais pour quoi faire ? Chaque fois qu’il doit en parler, les mesures sont sans effet. Deux heures de colle, c’est quoi pour eux ? C’est à peine s’ils peuvent les compter tant ils en ont eut. Et le lendemain, la situation empire encore : « Pourquoi tu l’as balancé ? A cause de toi, il s’est fait tabassé par son père ! » Oui, sans doute que c’était de sa faute si le monde allait mal, si tout le monde venait pourrir sa vie juste par plaisir.

Comme un coup de marteau, cela revenait sans cesse, résonnait dans sa tête. Tout le monde y prenait gout, filles, garçons, mioches. Toujours à plusieurs, trop lâches pour assumer leur bêtise seuls. Mais s’il y a une chose que Shim appréciait plus que tout, c’est sans doute le silence. Vers le milieu de l’année, une fille en particulier s’éprit pour ce petit jeu. Sans doute la seule du collège qui ne pouvait pas le blairer, comme par hasard. Elle lui tournait autour, crachant des insultes de sa langue de vipère. Approche-toi encore un peu, se disait-il. En une fraction de seconde, il empoigna son bras et lui décocha un direct dans l’estomac. Une exclamation de stupeur d’abord, puis elle se plia en deux de douleur, les larmes aux yeux. Il savoura un instant la souffrance des ses yeux, puis s’éclipsa d’un pas lent, laissant sa victime pleurer silencieusement dans le couloir. Qu’il est doux, le parfum de la vengeance…

***

Reste un sujet de discorde dans la vie du jeune garçon, et pas des moindres. Il était blond lui aussi, mais plus sombre, presque brun. Ses yeux également bleus, mais tirant vers le vert. Ressemblant, et pourtant aux antipodes niveau personnalité. Une chose étrange, un être maléfique qu’un jour on le contraignit à appeler… frère. Les premières années, à vrai dire, il s’en fichait ; un peu agacé parfois des chouinemments intempestifs qui troublaient son calme seulement. C’est quelques années plus tard qu’il devint un peu plus envahissant. Non content de tous les jouets qu’on lui offrait, monsieur s’emparait de tout ce qui passait à portée de ses doigts boudinés pour le réduire à l’état de charpie, et ce en totale impunité. C’est cette casse répétée qui donna à Shim ce côté « maniaque du rangement ». Toute affaire susceptible d’être prise pour cible était désormais rangée méthodiquement, plus rien ne trainait à la portée du destructeur.

Mais la haine qu’il voue à ce frère ne vient pas d’ici. Peut-être était-il un peu jaloux à l’époque, ne comprenant pas pour quelle raison cette peste était tant appréciée par tout le monde alors même qu’ils n’avaient pas passé ne serait-ce qu’une journée à le supporter. Non, c’est bien plus tard que le caractère mauvais de cet être s’exprima vraiment.


- Chapitre 3 : Déchéance et renaissance -

« Tout ce qui brille est voué à s’éteindre. »

Ce fut une année de rupture. Cette troisième année de collège pour Shim signait, sans qu’il ne s’en rende compte, le début d’un grand tournant dans son histoire. C’est une chaine de ruptures plus ou moins liées et s’enchainant à un rythme effréné. Commençons donc par la chute de Sereza. Si ce petit village était si vivant, c’est sans doute grâce à la petite association qui l’animait. Fêtes annuelles, spectacles organisés avec l’école, sorties randonnée pédestre ou cycliste… il avait passé tant de bons moments tout de même, si beaux quand il se les repassait en mémoire. C’est ces mêmes randonnées dans ce réseau de chemins campagnards qui lui avaient en partie donné ce gout de la nature et du calme. Le fait de devoir supporter des personnes pas forcément désirées lui donnait quelques réticences, mais au final il se laissait emporter. Il pouvait toujours se laisser trainer à l’arrière ou mener la marche, après tout. Pour les fêtes, son horreur de la foule et du bruit l’avaient bien vite fait abandonner l‘espoir d’y trouver son compte. La seule chose potentiellement intéressante était le stand de crêpes, ou le buffet pour les fêtes privées... cela lui permettait au moins de trouver un côté positif lorsqu’il y était trainé de force.

Cependant, c’est cette année que le professeur de l’école primaire, homme très apprécié également principal animateur, prit son départ à la retraite. L’école, menacée de fermeture depuis plusieurs années déjà, fut alors contrainte de fermer. Mais personne ne reprit le flambeau, et tout s’écroula comme un château de cartes. L’activité de l’association chuta drastiquement, la population se vida pour se rapprocher de la ville, l’ambiance autrefois si chaleureuse en prit un sérieux coup de froid. En l’espace d’une année, Sereza devenait un bourg fantôme.

Montons d’un étage à présent. L’adorable petit frère fut contraint d’aller à l’école dans la ville voisine, précipitant ainsi son arrivée dans la face sombre du monde. Mais… cela se passa différemment pour lui. En réalité, il s’intégra sans le moindre problème. La chose – appelons-la Kyan, car tel était son prénom – était devenue un incroyable moulin à parole, crachant des insultes à tour bras et jouant au petit chef. Le problème, c’est qu’il était juste impossible de lui mettre une pichenette ou de lui demander gentiment de la boucler sans avoir les parents sur le dos. Autant dire pas mal de frustration et d’engueulades à la clef ; une fois de plus, c’était le grand qui prenait tout sur le dos. Mais parallèlement, fait inévitable, le petit commença à s’attirer des emmerdes. Il se rappelle encore de l’encore de cette dispute quand son frère s’est fait coller pour la première fois… collé pour s’être prit un pain. Oui, vous avez bien entendu, la victime est punie. Tout cela pour avoir eut la « mauvaise » idée de répliquer alors qu’un surveillant passait par là. De fil en aiguille, les ennuis tombèrent les uns après les autres, et toujours le petit Kyan devenait de plus en plus insupportable à la maison.

Dernier étage à présent. Pour Shim, cela avait été un étrange mélange d’émotions. Un peu de tristesse de voir son village sombrer, de la haine envers son frère qu’il ne pouvait plus voir en peinture, mais également de la joie à voir ce dernier souffrir et s’attirer des ennuis. Il voulait être différent… devenir n’importe quoi, mais pas comme eux. Dans cette même période, il avait du affronter une trahison. Un ancien ami d’enfance, changé lui aussi par cet environnement hostile. Ses mots résonnaient encore dans son esprit… « Ton ami ? Personne ne voudrait être ton ami. Regarde-toi, tu fais pitié. Pauvre con. ». Blessé par ces paroles, sans doute ne l’était-il pas réellement. Elles ne lui appartenaient pas, ce n’était que pour se donner bonne image auprès du peuple. Il faisait silence, laissant un sourire mauvais se dessiner sur son visage avant d’éclater d’un rire méprisant. Du mépris, c’est tout ce qu’il ressentait pour lui à présent. Et il se renfermait d’avantage sur lui-même, ne pouvant plus compter que sur sa propre personne. Dès qu’il le pouvait, il retrouvait son amie la solitude qui lui tenait compagnie à chacun de ses pas. Elle au moins, elle ne le trahirait pas…

***

Cela faisait quelques années déjà qu’il avait découvert l’informatique, sa vocation. Au premier abord, les cours étaient terriblement basiques, il s’ennuyait ferme. Non pas qu’il ne s’y intéressait pas, mais au contraire qu’il s’y intéressait trop. Du coup, il fouinait un peu partout, expérimentait des choses, tentait de comprendre le fonctionnement par tâtonnement. Puis il découvrait les possibilités de l’internet, ses pièges et ses atouts. Derrière son écran, il entrait dans un autre monde, s’inventait une nouvelle vie. Non pas pour renier la réalité, mais purement pour s’amuser. Sans doute une chose qu’il n’avait pas beaucoup eut l’occasion de faire en ces temps difficiles. Il éprouvait une sorte de fascination pour toutes ces possibilités, si nombreuses qu’on ne pourrait toutes les imaginer, elle grandissait en lui de jour en jour. Il aurait aimé donner vie à ses rêves, lui aussi.

Plus tard, un projet de sa dernière année de collège lui permit de s’essayer à la programmation. Intriguant au début, le fonctionnement lui paraissait tellement logique, tellement évident qu’il se mit rapidement à tester ses possibilités. Souvent il faisait face à des blocages, mais quand cela lui tenait à cœur, il n’abandonnait pas avant d’avoir trouvé la solution. Mais il lui manquait quelque chose de très important, d’indispensable. Un but à atteindre, quelque chose qui l’amènerait à se dépasser. Certes il avait ses rêves, ses folies, mais il ne savait pas exploiter ses capacités. Si j’avais ci, si j’étais ça… le voilà le problème, il était lui. C’est bien beau de rêver, mais cela ne change pas la réalité. Alors il travaille sans relâche, souvent il devait lutter contre la fainéantise qui le poussait à abandonner, mais au final il ne pouvait tout simplement pas laisser tomber.

Les années passaient, et même si ses résultats chutaient avec sa motivation, il continuait dans cette voie. Il y a toujours des choses qui nous déplaisent quoi qu’on en dise, le tout c’est d’aller là où le positif surpasse le négatif. Aujourd’hui encore, le jeune homme qu’il est devenu cherche toujours un objectif à atteindre. Qui sait, peut-être qu’un jour, son étoile lui enverra un signe ?… c’est beau de rêver.


- Chapitre 4 : Plume noire de l’espoir -

Les vacances… ah loin, si loin de l’incessant brouhaha de la ville et ses fauteurs de trouble. Mais parallèlement, il lui faudrait une fois de plus supporter la présence de l’affreux frangin des journées entières. C’est l’une des raisons pour lesquelles Shim refusait catégoriquement d’inviter du monde chez lui. Il en allait de même Alizire, qui n’appréciait guère le caractère collant du mioche d’ailleurs. Les deux amis se voyaient moins souvent, chacun ayant fait un peu sa vie de son côté, mais les vacances étaient toujours une bonne occasion pour flâner à deux à travers la campagne. Ils parlaient très peu, se contentant souvent de se regarder en silence. La jeune fille parlait sans doute plus facilement que lui, mais avait à cœur de préserver le calme qui lui était si cher. Elle savait écouter, c’est une qualité que le jeune homme appréciait beaucoup. Cependant, il se sentait mal de l’entrainer comme ça avec lui. Elle était toujours là pour lui, elle essayait toujours de le réconforter quand ça n’allait pas… la seule sans doute à ne pas le brusquer aussi. Il y a des choses avec lesquelles il faut être patient, et même si elle ne le disait que rarement, elle tenait beaucoup à lui. Et peut-être encore plus avec le temps.

Il touchait à ses quinze ans cette année. Sans doute pensait-il prendre un nouveau départ en quittant la voie de ses pires ennemis avec son entrée au lycée. Si seulement il suffisait de vouloir pour se défaire du passé… et pourtant, c’était bien là la dernière de ses préoccupations pendant les vacances. Non, son principal souci, c’était de savoir ce qu’allait inventer sa famille pour lui pourrir sa petite tranquillité et ruiner l’organisation de son planning… Ennui, ennui, ennui… sensation si familière pour lui qu’il ne la sentait même plus arriver. Spectre familier qui hantait ses journées, il n’était jamais bien loin. En vérité, il donnait toujours l’impression de s’ennuyer à mourir. La plupart de son temps, il le passait soit devant son ordinateur, soit dehors on ne savait où. L’un ou l’autre, cela agaçait particulièrement ses parents qui auraient aimé qu’il voie du monde, qu’il trouve un travail, ce genre de bêtises quoi. Alors ils faisaient en sorte de le trainer un maximum aux réunions de famille. Vous comprenez pourquoi Shim ne les appréciait guère…

Cette belle journée de juillet, c’était le tour d’une tante, une vieille dame portant le doux nom de… Mauricette. Elle n’habitait qu’à un bon quart d’heure de route, on pouvait même faire l’aller retour en vélo dans l’aprèm midi. La vieille dame n’était pas méchante, mais terriblement à cheval sur les bonnes manières. Avec elle, c’est limite l’armée, comme il disait souvent. « Met pas les coudes sur la table ! », « Tiens toi droit ! », « Ne répond pas à ton père ! », « S’il te dit de sauter d’une falaise tu te tais et tu le fais ! » parodiait-il parfois – et à bien y repenser, cela restait parfaitement plausible venant d’elle. Enfin, tant qu’on n’était pas l’ainé ou qu’on restait bien sages comme des piquets, tout se passait pour le mieux.

Il n’empêche sa propriété était juste énorme : une grande et belle maison ancienne ornée d’un grand jardin et d’une cour tous deux délimités par une haie de thuya, mais il serait dommage d’oublier l’immense pré qui s’étend à perte de vue derrière l’habitation. Sympathique à explorer, mais avec Kyan dans les pattes cela l’était déjà beaucoup moins. Dans son enfance, quand il était encore enfant unique, il aimait beaucoup venir ici… maintenant, ces visites sont plus annonciatrices de disputes qu’autre chose. Enfin bref…

L’arrivée s’est passée comme à chaque fois. Embrassades, échange de nouvelles, questions indiscrètes sur ce qui se passe dans sa pauvre vie… le jeune garçon s’adossa à un mur en attendant de quitter l’attention de sa famille pour s’éclipser et prendre l’air. Oui, à peine entré, il étouffait déjà dans la vaste demeure. Il faisait chaud, le soleil tapait fort, mais c’était toujours mieux que d’écouter les conversations inintéressantes au possible de sa famille. Il faisait le tour de la maison à la recherche d’une activité, lorsqu’il trouva la porte de la cave entre-ouverte. Intéressant… là au moins, il ne sera pas dérangé. Une légère odeur de moisit empestait les lieux, mais il faisait frais, c’était déjà ça. Il avançait avec prudence dans la pénombre, éclairé seulement par quelques minces raies de lumière perçant par la porte entrebâillée et le toit. Ses yeux s’habituaient peu à peu à l’obscurité, et il distinguait bientôt une vieille échelle de bois un peu bancale, pas très rassurantes en somme. Il s’était déjà réfugié ici une fois, mais il ne se souvenait pas de cette échelle. La curiosité est un vilain défaut, comme ils disaient. Sans doute avaient-ils quelque chose à cacher pour dire ça, non ?

« Pfiou, on y voit rien là haut… »

Il sortit son portable en guise de lampe-torche et fit rapidement la lumière sur ce que cachait ce mystérieux étage. C’est vieux bouquins poussiéreux empilés, des cartons remplis de trucs inutiles… pas grand-chose d’intéressant. A moins que… un drap blanc, devenu presque brun tant la crasse s’y était accumulée, prenait une forme intriguant. Il approcha doucement sa main, puis hésita un instant. Son cœur battait la chamade, et s’il se mêlait de choses dangereuses ? Mais la curiosité l’emporta sur le doute, il empoigna fermement une extrémité et leva le voile noir qui recouvrait la chose.

Entrainée par un repli du tissu, cette dernière tomba à la renverse dans un bruit métallique, soulevant un épais nuage de poussière. Quand celle-ci se dissipa, il découvrit avec stupeur l’immense lame d’acier, scintillant doucement sous l’éclairage de sa lampe improvisée. Il avait toujours rêvé de manier une lame imposante comme celle-ci, était-ce une simple coïncidence ? Oh, un vieux bout de papier est attaché au manche…

« Tous les rêves naissent pour être réalisés. »

Une simple phrase sur ce morceau de papier aux bords jaunis, et pourtant… réaliser ses rêves, hein ? Il toisa la lame un long moment, subjugué par ces raies azurées qui l’ornaient d’une bien étrange manière. Il empoigna finalement le manche et essaya quelques mouvements. Décidément, cette lame était faite pour lui. Il entreprit alors de la descendre avec précaution de l’étage afin de juger de son éclat à la lumière de l’astre solaire… mauvaise idée. Il tomba justement sur parents qui venaient d’arrêter le moulin à paroles pour renter chez-eux, plus rapidement qu’à leur habitude d’ailleurs.

« Hé, où t’as trouvé ça toi ?, questionna sa tante.
- Là d’dans par hasard. Je peux la garder ?
- C’est surement l’ancien propriétaire qui l’avait laissé là. Mais t’en ferais quoi, de toute façon ?
- Et puis ce n’est pas un jouet, tu ne touches pas à ça, » cassa son père.

Tss, il était censé répondre quoi à ça ? Il le prendrait pour un idiot aussi ? Briser ses rêves, ils n’étaient bon qu’à cela. A contrecœur, il reposa l’arme contre un mur à l’entrée. Mais il se promit qu’un jour, il reviendrait la chercher. Certes il ne savait pas manier une telle arme, peut-être ne le saurait-il jamais. Mais simplement essayer. Quand ce jour viendra, sans doute devra t-il se défaire de sa famille également. Tant de fois il aurait souhaité fuguer, et toujours le courage lui manquait. Et le doute… saurait-il se débrouiller seul pour survivre ? Il ne pouvait plus dépendre d’avantage des autres. Cette pensée hanta tout le reste de sa soirée, tel un voile invisible assombrissant son humeur. Demain, il y verrait plus clair.


- Chapitre 5 : Volte-face -

Le ciel était sombre, en ce jour. Une atmosphère électrique régnait sur le coin de campagne. La chaleur était suffocante, mais la brise légère qui soufflait continuellement la rendait plus supportable. Il avait encore une fois trainé son amie de toujours à travers les champs. Elle le sentait plus tendu qu’à l’ordinaire, une sorte d’aura électrique et oppressante l’entourait. Cette sensation lui était désagréable, elle n’aimait pas le voir comme ça.

« Aliz’, tu te souviens quand nous rêvions sous les étoiles… ?
- C’était inoubliable, tu sais.
- J’avais souvent souhaité avoir une lame, tu sais. Elle était magnifique, comme dans mes rêves… et aussi inaccessible, » ajouta t-il en soupirant.

Elle posa doucement sa main sur son épaule, hésita un instant puis le serra dans ses bras. Ce n’était pas dans ses habitudes ce qui le surprit un peu, mais pour une fois il n’allait pas s’en plaindre. Ils restèrent ainsi quelques instants dans le vent, jusqu’à ce que l’un d’eux ne rompe le silence.

« Quelque chose ne va pas ?
- Je ne sais pas encore combien de temps cela peut durer.
- … Oh, tu peux diner chez moi ce soir ? Mes parents sont en réunion, on sera tranquilles.
- Hmm… comme tu veux. Je rentre alors, à toute, » dit-il en la saluant d’un signe de main.

Chez Alizire, il n’y mettait pas souvent les pieds. A vrai dire, il ne s’y sentait pas très à l’aise, surtout avec ses parents et sa sœur. La petite sœur, Lynn, ressemble terriblement à son ainée physiquement. Une version miniature à cinq ans d’écart quoi. Elle est très intelligente, assez pour ne pas trop pourrir sa sœur sans raison du moins, et semble apprécier Shim. Au moins, elle est largement supportable et plutôt autonome. Une fois rentré chez-lui, il averti rapidement ses parents et s’allongea sur son lit, regardant distraitement par la fenêtre le soleil décroitre jusqu’à l’heure venue.

La soirée qui suivit se déroula plutôt calmement. Au fond, il était heureux de pouvoir passer une soirée agréable sans avoir à s’isoler comme à l’ordinaire. Il en avait presque oublié cette sensation. Passé le repas, ils passèrent le reste de la soirée à échanger quelques mots. Mais pour lui, c’était sans doute une bonne occasion de mettre au clair ses pensées. C’est plus serein qui retrait chez lui, couvert sous le sombre voile de la nuit.

***

Ce sentiment d’impuissance… ne l’avez-vous jamais ressenti ? Le jeune homme en avait assez de ce rythme infernal, et pourtant il était incapable de s’en défaire. Suivre le mouvement sans se poser de question, c’était ça ou rien. Dressés à faire des taches prédéfinies pour des patrons capricieux qui vous jetteraient à la rue quand ils auraient trouvé plus rentable. C’était peut-être idiot d’assimiler les pires exceptions à une généralité, pourtant c’est bien le message que transmettaient les journaux. Et lui, il n’avait pas l’envie de travailler toute sa vie sans but à atteindre. Pourtant, c’est bien que qui l’attendait au vu de ses faibles capacités. Ses notes chutaient, il restait péniblement au dessus de la moyenne malgré les efforts qu’il essayait de fournir contre sa volonté. Il n’avait plus vraiment le temps de penser à ses rêves, mais il se refusait à les abandonner.

Et puis, il y avait cette envie de vengeance qui le hantait toujours. Toute sa vie il avait encaissé en silence, gardant l’espoir de renverser un jour la tendance. Mais maintenant il se rendait compte que dans ce monde, il n’y parviendrait pas sans utiliser la force. Pour gagner, il faut soit avoir les bonnes relations, soit faire perdre les autres ; toute sa vie il s’était mis l’ordre à dos, il allait devoir la jouer plus agressif. De qui se venger ? Tant possibilités se bousculaient dans sa tête. Son frère se plaçait évidement en tête de liste, mais même les pires coups fourrés, il se sentait obligé de les pardonner. Jusqu’à ce qu’un autre vienne allonger la liste du moins. Mais bon, impossible d’en vouloir à la terre entière, tout simplement.

Quelques semaines avaient passé. Il était trop tard pour qu’il puisse attendre encore d’avantage. Apprendre le maniement de la lame de ses rêves, c’était sans doute le meilleur moyen pour se défendre à armes égales face à des brutes qui ne sortent plus sans leurs potes et leur couteau suisse. Ce beau jour donc, il improvisa une petite visite chez sa tante pour récupérer l’arme tant convoitée. A vélo, ce n’était jamais qu’une petite heure de trajet pour faire l’aller-retour. Pas très compliqué, sachant qu’elle est son mari travaillaient tous les deux et que la cave n’était jamais fermée – et vu l’état de la porte, ça n’aurait pas servit à grand-chose de toute manière. Le couple ne s’en était pas vraiment préoccupé d’ailleurs, puisqu’il l’avait simplement rangé dans un coin pour mieux l’oublier.

En ce qui le concerne, il l’a simplement cachée dans la grange familiale qui dispose un accès secret par le pré situé derrière la maison afin de pouvoir s’entrainer en toute tranquillité. Aucune fenêtre ne donnait sur le terrain, mais il n’était pas à l’abri de d’être épié, ce qui le rendait un poil paranoïaque. Seul, il s’exerçait sans relâche, il extériorisait sa frustration et ce disait qu’un jour, ce serait eux qui crouleraient sous ses coups. Ou du moins, s’ils pensaient avoir affaire au timide garçon qu’ils avaient connu, ils s’en mordraient les doigts. Au final, il se disait que le passé était tout simplement mieux où il était. Ce qui comptait désormais, c’était d’aller de l’avant.

***

Les années passaient avec une lenteur effroyable. Mais le principal, c’est qu’il avait enfin dix-sept ans et son bac – précieux sésame indispensable pour que vos parents vous foutent la paix et que l’on ne vous passe pas au crible à chaque réunion de famille – en poche. En fait, il en avait enfin finit de sa famille. Il allait devoir poursuivre ses études ailleurs, là où on avait daigné l’accepter. Enfin. Dix-sept ans de souffrance dans une prison à ciel ouvert, et la liberté lui tendait les bras. Il faisait sa valise, impassible. Heureux, certes il l’était de quitter ces personnes qu’il peinait chaque jour un peu plus à supporter, mais il devrait aussi se séparer de ces lieux qu’il aimait tant et qui l’avaient vu grandir. Serait-il réellement mieux là-bas, au fond de lui ? Mais le temps n’était plus aux doutes, son choix était fait.

Un petit studio meublé dans une ville inconnue à plus de deux heures de route d’ici, c’était ce qui l’attendait. Des gens différents, des mentalités différentes, et des devoirs à en passer des nuits blanches sans doute. Le lendemain dans la mâtiné, il serait partit. En attendant, il profitait de ses derniers instants ici, seul. Il était déjà tard, et par la fenêtre ouverte son étoile l’appelait, d’un éclat semblable à celui qu’elle avait émit il y a dix ans de cela lorsqu’il avait découvert le Manoir avec Alizire. Cette fois, il y allait pour faire ses adieux. Lui dire au revoir et sceller ce lieu mystique jusqu’à ce jour où ils s’y retrouveraient à nouveau pour contempler les étoiles. Le jeune homme regarda une dernière fois la paire de pistolets scintiller sous le pâle éclat de la lune. Il les avait trouvé dans le grenier, pas loin de l’endroit où il avait laissé sa claymore. Ils avaient appartenu à son grand-père qu’il n’avait jamais connu, un héritage en quelque sorte. Il ferma sa valise et poussa un profond soupir. Il était temps d’y aller.

Là haut, la jeune femme l’attendait déjà au carrefour. Ce n’était pas une surprise, il savait qu’elle serait au rendez-vous. Un sourire, et tous deux se rendirent silencieusement à la clairière. L’herbe avait beaucoup poussé et le chemin n’avait pas été entretenu cette année, il fallait se frayer un chemin à travers la végétation. C’était ainsi, tout comme eux, l’endroit n’avait pas été épargné par le temps mais son charme restait intact. Les deux amis s’adossèrent au muret toujours dressé tel une force de la nature. Le ciel était clair, aussi clair que la première fois.

« J’étais sûre que tu viendrais. Alors c’est vrai, tu pars…
- C’était inévitable. Je ne sais pas si je serais à ma place là bas, mais c’est ma voie. Il n’y a pas de regrets à avoir.
- … Tu vas me manquer, » dit-elle en posant doucement sa tête sur son épaule.

Il lui jeta un bref coup d’œil avant de lever son regard vers les étoiles, murmurant un « Toi aussi… merci pour tout. » que le vent emporta au loin dans le ciel nocturne. Une bien jolie fin à cette histoire, qui n’attendrait que leur retour pour s’écrire une suite à nouveau. Mais cela était sans compter sur le triste jeu du destin.


Chapitre 6 : Retour de flamme

Un nouveau départ, une seconde chance, c’est ce que tous ceux qui ont échoué rêveraient d’avoir. Le rythme était difficile à soutenir, mais il s’y faisait plutôt bien loin de tout ce qui le perturbait tant. Les bruits de la ville lui étaient assez désagréables, surtout de nuit, mais il parvenait tout de même à en faire abstraction. Et puis, il s’était fait un nouvel ami aussi. Ethan, un jeune garçon à la tignasse argentée et ayant la même passion que lui. La principale différence était sans doute qu’il s’avérait bien plus travailleur que Shim, mais il était tout aussi solitaire et flippant que lui. Leur rencontre s’est faite tout à fait par hasard, ils ont simplement fait connaissance en s’alliant pour un travail de groupe. Certes il restait très méfiant et ne partageait pas grand-chose, mais quelque chose en cette personne lui disait qu’il était digne de confiance. Les faits lui avaient donné raison jusqu’à présent, et même s’il ne baissait pas sa garde il était moins tendu en sa présence.

Et puis, il y avait ceux qui ne pouvaient pas le blairer, ce qui devenait rapidement réciproque par leur comportement. Enfin, la plupart du temps, éviter de les croiser suffisait à calmer le jeu. Non, le principal problème restait la racaille urbaine qu’il croisait en rentrant chez lui. Sans doute que son âme d’explorateur ne l’avait jamais quitté, puisqu’il avait rapidement déniché les ruelles sympathiques propres à servir de raccourcis, ou même simplement pour éviter de croiser du monde. C’était sans compter sur les dealers et autres vermines des villes. Il en avait souvent croisé sans vraiment y prêter attention, en fait il s’en fichait royalement. Jusqu’à ce que ça dégénère en fait.

C’était un sombre soir de novembre, comme quoi les ennuis arrivent plutôt vite. Il marchait tranquillement, les mains dans les poches de son manteau lorsqu’un type dans un sweat à capuche l’accosta. Il empestait la clope, déjà pas bon signe.

« Salut.
- … On s’connait ?
- J’crois bien ouais. Fred, ça n’t’rappelle rien ? »

Ah, ce type. Un petit jeune assez bon, mais tout bonnement insupportable et arrogant au possible. Un de ceux qu’il lui avait fallu remettre à sa place une ou deux fois quoi, mais il pensait que l’affaire était close désormais. Il faut croire que non, rien ne s’oublie dans monde.

« T’vas présenter des excuses à mon frère demain, ou j’te fais manger l’bitume, pigé ?
- S’il veut des excuses, qu’il me les demande en face au lieu d’me lancer des piques.
- J’crois qu’t’as pas bien saisit l’message p’tite tête… »

Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres alors qu’il sortait un couteau de chasse de sa poche, mettant son arme bien en évidence devant lui. Ses yeux se plongeaient dans ceux de l’autre y guettant la peur, mais il sembla déçut de ne rien y trouver. Le blond scrutait la lame, attendait la moindre ouverture pour saisir sa chance. Soudainement, il s’écarta avec une telle vivacité que l’autre ne réalisa pas de suite ce qu’il avait fait. Un ricanement mauvais résonna dans la ruelle, puis le type se jeta sur lui couteau au poing. Il parvint cependant à dévier le coup qui glissa sur son pantalon et lui rendit un joli coup de genou dans l’estomac lui fit lâcher son arme. S’écartant rapidement pour parer à toute riposte, il ramassa le couteau adressa un petit sourire en coin à son agresseur qui se relevait péniblement. Un rictus lugubre déchirait son visage.

« Pas mal, tu sais t’défendre. Ecoute juste ce conseil : fais profil bas si tu tiens à rester en vie. »

Il tourna les talons et disparu au coin de la rue. Shim soupira et regarda longuement le couteau pour finalement replier la lame et le ranger dans sa poche. Il était plutôt joli, ça aurait été bête de le jeter. Depuis cet incident, il n’est pas rare qu’il emporte avec lui sa paire de pistolet sous son long manteau noir. C’est toujours rassurant d’avoir de quoi dissuader, même si croiser les forces de l’ordre équipé de la sorte aurait été bien embarrassant. Avoir de bons réflexes ne suffit pas toujours pour rester en vie.

***

Au final, les deux années se sont passées assez bien. Quelques bastons, quelques journées de travail intensif pour rattraper sa flemme – même si au final, il était toujours à la traine – et pas mal d’engueulades, mais on peut dire que ça c’était plutôt bien passé. Il avait enfin son DUT, de justesse mais c’était déjà ça. Et puis, il y avait bien des moments où il prenait son pied tout de même. Enfin pendant les vacances, il retournait quelques jours dans son coin perdu afin profiter du calme de la campagne et vider son esprit. Mais voilà, il fallait bien que ça tourne mal un jour ou l’autre. Il ne trouvait aucun emploi, il vivait de petits boulots quand il n’était pas refusé pour son manque flagrant de motivation. On dirait ce qu’on voudra, servir dans un café, passer la serpillère et ce genre de choses, ça n’était vraiment pas fait pour lui.

Une autre facette de sa vie d’étudiant et ce qui suivit, c’est sans aucun doute l’ennui. Vous savez, quand on a la flemme de faire quoi que ce soit, et qu’on a encore plus la flemme de travailler. Il y en a qui sortent, d’autres qui dorment. Lui, il suivait l’actualité, la politique surtout. Voir les partis s’entretuer et rivaliser de subtilité pour prendre le dessus dans les sondages, jouer à celui qui mentira le mieux pour tromper les plus crédules et prendre le pouvoir… car oui, tout était question de pouvoir. Il y en riait presque. De toute manière, à quoi bon espérer une réforme miraculeuse ? Les conservateurs la feraient passer pour mauvaise et la rejetteraient, il n’y avait plus d’espoir dans la politique actuelle.

Et puis il partageait ses opinions sur le net, sa plus belle erreur. Mais était-ce vraiment une erreur, ou simplement une faute volontaire ? Il en avait sa claque de ce monde, alors il avait envie de gueuler sur les toits tout ce qu’il trouvait aberrant dans la société. Le problème, c’est qu’il n’évitait pas vraiment les sujets sensibles… c'est-à-dire tout ce qui touche au pognon, fraude, corruption et toutes ces conneries qui rongent le système jusqu’à la moelle… et bien sûr la religion avec ce que cela implique. Pas étonnant qu’il se soit mis tout le monde à dos.

Pour couronner le tout, il avait décidé d’expérimenter le hack. A la base, c’était surtout pour clouer le bec d’un guignol qui pétait plus haut que son cul, et puis il y a pris gout. C’était plutôt marrant, mais il évitait tout de même d’en abuser ou de le crier sur tous les toits. Il prenait tout de même quelques précautions, pour son anonymat, mais c’était loin d’être du travail de pro. Un beau soir, la police débarqua chez lui en pulvérisant la porte. Il aurait pu se défendre, sans il n’y aurait pas réchappé et ça n’aurait fait qu’aggraver son cas. De toute manière, cela s’est passé si vite qu’il ne se souvenait déjà plus de l’ordre exact en arrivant au poste de police. Au vu des armes trouvées lors de la perquisition du domicile, il fut directement placé en détention dans l’attente de son procès. Cela aurait pu être une expérience traumatisante, mais pas pour lui. Pas très confortable, de la bouffe assez dégueulasse mais l’ennui, il s’y était fait depuis trop longtemps déjà.


- Chapitre 7 : Briser les chaines de la liberté -

Cette situation avait duré depuis environs deux mois… deux mois qu’il était l’ombre de lui-même. Entouré de personnes qui n’étaient pas mauvaises en elles-mêmes, mais qui avaient un peu dérapé. Ou d’autres qui n’avaient tout simplement pas leur place en ce monde, comme lui. Pourtant, il ne reniait pas ce qu’il était devenu. Il ne demandait qu’une chose, pouvoir se réveiller au grand jour, qu’importe ce qu’il lui faudrait surmonter.

Et le grand jour est arrivé. Il avait voulu être en forme pour ce jour, garder en sa mémoire une trace de cet évènement. Juste entendre quel nouveau genre d’idioties ils allaient pouvoir débiter pour l’occasion. Mais peu avant le procès, son avocat lui avait fait une offre. Une offre bien étrange… le jeune homme savait qu’il était perdu, tout autant que celui qui le défendrait, mais il avait un argument à faire valoir tout de même.

« Mr Etaqua, voilà ce que je vous propose. Vous vous engagez comme taupe au service du gouvernement, et si vous menez à bien votre mission, vous serez probablement… acquitté.
- Hmm… taupe ?
- Eh bien, vous devrez simplement infiltrer Underland et collecter des informations pour voir si tout ce passe bien, vos talents en informatique pourront vous être utiles. Je vous avais prévenu, vous n’aviez que très peu de chances d’y échapper. C’est peut-être là votre seule chance de réintégrer un jour la société. »

Le blond resta perplexe. Il avait lut les actualités, ce que racontaient les médias sur l’Underland agaçait beaucoup le gouvernement. Mais d’un autre côté, c’était ça ou rien. Avec un peu de chance croupir en prison pendant quelques années avant de réintégrer une société qui ne voulait pas de lui, ou être cloitré dans une prison souterraine jusqu’à la fin de ses jours en tant que prisonnier… pas beaucoup plus attrayant. Il n’était pas sûr de revenir, mais il gardait espoir. Ces personnes voulaient se débarrasser de lui, il se refusait de leur donner raison. Il avait une amie qui tenait de lui, il ne voulait pas la laisser tomber comme tous ces pourris l’auraient fait. Abandonner ne sera jamais une option pour lui, pas tant qu’il aura une raison de continuer.

« Si j’accepte, j’aurais le droit d’emporter quelques affaires ?, interrogea t-il, dubitatif.
- Hum, oui, je pense que cela peut s’arranger.
- Ca marche. »

***

Le procès fut long. Il sentait le poids de tous ces regards inquisiteurs rivés sur lui, son cœur battait fort, mais il faisait mine d’être détendu. De temps à autres, il souriait aux magnifiques tournures de phrases du procureur qui faisait des pieds et des mains pour l’enfoncer chaque fois un peu plus. Ce n’était pas du meilleur effet sur le juré, mais il s’en fichait ; le verdict, il le savait déjà. Il laissait toute sa haine s’imprégner du mépris contenu dans tous ces regards que l’on lui lançait pour mieux la leur rejeter à la face lorsqu’il descendrait. Au fond, c’était presque un cadeau qu’on lui faisait de l’envoyer en enfer. Cela arrangeait tout le monde, d’une certaine façon. Quel genre de tête de mule était-il, pour s’évertuer à vouloir harceler ces honnêtes gens, alors ?

« La force de ceux qui gouvernent n’est réellement que la faiblesse de ceux qui se laissent gouverner. »

Il ne voulait plus être faible. Il l’avait suffisamment été, déjà bien trop à son gout. Ne pas se laisser diriger par ceux que l’on trouve injuste, si beau à dire, mais purement utopique. Le potentiel corruptif du pouvoir est sans pareil, il y en a tant qui ont des intérêts à préserver. Et dans sa tête, les rôles s’inversaient. C’était lui qui jugeait les mauvais, lui qui allait les bannir dans ce sous-monde dont on préfère ignorer tout de peur de tracasser notre conscience.

Enfin les délibérations. Plus que quelques heures à attendre, pour la forme, faire croire que l’on a cherché la sentence la plus juste. L’annonce du verdict. Le juré à délibéré, blablabla, « Allez, abrège ! » se disait le futur condamné intérieurement. Son rythme cardiaque s’accélère, malgré lui il ne pouvait s’empêcher de croire au miracle. Mais non, ce n’était pas pour cette fois. La séance fut levée, les gens se lèvent, il devinait sans les voir de petits rictus de satisfaction discrètement réprimés. Bientôt, il allait quitter ce monde.

***

Peu avant son départ, sa valise étanche préparée et bouclée avec tout le matériel qu’on lui avait permit de récupérer, il eut le droit à un dernier coup de fil qu’il adressa à son amie d’enfance. Elle était en pleurs, cela lui faisait mal de l’abandonner de la sorte, il versa quelques larmes lui aussi. Mais il lui promit qu’il reviendrait. Il ne savait pas quand, mais il reviendrait. Et ce jour, son étoile brillera encore de milles feux en leur honneur.

Brusque retour à la réalité lorsqu’on lui présenta le long toboggan de ferraille. Le passeur lui transmet quelques recommandations, quelques règles de bases pour ne pas se faire tuer trop vite soi-disant. Non sans lui laisser entendre subtilement qu’il ne reviendrait pas. Eh bien, cela lui fera de la pub quand il remontera, le premier à en être sortit vivant, c’te classe… Tout en écoutant d’une oreille distraite tout ce baratin qu’il oublierait bien vite quoi qu’il arrive, il se glisse doucement dans le tube froid et sale. Le temps se fait long. Dans moins d’une dizaine de secondes, il chuterait vers les profondeurs de la Terre. … trois… deux… un… plus rien. Une obscurité totale, juste le frottement de son manteau sur le métal rugueux et un « plouf ! » assourdissant.

Instinctivement, il remonte à la surface sans saisir ce qui vient d’arriver. Un type lui fait signe de le rejoindre et lui souhaite la bienvenue puis lui indique la mairie. Impassible, le jeune homme repêche sa valise tombée à sa suite et suit les instructions en scrutant les alentours. Un rêve, sans doute. Tout ce monde souterrain lui semblait irréaliste. Ensuite viennent les formalités administratives, l’assignation des tâches en fonction des compétences et l’attribution du logement. Enfin, la paperasse quoi.

Les premiers jours furent assez difficiles, le temps de l’adaptation. On a rapidement voulu le tester, mais les quelques-uns qui avaient essayé s’en sont mordus les doigts. Shim s’était vite fait une petite réputation dans le coin, pas comme une personne respectée – tout le contraire en fait – mais plutôt quelqu’un à ne pas prendre à la légère derrière son apparence faible et chétive. Quand à son boulot de taupe, il ne le prenait pas vraiment au sérieux. Pas plus qu’il n’a eut de nouvelles de ses employeurs depuis, et il préfère mémoriser que de tenir un carnet de bord. En ces lieux, c’est plus prudent…

Voilà deux mois qu’il s’est installé à Underland. Finalement, il s’est assez bien adapté à cette vie. Les bagarres sont juste un peu plus violentes, mais il peut se permettre de trimbaler sa claymore avec lui si cela lui chante alors il prend son pied. Peut-être qu’il n’a jamais tué contrairement à la plupart des bandits qui vivent ici, mais dissuader par la souffrance est tout aussi efficace. Et puis ici, il a un travail au moins – même s’il faut parfois taper du poing sur la table pour sortir les oursins des poches du patron – c’est toujours mieux que là haut. La seule chose qui lui manque vraiment, ce sont bien les étoiles et Alizire. Mais même à travers le plafond opaque, il sait que son étoile vieille sur lui.



Dernière édition par Shimaray Etaqua le Dim 11 Nov - 21:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Ven 9 Nov - 16:16

Voilà, terminé. Désolé pour l'histoire de 15 kilomètres, j'crois que j'ai un peu abusé ça rentrait même plus dans un post ^^'. Normalement c'est bon et devrait pas y avoir trop de fautes. Hâte de jouer, et de malmener ce pauvre Jack surtout ~.
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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Dim 11 Nov - 20:11

Bienvenue à toi.
Ta fiche est super, je t'ai envoyé un mp avec les fautes que j'ai pu voir. Et j'ajoute qu'il te manque un petit truc du règlement pour que je te valide. Donc voilà, va le relire, corrige tes fautes et je te valide avec grand plaisir ~


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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Dim 11 Nov - 21:09

Merci pour les fautes, c'est vrai que même sur word, ya toujours un mot ou une lettre qui saute ^^' *lance un regard noir à son clavier*. Pour le truc du règlement, vu qu'vous disiez qu'il était bancal j'pensais que c'était pas la peine... enfin bref, à vot' service c'est fait !


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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Dim 11 Nov - 21:32

Eh bien je te valide de ce pas ^^


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MessageSujet: Re: Une tempête se prépare...   Lun 19 Nov - 18:54

Toi, je t'aime. ♥

Si j'avais si j'avais ça
Je serais ceci je serais cela
Sans chose je n'existe pas
Les regards glissent sur moi ♪

Le reste, osef, mais quiconque met du GOLDMAN dans sa fiche est merveilleux. C'tout.

J'suis très en retard, j'sais, d'solée. Mais mieux vaut tard que jamais. Alors bienvenue, jeune padawan goldmanien. ♥


Und der Haifisch der hat Tränen, und die laufen vom Gesicht. Doch der Haifisch lebt im Wasser so die Tränen sieht man nicht.  In der Tiefe ist es einsam und so manche Zähre fließt. Und so kommt es, dass das Wasser in den Meeren salzig ist.

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Une tempête se prépare...

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