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 Nuit nocturne [Libre]

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Laisse-moi dessiner ta noirceur.
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MessageSujet: Nuit nocturne [Libre]   Mar 9 Oct - 19:43

Spoiler:
 

Il faisait nuit depuis déjà un bon bout de temps. La ruelle dans laquelle Jack se trouvait était éclairée par un réverbère qui ne fonctionnait plus. Donc niveau lumière, c'était pas terrible. Mais bon, il ne s'en plaignait pas, le jeune homme. Sans doute parce qu'il ne le remarqua même pas. Oui, sans doute parce que ça faisait un moment qu'il marchait sans regarder où il allait. Sans même se rendre compte qu'il était en train de marcher. C'était un miracle qu'il ne se soit pas encore pris de...

-Ach !

Ah bah voilà, il venait de se prendre un mur. Bon, au moins, ça lui permettait de revenir à lui. Il regarda autour de lui pour savoir où il était. Mais il ne vit pas grand-chose, en raison de l'éclairage laissant à désirer. Mais où avait-il encore atterrit ? Il se remit à marcher maladroitement, en manquant de se casser la figure à plusieurs reprises sur un quelconque objet qui traînait par terre, (ou pas d'ailleurs. Comme s'il avait besoin de ça pour perdre l'équilibre) et il finit par arriver dans une autre ruelle avec cette fois-ci un réverbère qui fonctionnait déjà mieux. Il put donc constater qu'il était... qu'il était... pas là où il voulait aller en tout cas.

A vrai dire, il cherchait sa piaule depuis le début de l’après-midi, sans succès. Il fallait dire que sa méthode de recherche n’était pas terrible. Ce n’était pas vraiment une méthode d’ailleurs. Il cherchait l’espace de trois secondes avant de plonger dans ses pensées tout en continuant de marcher et au final, quand il en sortait (au bout de plusieurs minutes, pouvant aller jusqu’aux heures, suivant le temps qu’il prend à se prendre un mur/réverbère/ivrogne), il se rendait compte qu’il ne savait pas où il était. Il faut dire que c’était tellement plus passionnant de se demander si un écureuil à trois pattes aurait plus de facilité de marcher à cloche-pied qu’un hérisson à cinq pattes. Enfin voilà, d’où le fait qu’à la nuit tombée il soit toujours en train de chercher. Bah, tant pis, il dormirait dehors. Après tout, il cherchait sa piaule, mais s’il ne la trouvait pas, ce n’était pas la fin du monde. De toute façon, ça faisait un moment qu'il n'était pas rentré. Il commençait à avoir l'habitude. Mais un jour, il faudrait vraiment qu'il la retrouve, sa maison. Et qu'il mémorise le chemin. Enfin...le mémoriser ne servirait sans doute à rien vu qu'il changerait suivant l'endroit d'où il part. En plus, vu ce que ça avait donné aujourd'hui, même en mémorisant le chemin, ce n'était pas gagné, parce qu'à tous les coups, il ne ferait pas attention où il irait et il finirait à l'opposé de sa destination. Et pour couronner le tout, ce n'était pas son super sens de l'orientation (ironie ironie) qui allait l'aider. Mais bon, tant pis. Il s'en remettra. Il en était déjà remis de ne sans doute pas pouvoir rentrer chez lui. De toute façon, il n'avait rien à y faire. C'était juste histoire d'avoir un toit au-dessus de sa tête en allant dormir. Non, ce n'était même pas par peur de se faire tuer en dormant dans la rue. Jack pensait décidément à beaucoup de choses, mais que des choses inutiles. Les choses qui sont pourtant simples à penser, qui sont même du domaine de l'instinct, ce n'est pas encore ça.

Bref. Et maintenant ? Eh bien maintenant, Jack se sentait un peu fatigué. Même s'il n'en avait pas eu conscience, il avait marché tout l'après-midi. Il commençait à avoir un peu mal aux pieds. Il s'assit donc par terre, contre un mur. Il regarda le réverbère qui avait des faiblesses de temps en temps. Il clignotait. Comme si la lumière mourrait, puis revenait à la vie, pour re-mourrir et ainsi de suite. Une vie comme ça...ou plutôt une mort comme ça...ça devait être horrible. Surtout si la mort est douloureuse. Si chaque personnes pouvaient mourir plusieurs fois dans d'atroces souffrances... ce serait bien. Et puis ce serait un jeu marrant. Arracher à l'infini le coeur de quelqu'un. Plutôt fun. Il y avait un personnage de la mythologie grecque qui avait mal fait son travail et qui se retrouvait à se faire manger le foi constamment par des piafs, sans pouvoir mourir, avec le foi qui revient indéfiniment pour que la douleur soit continu. Mais à force, est-ce qu'on s'y fait, à cette douleur ? Ou est-ce que on hurle à la mort sans pouvoir mourir ? Très bonne question. Le problème, c'est qu'il n'y avait pas de réponse étant donné que des personnes immortelles n'existent pas. De ce côté-là, c'était dommage. Cela resterait une question sans réponse. D'un autre côté, tant mieux. Tout le monde mérite de mourir. Tous les êtres humains devaient mourir. En souffrant. C'était là tout ce qu'ils méritaient. Voir leur existence prendre fin en hurlant de douleur physique ou mentale.

Ces pensées avaient le don de donner le sourire à Jack. Il en sortit quand le réverbère resta allumé un peu plus longtemps qu’à l’accoutumé. Il fixa cette source de lumière qui avait décidément un rythme très irrégulier. Puis il s’en désintéressa pour regarder le ciel. Enfin le « ciel ». Ce qui servait de ciel ici. Avec des trucs qui servaient d’étoiles. Qu’est-ce que c’était au juste ? Des lucioles ? D’ici, il ne voyait pas très bien. Mais bon, qu’importe. Que ce soit des lucioles, du néon ou des bottes phosphorescentes, ça restait des…trucs qui n’étaient pas des étoiles. Mais bon, il n’allait pas reprocher au gars qui avait eu l’idée…bah d’avoir eu l’idée, justement. Il regarda donc les fausses étoiles. Un groupement d’entre elles faisait penser à quelqu’un en train d’égorger un gamin. Un autre, un cadavre avec un couteau dans le ventre et un qui lui traversait le cerveau. Et là, un serpent en train de manger le bras de quelqu’un.

...Oui, non, il fallait vraiment avoir de l'imagination pour voir tout ça dans ce qui servait d'étoiles. Il faut dire que Jack a toujours eu le chic pour voir des trucs bizarres dans ce qui paraissait pourtant normal. Vous savez, c'est comme les genres de tests où vous devez dire ce que vous voyez dans une tâche noire. Là où la plupart des gens voient un lapin, lui il voit un homme complètement démembré avec deux poutres enfoncés dans le cerveau. C'est tellement plus marrant. Et de toute façon, dans ce genre de test, on ne peut rien vous reprocher parce que vous pouvez voir ce que vous voulez, allant du couple qui se dispute à la scène de meurtre en passant par la horde de chevaux sauvages gambadant joyeusement dans la prairie. Ou tout simplement une tâche.

Enfin bref, Jack contemplait ces petits trucs brillants non identifiés sur le plafond-ciel. Il était tellement absorbé par la pseudo-étoile du berger qui était en train d'envoyer une branche transpercer le coeur de la petite ourse qu'il ne se rendit pas compte du bruit de pas qui se rapprochaient.


Si être bizarre signifie être différent, alors être bizarre n'est pas forcément une mauvaise chose.
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MessageSujet: Re: Nuit nocturne [Libre]   Mar 13 Nov - 20:42

Un léger crissement métallique déchirait le silence nocturne. Le genre de son discret qui vous fait interrompre vos activités, comme s’il était précurseur d’un sinistre évènement. La lourde épée traçait son sillage dans la poussière, brillant d’un éclat livide à la pâle lueur des lampadaires. Parfois butait sur une pierre ou quelque autre objet trainant sur le chemin, et la douce mélodie ainsi composée résonnait tristement dans le quartier, pleine de mélancolie. Mais personne n’était là pour l’entendre… ou presque.

Les yeux rivés au sol, je glissais sur le sol enveloppé dans ce voile d’obscurité tel une ombre mouvante. De loin, on pourrait croire à une âme errante et tourmentée en quête d’une quelconque vengeance, corps sans vie se déplaçant sans bruit si ce n’est la sinistre mélodie jouée par la masse métallique qu’il trainait. Ce que je faisais ici ?... bonne question. Comme à mon habitude, ne trouvant pas grand-chose de mieux à faire, une promenade nocturne s’imposait d’elle-même. Risqué parait-il, mais ce n’est que foutaises quand on sait tirer parti de l’environnement et se fondre dans le royaume des ombres. Le fait que les habitants du coin croyaient en une telle chose est bien utile d’autre part, car cela limitait considérablement le nombre de personnes potentiellement croisés en chemin.

Le crissement s’interrompit subitement. La lumière semblait danser par ici, faiblissant de temps à autres en animant les ombres à la manière d’un feu de camp. Je levai les yeux vers le fautif, un lampadaire un peu tordu et pas très récent à première vue. Une présence… quelqu’un était là, à me regarder. Discrète sans doute, elle ne semblait pas bouger. Mes yeux scrutèrent la pénombre, devinant une vague silhouette se détachant d’un mur. Hostile ? Sans doute pas, bien trop passif. Je pouvais sentir d’ici l’énergie débordante qui l’animait… sans blague.

Après un haussement d’épaules, j’allais pour reprendre mon chemin lorsque ma main trouva un objet froid et rond dans la poche de mon manteau. Il est vrai que j’avais la fâcheuse habitude de ramasser quelques babioles inutiles qui trainaient parfois, allant de la clef d'un casier quelconque oubliée sur le fauteuil de la cafétéria au trombone laissé sur le bureau au boulot. La chance avait voulu ce que soit une pièce d’un euro du monde d’en haut, ou plus exactement un jeton l’imitant. On aurait bien pu confondre les deux, pour peu qu’il n’y ait pas ce petit trou en bordure et que la peinture n’ait pas été en train de foutre le camp. D’un geste, je la plaçais sur mon doigt pour l’envoyer à ce qui devait être, à mon avis, un pauvre clochard n’ayant pas trouvé d’endroit plus sûr pour passer la nuit. Un vague sourire s’esquissa sur mon visage lorsque je constatai le succès du tir – en plein dans l’œil droit, quelle classe – puis je reprenais tranquillement ma marche, tournant le dos à ce clochard sans grande importance à mes yeux. Ou peut-être était-ce un ivrogne, un drogué, ou encore un débauché ? Qu’importe, cela n’avait pas grande importance… et pourtant, je ne pouvais m’abstenir de réfléchir sur la question. Probabilités mathématiques, vous savez ce que c’est… et puis finalement tout laisser tomber, lassé de me torturer les méninges pour une pareille idiotie.

Soupir. Je levais les yeux au ciel, regardant vaguement les étoiles. Peut-être que ces imitations trompaient les gens du coin, mais pour quelqu’un qui les regardait depuis tant d’années, ces substituts faisaient bien pâle figure. Les astres ne sont pas que de simples points lumineux sur la voute céleste, il fallait être bien naïf pour croire le contraire. Quelques fois, je croyais même y voir la mienne, d’étoile… mais ce n’était qu’un mirage dut à la fatigue. Je serais bien curieux de savoir ce qu’ils utilisent, tout de même. Une projection holographique du ciel en trois dimensions et en temps réel, ce serait chouette.

Hmm… tiens, j’avais mal aux pieds tout d’un coup. Rien qu’à y penser la douleur ne s’en faisait que plus intense, ce qui m’incita à m’asseoir sur un petit muret. Je posai délicatement ma lame contre ma jambe, l’inclinant doucement pour jouer des reflets de lumière sur le métal. Un passe-temps indémodable, il m’arrivait souvent d’y avoir recours pour tuer le temps tout en pensant à quelque chose d’autre, bien que tout aussi futile et inintéressant. Après un bref coup d’œil à ma montre, je constatai qu’il serait tant que je rentre chez moi. A moins qu’une chose inattendue ne vienne troubler l’équilibre spatio-temporel de ce monde, allez savoir…

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Nuit nocturne [Libre]   Lun 19 Nov - 20:53

Et si en fait ces petits trucs là-haut, c'était pas des dessins mais des énormes boules bien lourdes ? Ce serait pas mal si l'une d'entre elle se décrochait pour tomber pile sur un pecnot qui passait justement par là et qui n'aurait manifestement pas dû passer par là. Il se brise le crâne, le cou, les os qui sortent de la peau... Et du sang. Beaucoup de sang. Comme ce serait bien. Et puis après, pour remplacer « l'étoile » qui est tombée, on accrocherait son cadavre. Il ne faudra pas s'étonner de voir des gouttes de sang tomber du ciel. Quoi que de toute façon, ça n'étonnerait sans doute personne ici. Mais qu'est-ce que ce serait bien. L'ennui, c'est que les cadavres, ça ne se voit pas dans la nuit. Donc il n'y aurait plus vraiment d'étoiles. Remarque, avoir ces pseudo-étoiles ne remplaçaient en rien les vraies. Enfin bon, pour Jack, ce n'était pas non plus comme quelque chose de primordial. Parfois il s'était allongé sur le sol pour regarder les astres briller dans le ciel nocturne. Mais ça ne durait que quelques secondes avant qu'il ne parte pour un autre monde, celui de ses pensées. N'empêche que. Ces trucs à quelques mètres au-dessus de sa tête... Ils étaient nuls. Sauf si c'étaient des cadavres. Ce qui serait étonnant vu que si c'était le cas, on ne les verrait pas.

Et sur cette pensée ô combien constructive, un élément extérieur vint perturber le fil de la réflexion du jeune homme. Cet élément extérieur, c'était une douleur à l'oeil droit. Chose pas vraiment très commune. Il faut bien l'avouer, ça n'arrive pratiquement jamais de se faire mal à cet endroit. Surtout quand on ne bouge pas. Mais bon, il fallait croire que Jack était né sous une mauvaise étoile -ou un mauvais cadavre- parce que les trucs improbables, ça avait tendance à lui arriver souvent.

Enfin bref, il ressentit donc cette douleur, qui le tira de ses rêves. Il venait manifestement de se prendre quelque chose dans l'oeil. Mais quoi ? D'une main, il se frotta l'endroit endolori et de l'autre il chercha ce qui avait bien pu le tirer de son occupation. Sa main se referma sur un objet fin, froid et rond. Il le regarda. Beurk. Première réaction. Une pointe d'agacement peut-être. Ou plutôt d'énervement. Ce qu'il avait dans la main était très certainement un des objets qu'il détestait le plus dans cet univers. Et pourtant, des objets qu'il déteste, il n'y en a pas beaucoup. Dans sa main se trouvait une pièce. Bon, certes, c'était une fausse. Mais Jack n'avait pas passé sa vie dans le monde d'en-haut à observer les pièces de monnaies donc il ne le remarqua pas. En plus, elles changent d'un pays à un autre. Alors voilà, il ne s'était jamais vraiment intéressé à ce truc donc il n'avait qu'un oeil de j'y-connais-rien sur cette chose. En tout cas, le simple fait de la voir, ça lui rappelait trop de mauvais souvenir. C'est fou comme un simple objet peut vous inspirer une si grande haine, alors que l'objet en lui-même ne vous a strictement rien fait. A vrai dire, le truc, ce n'était rien de plus qu'un peu de métal. Pas très résistant en plus. Un bon coup d'acide nitrique et il n'y a plus rien. Mais bon, ce qu'en avait fait la société, de ce machin rond, ça faisait tout le mal du monde.

D'ailleurs...Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tout le monde là-haut cherchait absolument à se procurer ce genre de choses ? Qui est le crétin qui un jour a dit « on va arrêter le troc, on va créer des machins ronds et on l'échangera contre ce qu'on veut ! ». Et le pire, c'est que visiblement, les autres ont répondu « ah mais ouais ! Très bonne idée ! ». Quelle bande d'imbécile. Ces abrutis avaient créé la richesse et la pauvreté. Ils venaient d'apporter le troisième pire mal qui pouvait exister, le premier étant l'être humain en lui-même et le deuxième...bref. Après, il y a ceux qui disent que l'argent fait le bonheur. Pour Jack, c'était clair, l'argent faisait le malheur. M'enfin bon, il n'était pas vraiment objectif sur ce coup-là.

Bref, tout ça pour dire qu'il détestait les choses semblables à celle qu'il avait actuellement dans sa main. Comme se faisait-il qu'elle s'était retrouvée là d'ailleurs ? Parce que... atterrir sur son oeil, quoi. Il se doutait que c'était pas tombé du toit. Ni du ciel. Ah nan ! Si les étoiles du coin qui sont déjà nulles à en mourir étaient en plus constituées d'argent, alors là... Underland était vraiment un endroit pourri ! Et encore... pourri, c'est pour rester poli. Pas de vulgarité voyons. Même si Jack en pensait mais de toute façon, c'était dans sa tête, donc c'était en grec et il n'y aura pas de traduction à votre disposition pour traduire les vulgarités, désolé. Enfin bref, cette pièce, d'où est-ce qu'elle venait ?

Jack regarda aux alentours. Avec son oeil qui ne lui faisait plus mal, c'était chose aisée. D'autant plus que l'autre étant caché derrière ses cheveux, c'était plus simple d'avoir celui qui ne l'était pas opérationnel de nouveau. Et il vit non loin de là une silhouette qui s'asseyait dans un coin. Bon bah pas besoin de chercher le coupable plus loin. Il ne chercha pas pourquoi cet inconnu lui avait balancé cet objet, à vrai dire il s'en fichait un peu. En tout cas, il allait lui rendre la monnaie de sa pièce ! (C'était le cas de le dire).

Il referma sa main sur l'objet tant haïs en regardant le coupable et future victime. Puis d'un geste brusque, il envoya la pièce à son propriétaire. Direction...Bah un peu dur à dire étant donné qu'il faisait nuit et que Jack ne pouvait discerner qu'une ombre dans l'obscurité. Enfin bref, il l'envoya dans la direction de l'ombre en question en marmonnant un truc du genre « reprend-la ta fichue pièce ». En regardant la trajectoire, il n'y avait aucun doute qu'il avait touché la personne désirée. Il estima d'ailleurs que c'était la tête qu'il avait atteint. Par ailleurs, il n'était même pas sûr que c'était bien cette personne qui lui avait envoyé ce truc-là en pleine figure. Si ça se trouve, ce n'était pas elle. Mais bon, Jack n'avait vu personne d'autre, ce qui ne justifie rien, en soit. Mais bon, il n'allait quand même pas avoir de remord. Si c'était la bonne personne tant mieux, si la personne était innocente, tant pis.

De toute façon, c'était une pièce qu'il avait balancée. Comme on dit dans le monde d'en-haut, ça fera un heureux. Ou un borgne.

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MessageSujet: Re: Nuit nocturne [Libre]   Ven 23 Nov - 23:11

« Reprend-la, ta fichue pièce ! »

Ces paroles à peine distinctes dans ce qu’avait baragouiné l’autre ne me surprirent même pas. Tout ce que je constatai, c’est qu’il troublait le silence nocturne, voilà tout. Tournant vaguement la tête sur le coté, mes yeux vifs perçurent un furtif miroitement à la lumière du lampadaire. Puis un léger choc sur mon épaule. Je localisai rapidement la position de l’objet brillant et l’interceptait d’une main après son rebond. Ouvrant mon poing, un léger sourire se dessina sur mes lèvres lorsque je reconnus la pièce que je lui avais lancée. Deux options : soit il avait discerné l’imitation et en avait logiquement déduit que je le prenais pour un idiot, soit c’était un clochard un peu atypique blessé par l’argent et qui ne pouvait plus le voir en peinture. Nul de besoin de réfléchir des lustres pour valider la deuxième hypothèse, au vu de l’obscurité ambiante.

Quelle attitude adopter en ce cas ? L’ignorer et rentrer chez moi, ou considérer cela comme un affront et se tailler un étendard dans ses vêtements ? Beh tiens, pour une fois que j’ai une pièce, tirons à pile ou face. Alors… face je lui mets un vent, pile une rouste. C’est partit !

Un léger tintement métallique résonna, signalant que la pièce avait été lancée. Lorsque j’attrapai la pièce entre mes doigts, je retins un instant ma respiration comme pour simuler le suspense. Voyons ce que mon étoile à décidé de me donner... pile. Je rangeai la pièce dans ma poche, puis me relevai en fixant ce clochard inconnu assit à l’ombre du mur. Une soudaine envie de contrarier le destin me pris. Une envie de lui dire merde, et de laisser tomber ces bêtises.

Et puis soudain, un bruit de pas lourd retenti, typiquement celui de l’ivrogne qui revient de la taverne un peu tard, qui n’arrive plus à trouver sa maison et encore moins à marcher droit. Ce coup-ci, c’était un gros baraqué d’une quarantaine d’année, les bras musclés ornés de tatouages occultes. Un pas à gauche, deux à droite, un en arrière, quatre à gauche… et vlan, le voilà qu’il trébuche sur le malheureux clochard et se vautre de tout son long sur le dos. Un câlin remplit d’amour au bon vieux planché des vaches en somme. Il mit au moins trente bonnes secondes pour reprendre conscience mais, ne trouvant la force de se relever, bascula en arrière et s’adossa au mur à côté de l’autre anti-monétariste. Une forte odeur de vodka dut parvenir à ses narines lorsqu’il se mit à lui parler de sa voix pâteuse.

« Héééééé keupin !... C’était coooool la teuf mec *hips* mé tu dis pas à ma meuf, chinon *hips* va encore croire que *hips* m’suis encore tapé la serveuse ! Mé ch’est pas vreuh, seulement les dimanches ! *hips* »

Je roulai les yeux devant cette scène ridicule. Ce type devait prendre le clochard pour un de ses amis ou un truc du genre, à moins que ce ne soit vraiment le cas… ce dont je doute sérieusement vu qu’il crache littéralement sur l’argent. J’attachai ma claymore dans mon dos et tournais les talons quand l’ivrogne m’interpella subitement, chose qui me figea instantanément dans mon mouvement.

« Eh toiii là, *hips* peuquoi tu r’gardes mon keupin de travers ? Vais t’démonte ta sale gueule ! *hips*
- L’alcool grille les neurones parait-il. Encore faudrait-il en avoir.
- Quewah ? Qu’es c’tu dis keunard ? *hips*
- See ya. »

Sur ces mots, je repris le chemin de ma piaule sans perdre une seconde de plus. Un marrant cinq minutes, mais les blagues les plus courtes sont les moins longues. Enfin les meilleures, mais je me comprends. Le type bourré qui s’était levé maladroitement se tourna alors vers le clochard – ou plutôt la poubelle à deux mètres de lui, mais le sens de l’orientation et l’alcool, ça ne fait pas bon ménage non plus il faut croire – et lui dit :

« Fredo mon poto, vins ‘vec moa, va lui casser la gueule à c’t’enflure ! »


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MessageSujet: Re: Nuit nocturne [Libre]   Lun 3 Déc - 20:40

Il avait osé.

Pour information, Jack venait de se prendre un ivrogne. Chose assez peu fréquente. Parce qu’en soit, un ivrogne qui tombe, c’est assez récurant chez les amants de la boisson. Mais quand on pense à l’immensité de la place qu’offrait Underland, c’était assez improbable que se soit pile sur Jack que celui-ci décida de se casser la figure. Le grec était définitivement quelqu’un de malchanceux. Heureusement que Jack ne croyait pas aux choses comme la chance, sinon il aurait passé sa vie à la chercher pour l’égorger vite fait bien fait. Parce qu’autant d’acharnement, ça commençait à être lourd.

M’enfin bon, il fallait beaucoup plus à Jack qu’un ivrogne pour le mettre en colère. Mais alors beauuucoup plus. Il se contenta donc de repousser le truc qui alla se caller contre le mur à côté de lui. Il semblait parler de…de… en fait, Jack n’écoutait pas vraiment ce qu’il disait parce qu’il n’en avait strictement rien à cirer. En plus, quand un mec bourré parle, c’est rarement des trucs philosophiques qui sortent de leur bouche. La preuve, c’était que cet abruti confondait Jack avec quelqu’un d’autre. Et pourtant, Jack n’est pas le genre de personne qu’on confond avec une autre personne. Il devait en avoir sifflé, des verres, celui-là. C’est ainsi donc qu’après avoir entendu les premières paroles du mec en face de lui, il s’en désintéressa. Jusqu’à ce que cet imbécile ne commette l’erreur suprême.

En trèèès peu de temps, Jack passa de l'état désintéressé de la situation à un état très énervé. Et comme dit plus haut, pour énerver Jack, il faut y aller. Et ce gars avait réussi. Il avait osé. Osé quoi ? Pour un simple témoin de la scène, il n'avait a priori rien fait qui puisse mettre le jeune homme dans un tel état. En fait, il fallait juste être dans la tête du grec pour le savoir. En tout cas, il entra dans une de ses colères noires. Le genre de colères qui arrivent très rarement. Mais que quand elles arrivent, il y a toujours de la casse. Mais avant cela, il faut un peu laisser la colère montée. C'est ce qui se passa. L'homme bourré se leva, ce fût à peu près à ce moment que le processus commença. A peu près à ce moment que Jack ressentit une énorme colère monter en lui. A ce moment-là, tout ce qui l'entourait n'existait plus à son sens. Enfin, comme d'habitude. Sauf que là, il était énervé, donc ce n'était pas vraiment la même sensation que lorsqu'il rêvassait. Tout se figea. L'homme bourré qui était à présent debout. C'était comme s'il avait disparu. Le mur contre lequel il était calé. Il n'y aurait pas eu de mur qu'il n'aurait pas remarqué la différence. Il n'y avait que lui et ce sentiment de colère intense qui ne faisait que grandir.

Il resta comme ça un bon moment. Quand il se reprit, ne serait-ce qu'un peu, lorsqu'il se rendit compte que l'ivrogne était toujours là -au bout de pas mal de secondes, quand même-, Jack se leva. L'auteur de sa soudaine colère s'était avancé vers l'autre inconnu qui avait le mérite d'être sobre, lui. Mais Jack ne fit pas attention au deuxième homme. Pour l'heure, il n'y avait que cet *miaou* d'ivrogne. Il avança vers lui. D'un pas lent. Il ne fallait pas aller très très vite pour le rattraper de toute façon. Cet idiot n'était pas foutu de mettre un pied devant l'autre. Par contre, mettre un pied derrière l'autre, ça, il le faisait souvent, si bien qu'il faisait 3 pas en avant pour 2 pas en arrière. Le fait est qu'il avançait. Mais la somme de ses déplacements n'était pas glorieuse. Jack se retrouva rapidement derrière lui. Et une fois qu'il y fut arrivé, il s'arrêta. L'autre se retourna. Il avait du sentir que son « pote » l'avait rejoint et il devait sans doute vouloir s'en assurer. Jack avait des yeux bleus. Mais ça ne lui empêchait pas de lancer les plus noirs des regards. Cependant, l'ivrogne n'eut pas à se plaindre longtemps de ce regard, car à peine 2 secondes après avoir aperçu son « ami » lui lancer un regard pareil, l'ami en question lui mit un coup de poing monumental en plein milieu du visage. Jack n'avait pourtant pas un physique qui laissait supposer une telle force. Mais bon, comme tout le monde, quand il y a la colère, la force est souvent plus grande. En tout cas, la violence du coup, combinée au taux d'alcoolémie qu'il devait y avoir dans son sang, le mec bourré fit quelques pas en arrières sous le coup et tomba sur le gars sobre. Arrivé là, il ne trouva rien de plus intelligent à faire que de vomir sur le gars sobre en question. Jack regarda la scène quelques instants. Jamais il ne pardonnerait à ce type pour ce qu'il avait fait.

Il avait osé marcher sur son écharpe.

Et là, c’est vrai, je ne l’avais pas mentionné précédemment. Je vous propose de remonter quelques secondes en arrières. Là, vous voyez le mec bourré assit juste à côté de Jack ? Voilà, regardez bien la scène. Il se lève et paf ! En se levant, il pose un pied sur l’écharpe ! Vous avez vu ? Voilà, retournons au présent.

Donc nous en étions à Jack qui regarda la scène du gars bourré en train de vomir sur le gars sobre. Le regard sombre qui animait les yeux de Jack s’apaisa peu à peu et se posa sur l’écharpe qui avait été souillée par les pieds boueux de l’autre abruti. Bon, il y avait un peu de terre. Il faudra nettoyer ça. Jack n’était pourtant pas du genre à prendre soin de ses affaires. Mais l’écharpe, c’est l’écharpe. Enfin bon, en tout cas, elle n’était pas déchirée. Si ça avait été le cas, l’autre mec était mort, c’était clair. Qu’il soit baraqué ou quoi ou qu’est-ce n’y aurait rien changé. Et c’est pas parce qu’il était bourré que Jack aurait été plus clément.

Sur ce, il revint peu à peu à lui. Parce que oui, quand Jack tombe dans ses colères noires, il n'a pas entièrement conscience de ce qu'il fait. Du moins c'est l'impression qu'il donne. Non, il n'est pas schizophrène. LE fait est qu'il entendit des bruits devant lui. Il redressa légèrement la tête pour voir les deux mecs qui n'avaient pas eu le temps de beaucoup bouger. Et là, il se rendit compte que... Bah qu'il avait poussé un gars sur un autre, quoi. Et que l'autre en question n'avait rien demandé.

-Ah, désolé, j'ai pas fait exprès de te l'envoyer dessus.

Sur ce, il se retourna, prêt à partir... Mais...Pour aller où ? Il se souvint que s'il était là, c'était précisément parce qu'il n'avait à peu près nulle part où aller. Il regarda la rue qui s'étendait devant lui. Bah... Ici ou ailleurs... quelle différence ? Il commençait vraiment à être fatigué. Autant rester ici. Il ne fit pas un pas de plus et s'assit par terre. Il regarda encore une fois son écharpe pour s'assurer qu'il n'y avait rien de grave.

L'écharpe, on y touche pas.


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MessageSujet: Re: Nuit nocturne [Libre]   Dim 9 Déc - 20:40

Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. L’autre qui prétendait vouloir me casser la figure et reculait plus qu’il n’avançait… et son copain clochard qui n’avait pas vraiment l’air de lui vouloir du bien… Non, je n’avais guère envie de me prendre la tête avec ces histoires d’amitié, d’alcool et de prostituées qui tournent mal. Toujours est-il qu’un violent claquement m’alerta, m’obligeant instinctivement à un volte face immédiat. Juste assez vite pour voir le baraqué vaciller puis me tomber dessus. Surpris, je dus ancrer solidement mes pieds au sol pour supporter le poids de l’autre idiot et retins sa chute de mon bras.

Enfin ça, c’était avant que je remarque qu’il allait rendre sa vodka. Brutalement je m’écartai sur le côté et le laissant s’écraser au sol et se vomir lamentablement dessus. C’est malin tiens, c’est qui l’abruti qui avait osé me le mettre dessus ? J’hésite encore entre le mettre lui-même dans la merde de son copain… ou lui tirer une balle dans le cœur.

« Ah, désolé, j'ai pas fait exprès de te l'envoyer dessus. »

Pas fait exprès, hein ? Pas fait exprès ? Je jetai un regard en biais à l’ivrogne hors combat puis jaugeai le violent trouble-fête. Le même que celui à qui j’avais fait la charité tout à l’heure. Pas si endormit que cela, en fin de compte. La façon dont il tripotait son écharpe, il avait l’air d’y tenir. Intéressant. A le voir comme cela, je ne pus m’empêcher de vérifier que l’idiot de tout à l’heure n‘avait pas bavé dessus… cela vaut mieux pour sa petite santé. Finalement, nous ne sommes peut-être pas si différents.

Oh, il s’en va déjà ? Dommage, j’avais l’étrange impression que ce type aurait pu… je ne sais pas. Peut-être qu’une entente aurait pu être possible. Sans doute que si je le laissai filer maintenant, on ne se recroiserait jamais.

« Eh… wait ! »

J’enjambai l’ivrogne et rejoignait l’espèce de clochard bizarre. Peut-être qu’il n’en était pas un d’ailleurs, les circonstances font parfois de bien étranges choses. L’ennui c’est que je n’ai jamais été très doué pour lancer le contact… bah, on verra bien ce qui arrivera.

« B’soir monsieur. J’ai pas trop compris c’qui t’as pris avec l’autre ivrogne, mais jolie droite. Je lui adressai un vague sourire avant d’enfoncer mes mains dans les poches de mon manteau, levant les yeux au ciel. – Ca te dérange si j’te squatte un peu ? Ca fait longtemps que je n’ai pas rencontré quelqu’un… comme moi. »

Un peu fort, tout de même, pour une personne à peine rencontrée. Mais malgré tout, un pressentiment me disait que je n’étais pas si éloigné de la vérité. Peu importe si je me fais remballer, ça ne sera pas la première fois. Et puis honnêtement, je n’en aurais rien à cirer s’il ne m’aime pas, cela peut toujours devenir réciproque.

Huh ? Un drôle de bruit résonne sur les toits. Un bruit assez inquiétant, un peu comme une pluie de grêlons. Sauf qu’ici, le ciel n’en était pas vraiment un. Alors, quel était le problème ? Soudain, je sentis quelque chose me tomber sur le crâne. Je parvins à attraper un bout de ce qui me mitraillait la tête, pour révéler à la lumière tremblante d’un lampadaire qu’il s’agissait… de petits cailloux. Visibles, ces trucs ricochaient sur le toit avant de nous tomber dessus. Reste à savoir d’où ils venaient réellement. Des mioches du genre suicidaire, à cette heure… ? Ou alors…

*CRAAAAAAASH !*

Cette fois, l’artillerie lourde était sortie : un météore de la taille d’un ballon de foot s’écrasait avec fracas sur le toit d’une maison et perforait littéralement le toit, provoquant ainsi un concert de verre brisés et autres hurlements en chœur. Ce n’est pas très bon tout ça... je me demande bien pour qui sera la prochaine. Dans tous les cas, on ferrait mieux de foutre le camp. Se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, ce n’est jamais un bon présage ici.


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MessageSujet: Re: Nuit nocturne [Libre]   Ven 4 Jan - 23:48

« Eh… wait ! »
-… ?

Jack se retourna en sentant que ce « wait » lui était adressé. Il put donc se rendre compte que c'était la personne qui s'était prit l'ivrogne qui avait prononcé ce mot. Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Bah de toute façon, il le saurait sans doute dans un avenir très proche vu qu'il se rapprochait de lui. En tout cas, il n'avait pas l'air de lui vouloir du mal. Et tant mieux, parce que Jack n'était pas vraiment d'humeur à se battre. Il avait déjà collé son poing dans la face de l'autre alcoolique, là, c'était bon, maintenant. Bref.

« B’soir monsieur. J’ai pas trop compris c’qui t’as pris avec l’autre ivrogne, mais jolie droite. Ca te dérange si j’te squatte un peu ? Ca fait longtemps que je n’ai pas rencontré quelqu’un… comme moi. »

Décidément, ce soir, Jack ressemblait à pas mal de personne. Déjà, il ressemblait à l'ami d'un ivrogne réduit à l'état de mollusque et maintenant, il ressemblait à un autre inconnu pour une raison toute aussi inconnu. N'empêche qu'il était un peu surprit. C'était pas tous les jours qu'on lui disait qu'il ressemblait à quelqu'un d'autre. Il était d'ailleurs d'autant plus surprit que la personne qui disait être comme lui voulait le squatter. Ça non plus, ça n'arrivait pas tous les jours. Comme quoi tout peut arriver dans la vie. Allez savoir peut-être même qu'un jour un cadavre débarquera de l'île des canards boiteux donner des bonbons aux habitants d'Underland. Ce serait pas mal d'ailleurs. Si tenté que le cadavre ne demande rien en échange. Parce que Jack n'avait pas grand-chose à donner. Bah au pire, il se passera de bonbons. C'était pas dramatique. Et euh pourquoi il pensait à ça déjà ? Ah oui, le gars qui lui a demandé s'il pouvait squatter. Bah... après tout, ça ne le dérangeait pas. Il n'avait pas l'air bien méchant. Oui bon, il ne faut pas se fier aux apparences et blablabla mais pour tout dire, Jack était tellement insouciant que l'idée que cette personne ne tente de vouloir le poignarder ou quoi que ce soit du même genre de lui traversa même pas l'esprit. Pourtant ça devrait. A Underland, il vaut mieux. Mais bon, le jour où il comprendra ça n'était pas encore venu, si tenté qu'il vienne un jour.

-Comme tu v-

C’était quoi ça ? Jack aurait juré sentir un truc tomber sur son épaule. Un tout petit truc, rien de bien important. Il regarda au sol. Grâce à ce merveilleux lampadaire, il pu distinguer un petit…cailloux ? Un truc du genre en tout cas. Bah tient, les cailloux tombent du ciel maintenant… Quand je vous dis que le cadavre distributeur de bonbon allait pas tarder… Ah ouais mais c’était vrai que le ciel d’ici, c’était pas un vrai ciel. Jack leva légèrement la tête. Juste à temps pour voir un cailloux de taille beaucoup plus importante s’écraser sur le toit de la maison juste en face de lui, le tout accompagné de bruit de choses cassées, des cris enfin tout ça, quoi. Voilà qu’une pseudo-étoile venait d’écraser une maison. Jack regarda cette météorite. Eh bah voilà qui résolvait la question.

-Donc c’est pas des cadavres.

Il se couchera moins bête ce soir. Encore faudrait-il qu'il se couche. Vu comment la soirée était partie, c'était pas gagné. Jack regarda le ciel. C'est quand même pas super la qualité des étoiles. Faudrait pas qu'il y en ai une qui lui tombe dessus un de ces jours. C'est que ça doit faire mal. N'empêche que quand on fait une prison sous terre, la moindre des choses, c'est de faire attention à ce que les prisonniers ne risquent pas de se faire tuer à coup de météorite. Quoi qu'à la base, Underland et peine de mort, pour certain c'est la même chose. Sans nul doute qu'en fait, quand on se fait envoyer ici, c'est bien pour qu'on y meurt et pas pour qu'on fasse la fête. Oui parce que tout le monde à Underland est super méchant alors que ceux d'en haut sont des petits anges. Alors tant pis si il y en a deux ou trois qui se font écraser par de fausses étoiles qui tiennent pas sur le plafond. Que les gens sont hypocrites.

Jack fût tiré de sa pensée par un coup de feu. Attend... Un coup de feu ?! D'où c'est qu'il y a un coup de feu ? Ah, peut-être de la personne qui venait tout juste de sortir de la maison qui venait de perdre son toit et qui regardait en direction et Jack et de l'inconnu... d'ailleurs il va falloir lui donner un nom, parce que l'inconnu, ça commence à être lourd... On a qu'à dire Edward. Comme Edward aux mains d'argent. Ce sera très bien. Donc voilà, il y avait une personne avec un flingue dans une main et un poignard dans l'autre qui regardait méchamment Jack et Edward. Bah tient, il ne pensait quand même pas qu'ils étaient responsables du malheur de sa maison ? Si ? Bien sûr, il n'avait sans doute que ça à faire que de faire tomber un gros cailloux sur sa maison. D'autant plus que c'est super simple à réaliser, évidemment. Y en a qui n'ont aucune logique des fois, ça fait peur. Bon, Jack n'était pas non plus un exemple de logique. Bref. N'empêche qu'il venait de se faire tirer dessus. Enfin, la balle ne l'avait pas touché. Il regarda Edward. Il ne semblait pas touché non plus. Bon, si l'adversaire n'était pas fichu de viser correctement, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Ou alors il ne devait pas les viser. Mais le mec tira une autre balle qui passa tout près du visage de Jack.

-…Je crois qu’il nous vise…

Brillante déduction.

-J’vais vous buter bande de ******** de ****** de **** ** ****

Et voilà qui vint confirmer la brillante déduction. Bon, ce n'était sans doute pas très malin de rester là. L'autre gars qui avait visiblement envie de tuer -sans doute pour faire passer la colère parce qu'il venait quand même de voir le toit de sa maison se faire bousiller- se prépara à tirer de nouveau. Mais cette fois Jack eut la brillante idée de se bouger et d'aller s'abriter derrière un bout de mur de maison. Et il avait eu bien raison. S'il n'avait pas esquivé, il se serait sans doute pris la balle. Mais bon, rester ici n'allait certainement pas le sauver. Il n'était pas armé, il n'avait nullement envie de se battre donc la fuite semblait toute indiquée. L'ennui c'est que Jack ne faisait jamais ce qui était tout indiqué. A la place il resta là et tenta un regard pour savoir où était passé Edward (ouais, ce sera son petit surnom officiel, il avait qu'à lui donner son prénom avant si ça lui plaît pas). Allez savoir pourquoi, mais il n'avait pas envie de le laisser tomber. Et puis bon, visiblement le mec qui avait le flingue n'était pas super doué donc il ne risquait pas grand-chose...enfin, on ne sait jamais.

En tout cas, lui qui voulait passer une soirée tranquille, bah c'était raté.


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Dernière édition par Jack Karras le Jeu 17 Jan - 16:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nuit nocturne [Libre]   Mer 9 Jan - 16:53

« Donc c’est pas des cadavres. »

Hmm ? Je tournai la tête vers lui d’un air interrogatif. Qu’est ce que ce délire sur les cadavres, ce type serait nécrophile ? Non, vraiment, je préférais ne pas chercher à comprendre d’où il sortait cette phrase. Il regardait le ciel bizarrement, comme s’il guettait la prochaine comète à tomber. Il faut dire que ce n’était pas très rassurant de savoir que le plafond allait bientôt se casser la figure sur nos têtes. Encore ces abrutis de là-haut qui creusent pour couler un peu plus la société… ? Bah, ce n’est pas comme si on y pouvait quelque chose, tirer autant d’idiots de leur bêtise ce n’était pas gagné d’avance.

Une détonation me fait revenir sur terre. Je constatai que le délai alloué à notre fuite s’était déjà écoulé, et qu’un idiot en pyjama avait sortit les armes à feu et le couteau de cuisine. Il avait l’air… pas content. Vraiment pas content. Et là, je me demandais pourquoi les caillasses avaient arrêté de pleuvoir. C’est vrai quoi, il était parfaitement placé pour s’en prendre une belle juste entre les deux yeux, ça l’aurait sérieusement calmé. Mais non, il fallait croire que même cet enfoiré de plafond pourri se fichait de nos gueules. Non mais, où va le monde… Je fixai le fou furieux d’un air blasé, plus intéressé par son pistolet que par sa tête que je ne voyais à peine à vrai dire. Je n’y voyais pas très clair, mais d’après l’angle du canon, il semblait préférer l’autre clochard. Une deuxième détonation retentit, me poussant instinctivement à faire un pas de côté pour esquiver ; la balle siffla à l’oreille de l’autre qui se décida finalement à réagir.

« … Je crois qu’il nous vise…
- J’vais vous buter bande de ******** de ****** de **** ** **** !
- Tss… »

J’eus une sérieuse envie de me facepalm sur le coup. Il était sérieusement long à la détente ce type, il avait de la chance que l’autre idiot ne savait pas viser. Ou peut-être pas, vu qu’il se décida enfin à prendre la poudre d’escampette… me laissant seul face au fou. Je dégainai vivement ma claymore et parai aisément le tir qu’il m’adressait, profitant de la taille impressionnante de ma lame.

« Ferme-la. Retourne te coucher s’tu veux pas t’réveiller à l’hosto.
- T’prends pour qui tit merdeux ?! »

Deux balles fusèrent, tintant s’encastrant dans les murs tant il visait bien. De ma main libre, j’attrapai l’un des pistolets à mon tour et retirait le cran de sureté.

« Le prochain j’le louperais pas. J’te laisse trois secondes pour te tirer d’ici et aller r’trouver ton copain ptite tapette.
-
- Un… deux… »

Un sourire malsain se dessinait sur mes lèvres. Il ne dit même pas trois. Les deux coups de feu partirent simultanément, n’en laissant entendre qu’un seul. Le plomb ricocha sur la lame, l’autre hurla. Il s’était pris la balle en plein dans le pied, gueulant tous les jurons qu’il connaissait en s’appuyant contre le mur de sa maison. Voyant qu’il avait laissé tomber son arme, je rangeai mon arme et tournai les talons.

Grosse erreur. Sa femme qui l’avait entendu hurler rappliquait avec le tromblon, et elle semblait déjà bien plus précise que son conjoint. Un tir siffla à mon oreille, le deuxième effleura mon épaule. Heureusement, j’eus le temps de me mettre à couvert avant qu’elle ne réitère son geste, retrouvant l’autre clochard qui m’avais attendu apparemment. Bizarre, en général les gens que je squatte étaient plutôt le genre à me laisser tomber à la première merde venue. Enfin, je n’allais pas m’en plaindre.

« C’est sympa d’m’attendre, mais on ferrait mieux de ne pas s’éterniser dans l’coin. Go. »

Ma lourde épée trainant derrière moi, j’ouvrais la course le premier en prenant soin de serpenter entre chaque ruelle pour paumer d’éventuels poursuivants, et surtout pour le fun en fait. Bien que je puisse paraître parfaitement sûr de l’endroit où je me dirigeais, connaissant les virages par cœur, j’allais plutôt au bon hasard de la chance. Certes le bruit que faisait ma lame en frottant contre le sol n’était pas des plus discrets, mais j’arrivais tout de même à me mouvoir assez rapidement pour quelqu’un qui traine une vingtaine de kilos de ferraille derrière lui. J’ignorais s’il m’avait suivit… ce serait juste dommage qu’il m’ait lâché maintenant. Je m’arrêtai soudainement, regardant autour de moi. J’étais face à carrefour, ne sachant pas laquelle les quatre voies prendre. En fait… je crois que je m’étais perdu. Ce doit d’être plutôt éloigné du quartier que je fréquente habituellement… mais allez savoir pourquoi, cela ne me faisait ni chaud ni froid.

Soudain, un miaulement aigu me fit faire volte face. Un chat angora au pelage gris sombre se tenait à quelques mètres de moi, contre un lampadaire, me fixait de ses yeux jaunes captivants. Qu’est ce qu’il me voulait celui-là ? Mignon si on veut, mais c’est tellement fourbe un chat… le genre qui t’appelle puis se barre dès que tu t’approches en te regardant l’air de dire « J’t’ai bien eut trouffion ! ». Il répéta son appel, toujours me fixant. Qu’est ce qu’il croyait, que j’allais me bouger ? Je ferais mieux de retrouver mon chemin déjà, si je veux dormir dans mon lit ce soir. Alors, par où… ? Bon beh, jouons ça à pile ou face vu que l’autre m’avait rendu la pièce. …Merde, mal visé. La pièce partit en arrière et tomba au sol, rebondissant sur le pavé dans un tintement sonore. Ne retrouvant pas sa trace dans l’obscurité et ayant sérieusement la flemme de chercher à vrai dire, je haussai les épaules et décidai de prendre la voie de droite. Ce que j’ignorais, c’est que la pièce s’arrêta justement aux pieds de quelqu’un, sous la lumière d’un lampadaire un peu plus loin…


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MessageSujet: Re: Nuit nocturne [Libre]   Jeu 17 Jan - 16:30

C’est qu’il y avait du mouvement dans cette rue. Jack ne resta pas longtemps à regarder ce que faisait Edward. Il resta appuyé contre son mur, se demandant vaguement s’il y aurait un mort. Ce qui ne serait pas tout à fait drôle. Mourir d’une balle. C’est tellement peu original. Et pas sanglant en plus. Enfin, il y a un peu de sang, mais c’est loin d’être un super gros carnage sanguinaire. Par exemple, avec une hache, il y a moyen de faire un truc pas trop mauvais. Bon, c’est vrai que c’est un peu plus encombrant qu’un flingue. Mais bon, il y a plus de sang, après. Et si ce n’était pas pour le plaisir de voir du sang partout, quel était l’intérêt de tuer quelqu’un ? Quoi qu’on est pas non plus obligé de tuer, on peut seulement faire souffrir. Mais voilà quoi. Bref, pourquoi il pensait à ça déjà ? Ah oui, il y avait des coups de feu qui venaient d’à peine quelques mètres, quoi qu’il soit en sécurité derrière son mur. Enfin pour l’instant. Mais bon. Jack n’était pas inquiet outre mesure. Au moment où il se demanda si l’autre avait besoin d’aide, il apparu devant lui, il n’avait pas l’air d’avoir été blessé ou quoi ou qu’est-ce donc voilà. Tout va bien.

« C’est sympa d’m’attendre, mais on ferrait mieux de ne pas s’éterniser dans l’coin. Go. »

Il avait peut-être raison. Jack avait cru entendre d'autres coup de feu donc ils n'étaient pas encore tirés d'affaire. Edward parti devant, et notre grec le suivi, ne sachant absolument pas où ils allaient. Et tout d'un coup, Jack s'arrêta en fixant un mur. Il y avait une tâche dessus qui lui faisait penser à une hache. En plus, il avait pensé à comment tuer quelqu'un avec une hache à peine une minute avant, sacrée coïncidence. Puis il entendit un coup de feu. Ah ouais c'est vrai, c'était pas le moment d'admirer des tâches sur les murs. Jack se retourna et ah mince, il avait perdu la trace de l'autre. Bah tant pis. Il ne devait pas être bien loin de toute façon. Et s'il ne le retrouvait pas, il s'en remettrait. Il prit donc des rues au hasard. Peut-être même qu'il tournait en rond, ce ne serait pas étonnant venant de lui, mais en tout cas, il n'avait aucune idée de là où il allait. Déjà qu'à la base il ne savait pas où il était. Il était perdu depuis le début donc voilà de toute façon, ça ne changeait rien.

Et puis il en eut un peu marre de courir et de toute façon, il avait certainement semé le/la poursuivant€. Bah oui parce que Jack n'avait pas vu qui les poursuivait, il s'était barré avant donc il ne savait pas s'il s'agissait d'une femme ou d'un homme. Mais bon,c'est pas comme si c'était important. Donc il s'arrêta. Devant lui il y avait un carrefour et... Ah bah tient, le revoilà, le Edward. Quel hasard. Mais il repartait déjà, s'engouffrant dans une autre rue dans laquelle on ne voyait rien, comme à peu près dans toutes les rues dans cette ville de toute façon. Il y a un lampadaire qui fonctionne sur dix et souvent il fonctionne mal. Il ne fallait pas s'étonner que Jack passe son temps à se casser la figure. Il y a des trucs qui traînent par terre et sans lumière, il ne voyait pas. Bon, c'était un peu de mauvaise foi vu que de toute façon, même en plein jour il trébuche sur ce qui traîne. A force de ne pas regarder où on marche...

Bon, Jack avança. A peine fit-il un pas qui se rétama par terre parce qu'il avait trébuché sur un truc... Bon, sans commentaire. Il avait trébuché sur quoi cette fois ? Il ramassa l'objet en question. Ses yeux s'étant habitués à l'obscurité, il put reconnaître...Une bouilloire. Mais qu'est-ce que ça foutait là ?! Bon, tant pis, c'est pas grave. Jack se releva et il vit quelqu'un d'autre au carrefour qui, lui, avait le mérite d'être un minimum éclairé. Cette personne semblait pointer quelque chose en direction de la rue en face de lui. C'était...un flingue... ? Et la rue d'en face...C'était celle qu'Ed avait emprunté à peine 10 secondes avant. Conclusion ? C'était donc une femme qui les poursuivait. Mais elle ne semblait pas l'avoir remarqué. C'est pas comme s'il venait de se rétamer et de faire du bruit dans sa chute, quoi. Nan en fait elle devait juste être focalisée sur Edward. Parce que là, il n'y avait aucun doute que c'était lui qu'elle visait. Bah tient. N'importe quoi. Jack ramassa la bouilloire qu'il venait de trouver au sol, et en direction de l'autre femme qui pointait son arme.

-Hé !

Elle se retourna et à cet instant, Jack lui balança la bouilloire à la figure. Puis il se rapprocha en fouillant dans ses poches. La femme oublia assez vite la douleur et la surprise et pointa son arme dans la direction dont était venue la bouilloire. Mais elle n’eut pas le temps de faire beaucoup plus parce qu’elle se prit un dictionnaire traducteur sino-estonien de poche dans la face. Evidemment, c’était Jack qui venait de lui balancer ça. Le temps qu’elle se remette de la bouilloire, il avait fouillé dans ses poches et envoyé le dico suivre l’appareil électrique. Et inutile de se demander ce qu'il faisait avec ça dans sa poche, parce que lui-même ne saurait pas répondre à cette question. D'autant plus qu'il ne parlait pas un mot de chinois et d'estonien. Sur ce, il s’était suffisamment rapproché pour lui chopper la main et lui piquer son flingue, le tout accompagné d’un coup de poing pour être sûr qu’elle n’allait pas opposer de résistance à son vol d’arme.

-Ça ne se fait pas de tirer dans le dos de quelqu’un…

Mine de rien, Jack avait certaines valeurs. Bien qu’il ne soit pas vraiment concerné par celle-ci vu qu’il se battait rarement. Mais si quelqu’un lui tirait dans le dos sans prévenir, il n’apprécierait pas.

Sur ce, il tourna les talons, ne pensant pas même un seul instant que peut-être la femme ne le laisserait pas partir comme ça. Il balança le pistolet dans un coin là où personne ne trébucherait dessus. Puis il marcha calmement pensant déjà à autre chose, ne se doutant pas du tout qu’il pouvait potentiellement être en danger.


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MessageSujet: Re: Nuit nocturne [Libre]   Sam 19 Jan - 22:43

**CLANG**

Huh ? Un violent bruit métallique me fait me retourner vivement, voyant une silhouette s’écrouler après s’être pris un drôle d’objet à la figure. D’où j’étais je ne voyais pas très bien, mais la taille de ce truc était respectable. Et vu le bruit qu’il avait fait, ça n’était pas du carton. Conclusion, la malheureuse personne qui se l’était pris devait avoir bien souffert. La silhouette se releva avec difficulté, tendant le bras vers son agresseur comme pour objecter d’une telle violence, avant de se pendre un autre truc à la figure. De taille plus modeste et bien plus silencieux cette fois, et suivit d’une bonne droite pour qu’elle reste bien à terre. Je crus reconnaitre l’autre inconnu de tout à l’heure, mais je n’étais pas sûr. Devais-je aller le voir pour m’en assurer ?

« Ça ne se fait pas de tirer dans le dos de quelqu’un… »

Dans le dos de qui ? Bah, peu importe. L’autre balança un truc au hasard par-dessus son épaule et pris un autre chemin, sans même la moindre attention à sa victime supposée inconsciente. Oui supposée, car elle se releva quelques secondes plus tard, passablement énervée et tenant à peine debout, mais folle de rage rien qu’à la regarder de loin. Elle allait se jeter sur lui quand un sinistre hurlement l’arrêta net. Une longue plainte, lugubre, semblable à un cri de ralliement de bêtes sauvages. Le son dura une petite dizaine de secondes, figeant l’action et la plongeant dans une atmosphère inquiétante.

Je levai les yeux au ciel, apercevant sur le toit d’une maison une paire d’yeux jaunes menaçants. L’ombre de la créature à laquelle ils appartenaient s’éclipsa vivement, disparaissant dans la nuit. Quelques secondes plus tard, des aboiements retentirent, bientôt accompagnés de grognements agressifs. Les ombres s’étaient multipliées. Combien il y en avait, je ne saurais le dire. C’était assez inquiétant, mais sans doute bien moins que depuis la position des deux autres. Comme si tous les chiens enragés d’Underland s’étaient liés pour s’offrir un festin mémorable… ils n’avaient pas assez de cadavres à bouffer peut-être ?

Les aboiements redoublèrent. La femme essayait de dénombrés les ennemis, tenant un petit couteau de poche entre ses doigts tremblants. Merci à l’autre qui avait jeté son arme à feu, hein. Quand à l’autre – appelons-le Maurice pour changer, il ne s’était gêné non plus après tout – je ne savais pas du tout ce qu’il faisait. Je doute qu’il ait une quelconque arme à sa disposition, si ce n’est d’autres projectiles douteux, et dans le quel cas il serait vraiment dans la merde… quant à moi, deux solutions s’offraient à ma personne : me tirer lâchement, ou aider courageusement ces pauvres innocents – qui ne l’étaient pas tellement pour avoir finit et surtout survécu ici soit dit en passant.

« Pff… après tout, ça m’fera un entrainement, » soupirai-je en dégainant mes deux pistolets.

Je tirai quelques coups en direction des clébards enragés, qui n’avaient pas attendu que je me décide pour passer à l’attaque par ailleurs puisque l’un des deux autres s’était déjà fait chiqué la jambe, et pas qu’à moitié vu l’acharnement qu’y mettait la brave bête. Enfin bref, les munitions explosives eurent leur effet ; la majorité des agresseurs détalèrent en quatrième vitesse la queue entre les pattes, apeurés par l’éclatement du pavé au point d’impact. Je crois même que sur les quelques balles, un des chiens avait perdu une patte. Restait plus que les quelques téméraires qui ne voulaient pas lâcher leurs prises… bah, Maurice va bien nous sortir un Bescherelle pour leur ouvrir le crâne, nah ? Ou pas… l’un des chiens idiots – nous allons l’appeler Rex, comme ça pas de jaloux – avait compris d’où venait le danger réel – comme c’est flatteur – et s’approchait de moi, les oreilles couchées et tous crocs dehors.

« Hmm ? Tu veux quoi toi ? Couché Rex.
- Grrrrr… »

Pas obéissant. Je le fixai, d’un air dubitatif… ça me ferait mal d’avoir à lui exploser la cervelle tout de même, et pus ça risquait d’éclabousser d’aussi près. Reste qu’il n’avait qu’à sauter sur moi pour me forcer à réagir au quart de seconde si je ne voulais pas finir à l’hôpital.

Et c’est là que… complètement sortit du contexte, un long miaulement plaintif résonna dans la rue. Quand je vous dis que les chats sont fourbes… Rex en profita pour se ruer sur moi, me contraignant à me jeter sur le côté pour éviter la gueule pleine de bave du sac à puces. De justesse.

**reCLANG**

Et devinez qui revoilà… au moment où j’allais me faire déchiqueter, le gentil toutou se pris une vieille bouilloire du siècle dans la gueule. Autant vous dire qu’il ne se releva pas du choc celui-là. J’esquissai une grimace en voyant le museau saignant de Rex, complètement K.O.

« Considère que nous sommes quittes.
- Q… quoi ? »

C’est vrai qu’à Underland, avoir une dette envers quelqu’un n’était jamais une bonne chose. Qui sait quel genre de service on pourrait demander un retour, ou l’effet que cela pourrait avoir sur notre réputation. Sans doute cela qu’elle voulait dire par « nous sommes quittes ». Il n’empêche que je me demande où elle avait trouvé cette bouilloire…

Je me relevai enfin, vérifiant les chargeurs de mes armes au cas où comme à mon habitude, et les rangeait rapidement. La femme s’éloignait déjà par la rue d’où nous venions, alors je me tournai vers Maurice. M’approchant de lui, je passai sous un lampadaire et remarquait un objet brillant… oh tiens, ma vraie fausse pièce. Je la ramassai et vérifiait que c’était bien la mienne à la lumière faiblissant du lampadaire – non pas que je sois contre bénéficier de l’argent trouvé, de toute manière il ne valait rien ici – et en effet, c’était ce fameux jeton avec lequel tout avait commencé ce soir là. Sur le coup, je ne pensais même pas à l’effet que cela pourrait faire à Maurice d’apprendre que c’était moi qui avait balancé cette pièce tout à l’heure. Je la rangeais simplement dans ma poche et regardait ma montre, constatant que je ferais mieux de me rentrer si je devais me lever à sept heures demain pour le boulot. Quoi qu’en fait… ça ne serait pas la première fois que j’arriverais en retard alors bon, ce n’était pas si grave.

« Bon, c’est pas tout mais j’vais m’rentrer moi. Bonne nuit, lâchai-je simplement en tournant les talons. Après quelques pas, je m’arrêtai et ajoutai : Au fait, c’est quoi toi nom ? Moi c’est Shim. »

Pourquoi cette question ? Juste une envie de savoir… ce serait bête d’avoir une tête en mémoire sans réel nom à mettre dessus, hein ? C’était bien peu probablement que je me souvienne de lui mais bon, on ne sait jamais.


« Tous les rêves naissent pour être réalisés »

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MessageSujet: Re: Nuit nocturne [Libre]   Jeu 21 Fév - 18:20

Pourquoi il y avait des chiens qui débarquaient d'un coup ? Jack n'avait même pas eu le temps de retomber dans ses pensées qu'une armée de chiens enragés arrivaient sans se soucier du manque de discrétion flagrant dont ils faisaient preuve. Ils n'avaient vraiment pas l'air amicaux ces chiens-là. Et cet air, c'était pas dû à leur race. Non parce que des fois, on pense que des chiens sont méchants parce que leur race est utilisée par les flics pour chopper les voleurs, ou ce genre de choses. Mais là, ce qui faisait qu'ils n'avaient pas l'air d'être pour la paix et l'amour, c'était leurs dents sorties, leurs aboiements...enfin tout ça, quoi. Mais on se demandait bien ce qu'ils foutaient là. Jack avait cru vaguement entendre le miaulement d'un chat, ce qui aurait pu éventuellement les attirer. Mais là d'où il venait, il n'avait jamais vu de chiens débarquer en troupe comme ça à cause d'un chat qui miaule. Heureusement. Parce que là d'où il venait, les chats, ça court les rues. Y en a partout. C'est pas pour autant qu'il y a des chiens. Mais bon, c'est vrai qu'ici, on n'était pas non plus en Grèce.

Enfin bref. Tout ça pour dire que il y avait des chiens à l'allure agressive qui se dirigeait par ici. Bon. Comme Jack était super rapide d'esprit, il a même pas eu le temps de se dire qu'éventuellement il devrait se barrer ou encore se dire qu'il faudrait qu'il se prépare à parer les mâchoires canines qu'il était en plein milieu du champ de bataille. Heureusement qu'il avait des réflexes. Sinon il aurait été dans la mouïse. Toujours est-il que lorsqu'un chien lui sauta dessus, il eu le réflexe de lui balancer un coup de pied dans le ventre. Il manqua de se casser la figure juste après, heureusement qu'il y avait un mur pour qu'il puisse se rattraper. C'est pas qu'il n'aimait pas le sol, mais s'il pouvait éviter de lui dire bonjour trop souvent, ce serait pas mal. En passant, quand il s'est rattrapé au mur, il se fit mordre à la jambe par un autre chien. Genre, le chien avait envie de le manger. Bah tient. Comme s'il y avait quelque chose à manger sur Jack. Il est tout fin. La peau sur les os. Bon, c'est vrai que comme les chiens mangent les os, ils n'auraient pas énormément de chaire à enlever pour trouver ce qu'ils veulent. Bref, Jack se fit mordre. Et violemment en plus. Ils sont pas cool, ces toutous. Jack sortit un truc de sa poche et l'abattit sur la tête de la bête qui avait osé lui faire cet affront, qui lâcha immédiatement prise avec un petit gémissement. En l’occurrence, l'objet, c'était une calculette... Assez balèze, quand même. Vous savez, le genre de calculettes que vous voyez dans les magasins et que vous vous dites "mais à quoi ça peut bien servir autant de boutons ? ". Une fois encore, ce truc-là n'avait rien à faire dans la poche de Jack. Sans doute quelqu'un avait dû la perdre. C'était sans doute pas un mal. Qui se plaindrait d'avoir perdu un truc pareil ? Et de toute façon, maintenant, elle était cassée. Triste fin pour une calculette que d'être entrée en collision avec un crâne canin.

Mais bref, revenons à Jack et à sa blessure. C'est que ça faisait mal, cette morsure. Mais bon, c'était pas comme s'il avait été mordu par un loup-garou ou un vampire. Manquerait plus que ça, tient. Brûler dès qu'il se retrouve au soleil. Pas super pratique. Quoi qu'il avait déjà la peau aussi pâle qu'une de ces créatures suceuses de sang quand on regarde. En fait, en le regardant, on pourrait se demander s'il avait déjà vu le soleil. Mais là n'était pas la question. Jack n'était pas un vampire. Il n'avait encore jamais bu le sang des gens. Tant qu'à faire, c'est mieux de voir du sang éparpillé partout sur une scène de crime. Si tout est bu, il n'y a plus rien par terre et c'est pas drôle. Remarque, si on a soif, autant le boire. Enfin, encore faudrait-il que le sang puisse réhydrater. Les vampires prouvent cette théorie d'ailleurs. Mais bon, c'est pas comme si ils existaient vraiment en fait. Comme pour les loups-garous. Ouais mais les moustiques et les sangsue, ça existe ça ! Donc ouais, ça doit réhydrater de boire du sang. Utile à savoir si on est sur le point de mourir de soif. Genre quand on est dans le désert, on fait le mort, on attend qu'un vautour vienne pour bouffer notre cadavre et là paf ! On le choppe, on l'égorge et on boit son sang. Pauvre bête, va. Dans cette histoire, Jack préférerait quand même que ce soit l'humain qui crève plutôt que le vautour.

Il y eut des coups de feu. Jack ne faisait pas vraiment attention aux autres personnes qui étaient pas si loin que ça de lui. Mais les coups de feu, il les entendit. Et c'était pas mal joué parce que du coup, la plupart des chiens se faisaient la malle, mort de peur. C'était surtout des grandes gueules, quoi. Enfin il y en avait encore pas mal qui restait. Ils pouvaient pas partir aussi ? C'est que c'est pas super d'assommer des chiens, quoi. Quand est-ce que cette soirée s'était mise à déraper à ce point ? Tout a commencé dans une pièce, et tout fini avec des clebs. Où est la logique ? Bon, certes, Jack n'a pas non plus la meilleure logique du monde, donc c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité, là. Enfin bref, Jack continua de se défendre comme il pouvait avec ses poings, ses pieds, une bougie, un stylo...et zut, le stylo il aurait bien aimé le garder, il s'en servait pour dessiner. Bon, une fois que les chiens seraient parti, il le retrouvera bien. Jack n'avait pas beaucoup de force quand il était dans son était normal. Mais heureusement qu'il n'avait jamais ses poches vides et qu'il savait se servir de ce qu'il pouvait y trouver. Son imagination et son habilité à avoir tout et n'importe quoi sur lui compense son manque de force flagrante.

Et puis au bout d'un moment, il n'y avait plus de chien. Plus de chien valide en tout cas. Enfin, il pouvait respirer et se dire que mince, quoi, il avait mal à la jambe. Bon, ça finira bien par se soigner tout seul. C'était pas très important. Il entendit des gens parler derrière lui, puis des bruits de pas qui s'éloignaient. Et d'autres qui s'approchaient. Il se retourna et découvrit Edward qui venait vers lui.

« Bon, c’est pas tout mais j’vais m’rentrer moi. Bonne nuit.»

Puis il s'éloigna, sans laisser le temps à Jack de lui répondre bonne nuit. Bon, il le dit quand même, un peu tard mais bon, mieux vaut tard que jamais. C'était même pas dit que l'autre l'ai entendu mais tant pis. Puis l'autre en question s'arrêta

« Au fait, c’est quoi toi nom ? Moi c’est Shim. »

Jack se contenta de répondre avec un sourire.

-Jack.


THE END


Si être bizarre signifie être différent, alors être bizarre n'est pas forcément une mauvaise chose.
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Nuit nocturne [Libre]

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