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 What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby

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C'est d'la bombe !
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MessageSujet: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Dim 16 Sep - 22:39


♦ What the fuck are you doing ?!
♣ Pv ; Gabrielle Lindberg

    « Va te faire foutre, Arschloch*. »

    Pauv' type. Sale Fotze**. Bouffon. Rapporteur.
    Rhaa ! Il lui tapait sur le système, cet abruti congénital. Le gars, il se pointe, comme ça, dans son atelier et il lui demande, séance tenante, une arme fonctionnelle. Fonctionnelle, qu'il dit. Comme si ses armes, elles l'étaient pas, fonctionnelles ! Alors bon, l'intrigue, elle y est, mais pas de mal pour ce moment-là. Mais voilà qu'au moment de payer il commence, en plus, à lui faire tout un cirque sur telle pièce qui serait trop petite et qui conviendrait pas à son poignet ?! What ?! Comment ça, une de mes armes ne vaut même pas un seul de tes beignets ?!
    Et voilà à quoi elle en est réduite. A insulter ce sale type et, par extension, le menacer, bref, rien de très encourageant. Surtout quand le gars en question, il a des relations un peu haut placées. Et tac. Va donc te rafraichir les idées dans les geôles glaciales où tu vas côtoyer des rats. Comment ça, arracher une oreille à un gars, c'est pas politiquement correct ?!
    Alors elle est là, en ce moment, assise sur ce banc bancal et tristement inconfortable qui occupe un pan de mur. Devant elle, des barreaux en fer. Derrière elle, de la pierre froide. A côté, un nuisible. « Dégage », qu'elle lui dit, à ce sale rongeur des égouts. Ouais, tu parles, comme s'il allait lui obéir. Tout ça, ça lui foutait les nerfs en pelote. Elle ne pouvait que ruminer sa mauvaise humeur et incendier du regard la moisissure qui salissait la roche déjà pas très propre. Ils s'amusaient pas à curer par ici, c'te bande de gueux. Elle en regrettait son bunker. Ouep, complètement. C'était pas très coloré, par là. Pis, les bestioles, ça manquait de conversation. Elle ne pouvait pas passer sa mauvaise humeur sur quoi que ce soit. Oh, y a bien le rat, vous me direz, mais avec un seul de ces trucs, qu'est-ce qu'elle peut bien faire, hein ? Lui courir après, se payer un barreau et se faire tuer dès que quelqu'un arrivera et la verra en situation délicate ?
    Ouais, pas le bon plan.
    Alors elle restait là, le regard vite, ses longs cheveux dégoulinant en cascade devant ses épaules. Elle nettoya un peu ses lunettes pour passer le temps, fit les cent pas, feula sur son colocataire, mais finit indéniablement par se rasseoir sur ce siège qui lui était sûrement moins confortable que le sol. Mais plus propre. Oui, un peu. Pas de beaucoup, non, mais bon, malgré tout, moins elle mettrait de crasse sur sa belle veste rouge, mieux ça vaudrait. La crasse, beurk, ça la ferait virer au noir. Vous vous rendez compte un peu ? Au NOIR. A l'absence totale de couleurs ! Inadmissible. C'était inadmissible.
    Alors autant choisir ce qui la ferait virer à un truc un peu plus coloré, parce que rester plantée debout durant tout son séjour n'était pas non plus des plus agréables.
    Et le temps passe. Lentement. Les minutes coulent.
    « Bon, Moritz, tu veux pas aller chercher la clef ou un truc à bouffer ? »
    Et elle attend la réponse du rat qui... ne répond pas, évidemment. Ah. Bon. Saleté. Non seulement t'es moche et tu pues, mais en plus, tu sers à rien. Bref, que d'amabilité et autant dire que les secondes qui s'écoulaient n'amenuisaient pas son aigreur, bien au contraire. Et ça, c'est quoi ? Un bruit de pas ? L'éternité semblait déjà s'être écoulée et voilà qu'on venait. L'occasion de se faire tirer de là s'approchait en même temps que celle de faire circuler sa fureur. Charmant. Quelle tentation l'emporterait, au final ?

    « Quoi, tu veux ma photo ?! »

    Il semblerait bien que la réflexion soit soluble dans la colère.


Spoiler:
 


Und der Haifisch der hat Tränen, und die laufen vom Gesicht. Doch der Haifisch lebt im Wasser so die Tränen sieht man nicht.  In der Tiefe ist es einsam und so manche Zähre fließt. Und so kommt es, dass das Wasser in den Meeren salzig ist.

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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Mar 18 Sep - 18:44

    Gabrielle était perdue. Elle devait bien le reconnaitre : elle était perdue. Il fallait bien dire qu'ils n'avaient pas été très clairs les gars qui étaient descendus avec elle. Certes, elle ne s'était pas attendue à recevoir un plan d'Underland mais quand même... A son arrivée, la veille, elle avait tourné en rond un moment, une main posée en permanence sur son sac. Il contenait les rares choses qu'on lui avait autorisé à embarquer pour descendre. Rien de bien exceptionnel, que des choses courantes mais elle ne tenait pas pour autant à se faire voler son sac. Il serait bien embêtant qu'elle se retrouve sans vêtements de rechange ... et sans les quelques lames de rasoirs qu'elle avait réussi à dissimuler ici et là dans la sacoche. On ne lui avait pas permis d'emmener ne serait-ce qu'un sabre en bois d'où l'obligation pour elle d'embarquer ces lames en douce. Ce n'était certainement pas aussi efficace qu'un sabre mais c'était toujours mieux que rien et elle pourrait certainement s'arranger d'une manière ou d'une autre pour s'en procurer un.

    Elle s'était arrangée tant bien que mal avec les moyens du bord pour protéger l'appartement qui lui servait de logement et qu'elle espérait bien arranger au mieux au fur et à mesure. Elle espérait que son "système de sécurité" suffirait à dissuader le premier crétin qui oserait entrer en douce. Pas qu'elle se soit permise de laisser quoi que ce soit de valeur là bas mais ... Elle se contentait encore des simples lames de rasoir dont elle ne se défaisait jamais mais elle avait bien l'intention de se trouver une arme plus ... sûre. Mais pour cela, il fallait déjà qu'elle s'y retrouve. Le sens de l'orientation n'avait jamais été trop son truc mais là, c'était franchement agaçant. Et voilà qu'elle était à nouveau perdue sans même savoir comment elle avait bien pu faire son compte alors qu'elle cherchait bêtement la taverne où elle aurait voulu prendre quelques informations.

    A force de tourner en rond, sans même une vague idée d'où elle était précisèment, Gabrielle finit par déboucher sur la grande place. Elle s'était enfin retrouvée. D'ici, elle savait quel chemin prendre pour rentrer. Parce qu'elle commençait vraiment à en avoir marre de tourner en rond ! Et quitte à se perdre encore une fois et perdre son temps autant rentrer. Elle savait pouvoir se débrouiller un petit moment avec ses simples lames de rasoirs mais elle savait urgent de se trouver une autre arme. Mais comment faire quand on y connait rien ? Demander à la première tête de con venue n'était pas franchement une bonne idée à moins de vouloir devenir la cible du crétin en question et de ses p'tits copains qui en profiteraient bien. Gabrielle s'interrogeait encore sur l'intérêt, ou non, de prendre le risque de se perdre une nouvelle fois quand son regard fut attiré par un bâtiment en particulier. Les geôles... Elle avait rêvé ou bien .. ? Il lui avait semble entendre un espèce d'écho ? Il y avait quelqu'un d'enfermer là bas ? Par pure curiosité, elle s'approcha et entra. Personne en vue. Seul un rat se retourna vivement vers elle. Il aurait normalement dû détaler mais elle pu le prendre en main sans mal, la bestiole ne s'agita même pas, se contentant de dévisager cette folle qui lui avait mis la main dessus.

    Gabrielle garda l'animal en main, sans pour autant avoir pu s'empêcher de se faire la remarque qu'il était bien plus moche que ceux qu'on trouvait à la surface alla jeta un oeil aux geôles en elle même. Elle commençait à se dire qu'elle avait rêvé la voix de tout à l'heure quand elle aperçut quelqu'un dans l'une des geôles du fond. Elle avait été repérée avant car la voix de la prisonnière résonna tout de suite à ses oreilles :

    « Quoi, tu veux ma photo ?! »

    Repoussant un mèche de ses longs cheveux noirs, Gabrielle répondit d'un ton neutre :

    « C'est gentil mais non ... Qu'est ce que j'en ferais, de toute manière ? »

    Le rat, toujours dans les mains de Gabrielle, pencha la tête comme s'il écoutait la conversation.


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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Mer 19 Sep - 21:51

    Insipide.
    C'était le mot exact pour décrire les geôles. Insipide. Personne ne rentrait dans cet endroit, personne n'en sortait et les gros rats – et moches, de surcroit – ne se battaient même pas pour délimiter leur territoire dans ce vaste dépotoir. Même eux n'en voulaient pas. A vrai dire, de mémoire, Ellen n'aurait pas été capable de donner un seul nom qui eut voulu être assimilé à cet endroit morne et sans intérêt. Eut-on seulement pu le dire lugubre ? Pas vraiment. Il n'était rien d'autre que moisissures et crasse ; ça n'était pas suffisant pour faire de ce lieu insalubre une maison hantée. Les seuls frissons qu'il pouvait donner étaient ceux qui cherchaient à défaire leur possesseur du froid morbide qui régnait en maître. Il s'engouffrait entre les pierres, s'étalait dans ce qui semblait être son royaume. Il arrivait parfois que des volutes de fumée s'échappent du sol glacial pour aller se réchauffer dans l'air ambiant. Ces jours-là étaient terribles.

    « C'est gentil mais non ... Qu'est ce que j'en ferais, de toute manière ? »

    Ellen plissa les yeux, soupira et se redressa sur son siège d'infortune. Elle dévisagea sans pudeur la jeune femme qui lui faisait face. Tiens, on autorisait les voyages scolaires à Underland, maintenant ? Elle devait avoir, quoi, 18, 19 ans à tout casser. De longs cheveux noirs qui lui tombaient dans le dos, un visage aussi peu expressif que de la choucroute en hiver, des yeux... bleus, à ce qu'il lui semblait. Plutôt plate. Mais bon, la rouquine n'avait aucune remarque à faire là-dessus. En bref, le rat aurait tout aussi bien pu ramener un mur. Un mur qui parle. Ou un mur en pain d'épices. Ça, ça aurait été cool. Un truc à bouffer en tuant le temps, c'était toujours bien.

    « Merde, Moritz, j'avais dit de la bouffe ou une clef, t'es même pas foutu de ramener quelque chose de convenable » finit-elle par articuler après un instant. « Regarde-moi ça, y a rien à grailler là-dessus. »

    Et ne parlons même pas d'ouvrir des portes. Si la demoiselle avait eu une tête de clef, elle l'aurait sincèrement plainte – après lui avoir fait des éloges pour qu'elle la sorte de sa cellule, bien entendu. C'était tellement agréable de jouer les toutous quand il y avait des avantages derrière. Mais passons. Ellen se leva, s'étira un instant et alla s'accouder contre les barreaux face à la visiteuse. De là, elle reprit son inspection. Tiens, c'est quoi cet anneau ? Un brin de coquetterie ? Intéressant. Elle semblait plutôt pâle, mais là encore, c'était le cas de beaucoup de gens par ici alors ça n'avait rien de choquant. Diagnostic ? Une inconnue. Complètement. La rousse réajusta ses lunettes et pencha légèrement la tête sur le côté. Elle ne connaissait pas cette femme. Pourtant, elle pensait pouvoir se vanter de savoir accorder (sur)noms et visages. Mais là, rien, nada.

    « Mh. » Elle eut un temps de pause, sembla réfléchir. « J'ai jamais vu tes beaux yeux par ici, à toi. T'es qui ? »

    Le renouvellement des têtes qui défilaient dans la prison l'intriguait et la perspective de se faire une nouvelle cliente connaissance calmait ses ardeurs. En fait, elle la regardait comme elle aurait pu regarder un animal de foire. Pas que ça n'était pas commun, les nouveaux, loin de là, mais ça lui faisait toujours cette impression de plénitude, de... supériorité ? Ah, on peut peut-être dire un truc comme ça. C'était comme être un ancien dans une école et voir débarquer les petits newbies. On les regarde, comme ça, on se dit qu'on sait tout de l'endroit où ils sont tombés. Qu'ils ne sont pas au bout de leurs surprises. Et à Underland, des surprises, y en avait régulièrement.
    Fallait avoir l'estomac bien accroché.
    La jeune femme glissa sa langue contre sa lèvre supérieure, dans un quasi-rictus. Intéressant. Très, très intéressant. Elle en oublierait presque son statut de prisonnière – au sein de la prison, cela va sans dire – tant la chose l'émouvait. Un peu de sang neuf, ça ne fait jamais de mal.

    « Mais quelle malpolie je fais ! ♥ » s'exclama-t-elle soudainement en lui lançant un sourire des plus charmants de l'intérieur de sa cellule « J'ai oublié de me présenter ! Da, ich heiße Ellen*. Ellen Meyer. »

    Et non, je ne raconte pas des histoires de vampires qui brillent au soleil. ♥

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Mer 26 Sep - 18:06

    La prisonnière (S'il s'agissait bien d'une femme, c'était difficile à dire) la dévisagea un moment, comme si elle tentait de mettre un nom à ce visage. Elle resta assise dans le fond de la geôle, sans lacher Gabrielle du regard. Celle ci avait toujours en main le rat tout moche qui ne bougeait pas d'une moustache, apparemment conscient qu'il suffirait de peu pour que la jeune fille lui casse le cou. Ce que n'avait nullement l'intention de faire Gabrielle qui aimait trop les animaux pour cela, fut-il aussi moche que ce pauvre rat décharné.

    La prisonnière reprit alors la parole, sa voix résonnant dans le couloir sombre et crade :

    « Merde, Moritz, j'avais dit de la bouffe ou une clef, t'es même pas foutu de ramener quelque chose de convenable »
    « Regarde-moi ça, y a rien à grailler là-dessus. »


    Gabrielle se retint de hausser un sourcil en comprenant qu'elle s'adressait au rat qu'elle avait en main. Moritz ? D'où elle sortait ça ? Est ce que tous les gens du coin parlaient avec les rats ?

    « Enfin, entre discuter avec un fou furieux et un rat, je crois que le choix est vite fait » pensa-t-elle, tout en se demandant sincèrement si cette mention du cannibalisme était sérieuse ou pas.

    En tout cas, Gabrielle commencçait vraiment à regretter d'être entrée ici. Elle était venue jeter un oeil par curiosité et là voilà en face d'une espèce de dingue qui se tapait la discute avec des rats et qui parlait d'elle comme de quelque chose de comestible. Enfin, elle se doutait bien qu'elle était loin d'être au bout de ses peines, elle avait simplement esperé tomber sur quelqu'un d'un peu moins ... fêlé.

    La rousse se leva alors en s'étirant avant de venir s'appuyer contre les barreaux. Par prudence, Gabrielle recula d'un pas.

    « J'ai jamais vu tes beaux yeux par ici, à toi. T'es qui ? »

    Gabrielle ne répondit pas, se demandant l'intérêt de décliner son identité à cette femme plus qu'étrange. Avant d'avoir pu décider si elle allait, ou non, lui dire son nom, la prisonnière avait repris, avec un sourire qu'elle voulait apparemment charmeur :

    « Mais quelle malpolie je fais ! ♥ »
    « J'ai oublié de me présenter ! Da, ich heiße Ellen*. Ellen Meyer. »


    Gabrielle ne connaissait pas grand chose à l'allemand mais suffisamment pour comprendre ce qu'elle venait de lui dire. Le rat leva la tête vers le visage de celle qui le tenait toujours, comme si lui aussi attendait de connaitre son nom. D'un ton totalement indifférent, elle lâcha :

    « Gabrielle. »

    Aussi court que possible. Elle n'avait aucune envie de perdre son temps dans une conversation inutile alors autant raccourcir le plus possible, filer d'ici et laisser cette jeune femme dans sa cage.


Dernière édition par Gabrielle Lindberg le Sam 12 Jan - 13:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Sam 13 Oct - 18:03

    « Gabrielle.... Hm. » Elle resta dubitative un instant, puis reprit : « Tu es une nouvelle donc ? Zut alors, ça veut dire que j'ai loupé un repêchage. Je suis toujours dans les premiers à arriver, mais je t'ai loupée apparemment. Qui t'a sorti de la flotte ? Qu'est-ce que t'as fait pour te retrouver ici ? »

    Si son interlocutrice n'avait pas l'air bavarde, qu'à cela ne tienne, elle poserait les questions utiles à la dérider un peu ! Curiosité... malsaine ? ou pas. Peut-être pas. C'était surtout une manière de passer le temps. Et puis, les nouveaux, c'était toujours amusant, au fond. C'était toujours un peu paumé. Trop mignon.
    Ellen aimait bien les nouveaux venus, au fond. Elle leur accordait toujours un peu de crédit, prenait le temps de les découvrir un peu comme on découvre la nouvelle pâtisserie inventée par un grand créateur allemand, puis elle les lâchait dans la nature, à la découverte de la faune et de la flore d'Underland.
    Enfin, surtout de la faune. La flore, elle n'était pas trop dangereuse, elle s'accoutumait vite. Mais la faune... brrr, il fallait s'en méfier, des énergumènes qui vivaient ici. Le rat ? Oh, non, rien à voir avec ce pauvre Moritz et sa petite famille. Ici, on vous parle de la faune humaine. Insaisissable. Insatiable. Dangereuse. Et pire que tout ça réuni encore. Mais bon. Après une semaine de mise en garde, il faut aussi que les ptits newbies se débrouillent tous seuls. Elle n'était pas là pour jouer les baby-sitters.
    Enfin, ça dépendait desquels. Certains étaient sevrés plus tôt que d'autres. Bizarrement.

    « Alors dis-moi, l'croupier t'a refilé quel boulot ? »

    Non, ça n'était pas l'Inquisition. Non, ça n'était pas PRESQUE l'Inquisition. Ça n'était pas pire non plus. C'était juste Ellen. Ellen qui enchaîne les questions sans vraiment prendre le temps d'écouter les réponses, de se dire que ah, oui, ça serait peut-être pas mal de laisser son pauvre interlocuteur répondre. Ce qui, d'ailleurs, est le but de la manœuvre. A la base, quand on pose des questions, c'est fait pour faire parler l'autre – surtout quand on se retrouve face à quelqu'un qui, visiblement, n'est pas particulièrement loquace et ne raconte pas sa vie comme on le ferait nous-mêmes.
    Comme la jeune femme avait pour habitude de roder autour du lac et d'attraper ce qui en sortait – ou qui y rentrait, au choix, c'est comme un chapeau de magicien le lac, y a plein de trucs – il lui paraissait logique que celui ou celle qui avait guidé ce petit Bretzel lui avait fait faire le tour de toutes les institutions, lui avait montré où il fallait aller en cas de coup dur – c'est-à-dire en cas de fringale nocturne – ainsi que les lieux qu'il valait mieux fréquenter. Non, il n'y avait pas de lieux à éviter ici, seulement des lieux à fréquenter. Théoriquement, tous les lieux sont à éviter, s'il fallait en dresser une liste on ne serait pas sortis de l'auberge.

    « Moi, j'suis artificier », enchaina-t-elle. « Donc si tu veux un feu d'artifices... ou que t'as besoin d'une arme, passe à mon atelier. Enfin, les gars ont dû t'expliquer tout ça quand ils t'ont déposée sur la place. »

    Ouais, comme un colis. Les nouveaux, t'as souvent envie de leur dire que oui, y a marqué "La Poste" sur leur front. Et qu'y faut pas trop pousser mémé dans les orties, sinon c'est retour à l'expéditeur. Dans ce cas-là, bien sûr, on parle du lac. S'il suffisait de se foutre dans un colis pour retourner dans le monde d'En-Haut, y aurait plus personne en bas. Logique. Et s'il suffisait de faire pareil pour sortir des geôles, y aurait pas des bouts de squelettes planqués dans un coin de la cellule. Ouep, carrément. C'est qu'y en a qui avaient pourri, ici. Au sens propre comme au sens figuré. Ils étaient mort d'ennui, de faim... et par les rats.
    Et les rats, ils finissent où après ? Ha ha, vaut mieux que vous ne le sachiez pas.

    « Enfin bon, si tu me parlais un peu de toi, hm ? »

    Demander à sortir d'ici et proposer un café chez elle ? Grand Dieu non. Il faudrait être fou.
    Après tout, on ne sait jamais sur quoi on peut tomber.


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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Dim 21 Oct - 15:35

    « Gabrielle.... Hm. »
    « Tu es une nouvelle donc ? Zut alors, ça veut dire que j'ai loupé un repêchage. Je suis toujours dans les premiers à arriver, mais je t'ai loupée apparemment. Qui t'a sorti de la flotte ? Qu'est-ce que t'as fait pour te retrouver ici ? »


    Gabrielle dut bien s'avouer qu'elle ne comprit pas grand chose à ce charabia. Repêchage ? De quoi donc parlait-elle ? Elle n'allait en tout cas pas lui répondre concernant sa présence ici. En quoi cela la regardait-elle après tout ? Gabrielle commençait sincèrement à regretter d'être entrée dans ses geôles. Tout cela pour tomber sur une espèce de dingue qui parlait aux rats et qui était probablement depuis trop longtemps à Underland pour sa santé mentale. Même si la jeune fille avait eu l'intention de répondre a la prisonnière, elle n'en aurait pas eu le temps car cette dernière enchaina tout de suite avec autre chose sans sembler remarquer qu'elle n'avait obtenu aucune réponse à ses précédentes questions :

    « Alors dis-moi, l'croupier t'a refilé quel boulot ? »

    Encore une question à laquelle Gabrielle n'avait aucune envie de répondre. Entre autre, parce qu'elle n'avait justement rien à y répondre. On lui avait vaguement expliqué la manière dont cela fonctionnait à Underland mais sans plus. Elle n'était qu'une étudiante normale avant de commettre son crime, alors le travail… Elle n’avait fait que passer de l’école à ses différents clubs puis, finalement, à la maison.
    Une fois de plus, elle n’aurait pas eu le temps de répondre à cette question car Ellen y répondis elle-même sans sembler, comme précédemment, se rendre compte qu’elle n’avait toujours obtenu aucune réponse :

    « Moi, j'suis artificier »
    « Donc si tu veux un feu d'artifices... ou que t'as besoin d'une arme, passe à mon atelier. Enfin, les gars ont dû t'expliquer tout ça quand ils t'ont déposée sur la place. »


    Les hommes qui l’avaient amenée n’en avaient pas touché un mot. Pour la première fois, Gabrielle prêta attention à ce que disait cette bavarde. Artificier ? Voilà qui pourrait peut être régler l’un de ses problèmes ! Ou peut être pas …

    « Enfin bon, si tu me parlais un peu de toi, hm ? »

    Ellen se tut enfin pour laisser l’occasion à Gabrielle de répondre à ses nombreuses questions. La jeune fille ignora sciemment les premières questions et ne mentionna que le seul point qui avait attiré son attention :

    « Artificier ? Tu ne fournis qu’en explosifs et armes à feu, j’imagine ? Si c’est le cas, ça ne m’intéresse pas. Maintenant, si tu veux bien m’excuser… »

    Le rat toujours en main, Gabrielle fit demi-tour, prête à partir.


Dernière édition par Gabrielle Lindberg le Sam 12 Jan - 13:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Sam 27 Oct - 17:11

    « Artificier ? Tu ne fournis qu’en explosifs et armes à feu, j’imagine ? Si c’est le cas, ça ne m’intéresse pas. Maintenant, si tu veux bien m’excuser… »

    Genre ! Elle ne connaissait rien à la vie, cette gamine, c'était pas possible ça. Nan nan nan. Elle avait oublié LE PLUS IMPORTANT : les feux d'artifices. Mais forcément hein, quand on parle d'artificier, on ne pense qu'aux armes de destructions massives... Triste monde. Si même les enfants oubliaient les couleurs, maintenant... Rha là là. Et c'est qu'elle avait l'intention de la laisser moisir dans son trou, en plus ! Ah ! Sale gamine ! Aucune compréhension ! Rien qui ne... bon, bon, d'accord, on est à Underland, pour se faire tirer d'un mauvais, il faut promettre quelque chose en échange. Des fois, on a l'impression qu'on peut oublier ce principe. Des fois. Pas souvent. La réalité a tendance à vous remettre dans le droit chemin. Brutalement. Et pas forcément gentiment.

    « Mais non. Je fabrique des feux d'artifices aussi. Pis, tout le reste, tu peux le trouver n'importe où. Pas besoin d'un artisan pour tailler un bout de bois. »

    Ouais, exactement. Alors que son métier à elle, c'est tout un art ! Quand elle frappe le fer de son enclume, qu'elle le tourne, qu'elle l'incurve, ça fume ! Et dans son cerveau aussi. C'est une affaire de précision, de passion, de ... ! Bref, vous avez compris. N'importe quoi peut devenir une arme, le tout est de savoir ce qu'on veut en faire. Y a des gens qui aiment tuer à la petite cuiller. Y a des gens qui préfèrent les armes à distance parce qu'ils ne veulent pas être éclaboussés. Chacun son trip. Les marchands d'armes, ils doivent se plier à la demande du public. Quelle qu'elle soit.

    « 'fin bon, après ça dépend de ce que tu cherches. Ici on aime bien les armes à distance. Le sang, on le garde pour nourrir le cuir de nos chaussures. »

    Ouais, ça les rougit, ça leur donne comme un coup d'éclat, une nouvelle jeunesse quoi. Et on aime bien être jeune, par ici. Les jeunes, ça survit plus. C'est plus rapide. Plus agile. Vous imaginez fuir un troupeau de criminels sauvages à quatre-vingts balais ? L'image est belle, la finalité moins. Après, certains ont de la chance. Mais jamais très longtemps, bizarrement. On ne peut pas fuir les ennuis éternellement. A moins, bien sûr, de savoir voler – dans ce cas, hop, on remonte et on s'évade d'une prison inviolable – mais ça, ça... c'est un rêve inaccessible. Autant que faire un pudding anglais à la courgette réussi. Dans le genre "plus-que-ratable" ce truc... Déjà, rien que le terme "anglais" a de quoi faire frémir.
    Enfin bref. Tout ça pour dire que plier un morceau de ferraille ou un autre, ça revient au même. C'est juste une question de dosage. De bon dosage. Et de coup de main. Parce que sans le coup de main, on fait de la merde. Et si on fait de la merde, on se fait tuer. Et si on se fait tuer, on ne peut plus rien faire.
    Et qui est venu en premier, l’œuf ou la poule ?

    « Bref, quoi qu'il en soit, j'apprécierai que tu me sortes d'ici. S't'eu plait. J'ai pas trop envie de finir comme le cousin Stanley. »

    Elle désigna un crâne au fond de la cellule, puis remonta ses lunettes. Évidemment. Qui ne demande rien, n'a rien.


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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Dim 18 Nov - 16:49

    A peine avait-elle fait quelques pas, qu'Ellen lançait :

    « Mais non. Je fabrique des feux d'artifices aussi. Pis, tout le reste, tu peux le trouver n'importe où. Pas besoin d'un artisan pour tailler un bout de bois. »

    Un bout de bois ? Qui s'en contenterait ? Pour les feux d'artifices...Quel intêrét ? Ils étaient généralement tirés lors d'événement ou de fêtes (rarement pour rien, non ?) et par ici, les fêtes ne devaient pas être nombreuses. D'autant que tirer des feux d'artifices en souterrains, ça ne devait guère être conseillé. En tout cas, cette dernière remarque n'aidait pas la jeune femme même si la prisonnière semblait laisser entendre qu'elle pouvait tout faire pour peu qu'elle ait le matériel nécessaire à portée de main.

    « 'fin bon, après ça dépend de ce que tu cherches. Ici on aime bien les armes à distance. Le sang, on le garde pour nourrir le cuir de nos chaussures. »

    Gabrielle haussa un sourcil à la dernière phrase. Où voulait-elle en venir ? Sans s'arrêter, elle continua, formulant enfin quelque chose de clair et de net, sans tourner autour du pot.


    « Bref, quoi qu'il en soit, j'apprécierai que tu me sortes d'ici. S't'eu plait. J'ai pas trop envie de finir comme le cousin Stanley. »

    « De qui elle parle, là ? » pensa Gabrielle avant de comprendre qu'elle mentionnait le squelette qui lui servait de colocataire.

    Elle revint vers la cellule où Ellen s'accrochait aux barreaux. Elle en avait presque oublié qu'elle tenait le rat. Elle n'avait pas mentionné ce que Gabrielle cherchait mais à l'en croire, elle pouvait tout se procurer. Si le prix à payer pour pouvoir s'armer était de simplement la libérer, c'est peu cher. Sans toutefois savoir comment elle pourrait s'y prendre pour la sortir de là, elle répondit :

    « Les armes à distance ne m'intéressent pas et les explosifs pas plus. Ce que je cherche, c'est un sabre.


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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Lun 24 Déc - 12:09

    « Les armes à distance ne m'intéressent pas et les explosifs pas plus. Ce que je cherche, c'est un sabre. »

    Un sabre.
    Ellen regarda la jeune femme d'un air dubitatif. Bien sûr qu'elle pouvait se procurer un sabre. Y avait d'ailleurs rien de plus simple, en fait. Dans le genre, un sabre, ça n'avait rien de compliqué à faire. Si c'était le prix à payer pour sortir d'ici, elle prenait le risque. Tant pis. Ce n'était pas pour un couteau pointu qu'on allait critiquer son artillerie. Non, non. Pis, elle pouvait y rajouter un petit canon. Graver. Faire plein de trucs. Après tout, c'était le travail du fer, rien d'autre.
    Et puis, n'importe quoi était un bon plan pour sortir de ces geôles glaciales qui puaient la mort et dans lesquelles on n'avait même pas un gâteau de temps à autres. Vous vous rendez compte un peu ? Elle mourrait de faim. Le froid, la maladie, on s'en fout, mais la FAIM quoi.

    « Un couteau. Tu veux... un couteau. T'as le choix entre les meilleures technologies de pointe, et toi, tu choisis.... le couteau. »

    Elle remonta les lunettes sur son nez, poussa un léger soupir contraint. Si c'était ce qu'il y avait de mieux à faire pour son estomac.... il n'y avait pas d'hésitation possible. Non mais c'était vrai quoi. Si encore c'était pour sauver X ou Y personnes, là, y aurait réflexion sur la question, mais quand il s'agit de bouffe, non, NON, c'est déjà un blasphème d'oser penser à rejeter l'offre.
    Ellen n'aurait sans doute pas fait long feu face à Rumplestiltskin. Elle aurait fini pauvre, sans frusques, sans enfants (et avec une grosse dette de ce côté-là à force de les échanger contre des bretzels), esclave et, bien sûr, morte dans une ruelle sombre, assassinée par un sombre individu quelque peu dérangé. Enfin. Faut déjà pas être très bien dans sa tête pour atterrir ici, vous m'direz.

    « Bon. J'peux sans doute te faire ça. Tu veux quoi en particulier ? » Elle s'humecta les lèvres, puis ajouta : « Je te préviens tout de suite, il est hors de question de faire un truc banal. J'ai une réputation à tenir. »

    Règle d'or du commerce : le client est roi. Règle d'or de l'artillerie : Jusqu'à une certaine limite.
    Et la limite, là, elle se rapproche. Elle se rapproche bien.

    « Alors, marché conclu ? »

    Elle tendit la main à travers les barreaux, sa main gantée avec élégance et attendit la réponse de sa si précieuse interlocutrice.
    Certainement plus que le cousin Stanley, en tout cas.


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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Dim 30 Déc - 15:17

    Gabrielle ne put retenir un froncement de sourcil à la réplique d'Ellen. Un couteau ? Non mais franchement ! Comme si elle allait se contenter d'un vulgaire couteau. Si c'était le cas, elle ne serait pas en train de se taper la discute avec une dingue dans les geôles et avec, en prime, un rat en main. Rat qui ne bougeait toujours pas d'ailleurs. Cela ne semblait pas le déranegr d'être en hauteur, même si Gabrielle n'était pas spécialement grande.

    Ellen semblait quand même encore hésitante. Une minute de silence s'étira entre les deux jeunes femmes. Silence que la rouquine finit par brises, enfin décidée :

    « Bon. J'peux sans doute te faire ça. Tu veux quoi en particulier ? »

    Avant que son interlocutrice ait pu répondre, elle ajouta tout de suite :

    « Je te préviens tout de suite, il est hors de question de faire un truc banal. J'ai une réputation à tenir. »

    Si la première chose qui lui était venu à l'esprit était un couteau, rien d'étonnant à ce qu'elle s'attende à une commande "banale". Gabrielle allait peut être pouvoir tirer un profit de cette conversation qu'elle avait d'abord pris comme une perte de temps. Puisqu'Ellen était prête à lui forger quelque chose, elle n'allait pas rater l'occasion. Et, au final, peu importe ce que pourrait penser la rouquine quant à sa demande. Si elle voulait sortir, elle n'avait pas trop le choix de toute manière.

    Gabrielle n'avait toujours pas répondu que la prisonnière tendait sa main à travers les barreaux, prête à conclure leur arrangement. La jeune fille ignora tout d'abord cette main tendue et prit enfin la parole.

    « Ce n'est pas un vulgaire couteau que je te demande, c'est un sabre japonais. »

    Une idée soudaine traversa l'esprit de Gabrielle qui ajouta :

    « Et, en tant qu'artificière, j'imagine que tu pourrais y ajouter un petit "plus" ? »

    Une simple lame, même forgée par un expert, ne suffirait probablement pas dans ce monde de cinglés. Un petit bonus serait très franchement le bienvenue.


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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Ven 4 Jan - 23:57

    « Ce n'est pas un vulgaire couteau que je te demande, c'est un sabre japonais. »

    Ouais mais comme elle était d'origine russo-germanique, la rouquine, ça sera un sabre allemand. Typé bridé, si elle le souhaitait, la petiote, mais elle ne pouvait pas faire de miracles non plus... Déjà que techniquement Ellen n'avait aucune nationalité, alors si en plus on tente de la rapetisser, la jaunir et lui plisser les yeux, ça devient difficile. Difficile pour la jeune femme de renier son statut européen... ou ce qui s'en rapprochait. Car rappelons-le, les naissances ici, c'était plus ou moins peu contrôlé. C'est-à-dire ? Ce qui se passait à Underland, restait à Underland. Les coucheries, les meurtres, les trahisons, les naissances. Les papelards, tout ça, ça ne sortait pas de la mairie de là-bas. De toute façon, quiconque arrivait était considéré comme mort.
    Et qui ferait des actes de naissances pour des bébés morts-nés ?

    « Et, en tant qu'artificière, j'imagine que tu pourrais y ajouter un petit "plus" ? »

    Un sourire étira ses lèvres. Bien sûr qu'elle pouvait y ajouter un petit plus. Elle pouvait même y ajouter un gros plus. Le plus qui ferait que son couteau serait unique, parfait, millénaire. Qu'on le célèbrerait dans tous les contes inventés à Underland et.... Bon, on va peut-être arrêter là toutes les divagations autres. Ellen aimait son travail, son travail l'aimait. Chacune de ses "créations" se devait d'être unique. Même si la concurrence se faisait rare, ici, elle voulait, plus que tout, se rendre indispensable, être l'Artificier avec un grand A. Aussi unique que ses armes, qu'elle modifiait constamment, suivant pourtant des schémas précis, affinés, affutés.

    « Tu voudrais un discret canon dans les lignes de... ton sabre ? Des gravures peut-être. Je peux tout faire. »

    En matière d'armes, entendait-elle. Évidemment, quand on est la seule à pratiquer le métier, on ne peut que se tenir en haute estime. Mais bon. Elle n'était pas Dieu pour autant. Fort heureusement, d'ailleurs, sinon les guerres n'en finiraient pas. Et la fin dans le monde non plus. Elle passerait trop de temps à piquer dans les récoltes – hey, qui dit omnipotent dit pouvoir se déplacer quand on veut où on veut en totale discrétion. Et ça, ça gère. Complètement. Fini, les marchés foireux ! Finis, les coups de fourche dans le derrière ! Finies, les courbatures à force de footings.... forcés. Ha ha. Jeu de mots foireux.
    Bref. Bien sûr, chaque plus, chaque détail, avait son importance à Underland. Un cheveu pouvait être un moyen de troc. La plus petite des pointes pouvait sauver une vie – en en achevant une autre, il en va de soi. La moindre petite molécule de poison, d'alcool, d'eau même, pouvait mener aux plus grandes émeutes.

    « Ou peut-être préfèrerais-tu une capsule de poison, glissée sur le fil », ajouta-t-elle avec douceur.

    Vous avez le choix. Option mort rapide, mort lente dans d'atroces souffrances, mort tout seul comme un con dans son salon.


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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Sam 12 Jan - 13:27

    Ellen eut un large sourire. Cela suffisait bien comme réponse, Gabrille comprit tout de suite que ce serait un "oui". A la bonne heure... Ca pourrait toujours servir après tout. La réponse d'Ellen fut claire et nette :

    « Tu voudrais un discret canon dans les lignes de... ton sabre ? Des gravures peut-être. Je peux tout faire. »

    Gabrielle haussa un sourcil en repérant l'hésitation de la prisonnière. Allait-elle la sortir de là, finalement ? Ellen avait beau assurer qu'elle savait tout faire, Gabrielle avait quand même un doute. Elle pouvait fort bien la baratiner pour pouvoir sortir. Et même si elle lui présentait quelque chose, il était fort possible que cela ne corresponde à ce qu'elle voulait. C'était facile de berner les gens et ici, probablement encore plus qu'en haut. En même temps ... Même si cela ne correspondait pas tout à fait à ce qu'elle cherchait, ce serait toujours mieux que rien. Pouvait-elle prendre le risque de faire confiance à cette dingue ?

    « Ou peut-être préfèrerais-tu une capsule de poison, glissée sur le fil »

    « Je m'en passerais bien pour le moment » pensa Gabrielle.

    Puis , à haute voix :

    « Oublie le poison. Mais les deux autres élèments m'intéressent. »

    Le doute de Gabrielle persistait mais elle allait prendre le risque. Qu'est-ce que cela pouvait bien lui coûter, après tout ?

    « Nous sommes d'accord, alors ? »



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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Sam 19 Jan - 22:40

    Si Ellen avait été un requin, on aurait pu clairement voir à cet instant les deux rangées de dents qui parsèmeraient sa bouche, tant son sourire était radieux. Elle lui tendit triomphalement la main, ignorant superbement Moritz ; tant pis s'il la mordait, ce sale rongeur ! Elle pouvait sortir d'ici et c'était la meilleure nouvelle de la journée – voire de la semaine. La contrepartie ? Elle devait seulement exercer son travail. Si c'était pas une aubaine, ça ! Et puis, en installant un canon sur le sabre de la gamine, boudiou, ça devenait de l'artillerie ! Donc ça ne nuisait pas à sa réputation. Ca ne pourrait que renforcer son statut de super-artificière.
    En somme, elle avait plus d'une bonne raison d'être plus que réjouie de ce marché. Tant qu'elle ne se faisait pas tuer derrière – et même devant, d'ailleurs, dans un sens comme dans l'autre ce ne serait pas très commode.

    « On est d'accord », répondit-elle donc en jubilant.

    Elle savait d'avance qu'elle allait passer plusieurs nuits blanches, mais ça valait le coup. Cette arme serait une œuvre d'art, aussi belle que pratique. Utile, sans doute, n'importe quelle arme était utile ici, mais celle-là, quand les gens la verront avant de crever, ils se diront : ouah, mais pourquoi j'ai pas été faire faire mon arme là-bas ? Au moins j'aurais tué avec classe, pas avec un couteau pour le beurre.
    Ouais, complètement, y en a qui tuent avec un couteau pour le beurre. C'est moins pratique, ça fait plus mal. N'empêche que les résultats n'sont pas certifiés. Une étude statistique récente avait prouvé que dans huit cas sur dix, le tueur était buté avant la victime.
    Alors bon, ça craint comme compagnon de meurtre.

    « Faudra juste que tu me listes ce que tu veux exactement. »

    Ouais, histoire de répondre aux exigences du client quoi. Pour la forme. Même si y en a certains qui ont des goûts bizarres, faut l'dire. Heureusement qu'elle était là pour rattraper le coup avec son imagination fertile, parce que dans certains cas... ouah, l'horreur que ça donnerait quoi. De quoi faire peur au croque-mitaine. Sans déconner. Avec des goûts pareils, faudrait s'tirer une balle. C'est pas permis de laisser filtrer autant d'horreur dans la nature. Y en a déjà bien assez.

    « Mais avant ça, faut que tu m'sortes d'ici. J'peux pas travailler dans cette cellule. »

    Bah ouais hein, logique, y a rien à bouffer à part les restes du cousin Stanley, et ils ne sont ni très frais, ni très sucrés. Si encore y avait eu quelque chose de substantiel, mais non, rien à bouffer, nada. Impossible donc, de travailler dans ces conditions. Vous vous imaginez, vous, bousiller tout votre talent sans pouvoir grailler ?
    Ah, oui ?
    Bah vous avez bien du courage. Pour Ellen, c'est mission impossible. Ce serait comme... comme une tartine de Nutella sans Nutella. Bref, toujours une histoire de bouffe.
    Ah, et puis sans ses outils, sa forge et tout le barda, ça lui sera difficile de bosser. Evidemment.


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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Sam 26 Jan - 17:23

    « On est d'accord »
    « Faudra juste que tu me listes ce que tu veux exactement. »


    Bien évidemment. Ce n'était pas nécessaire de le préciser. Assurée maintenant d'obtenir ce qu'elle voulait, Gabrielle répondit enfin à la poignée de main qu'Ellen lui proposait. Luir evint alors qu'elle tenait toujours le rat. Elle le déposa sur son épaule pour serrer la main de la rouquine qui arborait un large sourire digne d'un grand psychopathe. En fait, pour ce qu'en savait Gabrielle, elle pouvait très bien en être une. Elle récupérait sa main alors qu'Ellen ajoutait :

    « Mais avant ça, faut que tu m'sortes d'ici. J'peux pas travailler dans cette cellule. »

    Gabrielle acquiesça. Oui, bien sûr. Ce serait effectivemment compliqué si elle restait prisonnière. Gabrielle s'éloigna en direction du bureau à l'entrée des geôles. Bien évidemment, il n'y avait personne et encore moins de clé. Ce n'était pas ce qu'elle cherchait. En fouillant les tiroirs d'un meuble, elle fit main basse sur quelques aiguilles. Ce qu'elles faisaient là, Gabrielle s'en fichait pas mal. Elle doutait que les serrures des cellules soient impossible à forcer. Elle allait en tout cas vérifier ça tout de suite. Elle retourna rapidement à la cellule en ignorant les griffes que le rat lui enfonçait dans l'épaule. Elle avait de novueau oublié la bestiole qui ne semblait pas apprécier de se retrouver sur un perchoir encore plus haut que celui de tout à l'heure.

    Gabrielle n'avait réellement forcé de serrure qu'à deux reprises et elle dut s'y reprendre à plusieurs fois. Mais comme elle l'espérait, les serrures n'étaient pas spécialement compliqués et celle de la cellule finit par céder. Le jeune fille se redressa en repoussant une mèche de cheveux.

    « Une bonne chose de faite », pensa-t-elle.
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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Dim 27 Jan - 20:27

    Et la lumière fut.
    Enfin, dans le cas présent, c'était plutôt : Et Sésame s'ouvrit.
    Mais ça atténue trop l'effet dramatique.

    Quoi qu'il en soit, effet dramatique ou pas, Ellen était bien contente d'être libérée du joug de l'oppresseur. Elle sortit de sa cellule avec un plaisir non dissimulé, prenant toutefois garde à rester face à la demoiselle qui avait eu la gentillesse – intéressée – de l'en sortir. Une fois n'est pas coutume, même si elle venait, inopinément, de la sauver, mieux valait se méfier. La jeune femme n'était pas sans ignorer que l'on prenait bien vite les mauvaises habitudes, ici, si l'on n'avait pas débarqué avec. Elle avait ainsi vu des personnes se métamorphoser en une semaine. Si c'était pas malheureux. Mais, en même temps, c'était plutôt amusant d'observer ces changements de loin. De très loin. Parce qu'y a toujours un petit moment où y a besoin d'un petit recadrage. Et elle ne souhaitait pas en faire partie – trop de risques, boudiou !

    « Ah, merci bien. C'est qu'il fait plutôt froid ici, à la longue. »

    Racontars de bonne femme. Elle songea un peu à ce qu'elle venait de dire puis haussa les épaules et épousseta sa veste légèrement encrassée par l'atmosphère qui planait dans ces lieux. Un p'tit séjour dans les geôles, ça n'était jamais cool. Ni profitable. Les frusques sentaient la mort pendant des semaines, après. Et l'odeur embaumait la pièce si on avait le malheur de les ranger dans la maison. Non, non, y avait décidément rien de bon à tirer d'un séjour en cellule. Et ce, qu'on en sorte ou pas.

    « Allez, suis-moi, je vais te montrer où est mon atelier, tu me diras ce que tu veux précisément et je vais me mettre au boulot », ajouta-t-elle en redressant ses lunettes du plat de la main.

    Autant en finir vite, avant que la nouvelle ne soit tuée. Business is business. On ne laisse pas un client s'enfuir, nope nope nope. On s'y accroche comme une verrue sur le cul d'une sorcière. Pardonnez l'expression, c'est que le nez, ce n'était pas assez parlant. Mais passons. Ellen n'avait rien d'une verrue, c'était juste une commerçante un peu verreuse qui avait le sens des affaires. Et qui ne comptait pas voir s'échapper la moindre source de pâtisserie – directement ou par extension, au choix, elle s'en fichait pas mal. Ceci dit, avant de se jeter dans le boulot, elle s'arrêterait grignoter un bout. Elle n'était pas folle. Et elle avait faim. En pensant à cela, elle s'arrêta au niveau de la troisième marche et se retourna pour regarder son ange gardien du moment dans les yeux.

    « Au fait, tu ne m'as pas dit ; quel travail t'a-t-on assigné ? »

    Tant qu'à faire, autant savoir ce qu'elle pourrait gagner à l'inclure dans sa clientèle. Pas qu'elle refuserait de faire son arme si y avait rien d'intéressant, un marché est un marché. Seulement, en vue de potentiels futurs échanges, elle voulait se tenir informées.
    Et puis, il fallait bien combler son manque de commérages.


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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Dim 14 Avr - 14:36

    Gabrielle recula d'un pas quand la rouquine sortit de la cellule avec un soulagement non dissimulé. Même une seule heure d'enfermement ici devait être intenable et Ellen sembleit être là depuis un petit moment déjà. Et Gabrielle préférait ne pas savoir pourquoi. Elle trouvait déjà curieux l'idée d'avoir mis des geôles dans ce qui était déjà, à la base, une prison mais peu importe. En fait, la seule chose qui l'intéressait maintenant, c'était de savoir si Ellen tiendrait parole. Il y avait intérêt. La jeune fille n'était peut être pas encore spécialement armée mais elle avait malgré tout quelques ressources.

    « Ah, merci bien. C'est qu'il fait plutôt froid ici, à la longue. »

    Et pas seulement à la longue. D'ailleurs, si elles pouvaient sortir rapidement. La compagnie des morts qui trainaient encore ici n'était guère agréable. Enfin, tant qu'ils ne se levaient pas pour aller se balader plus loin. Même si l'endroit était inquiétant, on en était pas encore à parler de morts-vivants. Ce n'était quand même pas un film ! Si c'était le cas, Gabrielle pourrait sortir d'ici quand elle le voudrait au lieu de rester dans ces fichus souterrains à négocier avec une rouquine complètement frappadingue et avec un rat sur l'épaule. Rat qui ne bougeait d'ailleurs plus, toujours accroché à son épaule.

    « Allez, suis-moi, je vais te montrer où est mon atelier, tu me diras ce que tu veux précisément et je vais me mettre au boulot »

    Elle comptait vraiment tenir parole. Il semblait donc exister un minimum d'honneur, même ici. Après tout, fou ne signifie pas sans parole ni morale. Quoiqu'en ce qui concernait Ellen, il existait quand même un gros doute.

    Sur ces mots, la rouquine avait pris la direction de la sortie. Gabrielle la suivit, sur ses gardes. On est jamais trop prudents. Surtout ici. Mais alors qu'elle montait les marches qui menaient dehors, l'ex-prisonnière s'arrêta net avant de se retourner vers elle. La question qui fusa alors eut le don de surprendre Gabrielle même si elle ne le montra pas :

    « Au fait, tu ne m'as pas dit ; quel travail t'a-t-on assigné ? »

    Gabrielle n'avait pas encore pensé à ça une seule fois depuis qu'elle était arrivée. C'était loin d'être sa priorité. Pour cette fois, elle décida d'être honnête et répondit :

    « Aucun, pour le moment. Qu'est-ce que ça peut faire ? »



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MessageSujet: Re: What the fuck are you doing ?! | PV ; Gaby   Jeu 25 Avr - 16:32

    Ellen avait une parole. La morale, peut-être pas, ce n'était vraiment pas son truc, mais elle tenait toujours sa parole. Surtout quand il s'agissait de son travail. Ou de bouffe. La bouffe, ça valait tout l'or... toutes les armes du monde. On n'plaisantait pas avec ça. Enfin bref. Tout ça pour dire que, si Ellen était capable de tuer de sang-froid une personne désarmée sur un simple caprice, elle y réfléchissait à deux fois quand ça pouvait mettre ses propres affaires en péril. Quand à l'honneur... ça, c'était un mot dont elle ignorait tout. Honneur, fierté, tout ça, elle s'en tamponnait le coquillard. L'essentiel, c'était de rester en vie. Et tous les moyens étaient bons pour ça.
    Or, par ici, assez ironiquement, on avait besoin des autres pour vivre... ou survivre. Il fallait faire avec les tâches qui imputaient à chacun, d'où l'intérêt d'avoir le plus de contacts ... neutres, s'ils n'étaient pas positifs, dans la prison. Difficile d'avoir de bonnes relations avec les voisins quand le principe de base de la ville était la trahison. Survivre sur le dos des autres, c'était ça la vraie vie, ici. Et puis, il fallait l'avouer, c'était plutôt cool.

    « Aucun, pour le moment. Qu'est-ce que ça peut faire ? »

    La jeune femme haussa les épaules en souriant. Ca importait peu, c'était vrai. Si elle avait demandé une arme blanche, elle se servirait sans doute peu de son canon. Elle n'aurait donc sans doute pas vraiment besoin de la voir pour d'éventuelles munitions. Mais on ne savait jamais. Vu le caractère de Gabrielle, elle avait plutôt intérêt à trouver quelque chose d'utile, si elle ne voulait pas finir égorgée au fond d'une ruelle. Ellen le savait, c'était sans doute grâce à ça qu'elle avait survécu autant d'années. Ca et son côté paranoïaque.

    « Pour savoir en quoi je pourrais venir te demander quelque chose. Plus tard. »

    Elle eut un sourire contrit puis lui fit un signe l'invitant à la suivre. Elle n'était pas pressée, mais elle aimait son travail et plus vite elle lui aurait montré l'atelier, plus vite elle pourrait s'y atteler.

    « Tiens-moi au courant, quand vous aurez trouvé », ajouta-t-elle posément.



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