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 Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke

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C'est d'la bombe !
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MessageSujet: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Sam 25 Aoû - 15:39


♦ Bière, poudre & emmerdes
♣ Pv ; Perle Van Hoorebeke

    La Taverne, c'était un carrefour entre toutes les civilisations qui peuplaient Underland.
    Ellen avait beau y aller souvent – bien trop souvent –, elle ne perçait pas à jour tous les us, toutes les coutumes qui prenaient place à cet endroit. La seule chose qui semblait prohibée, c'était la maltraitance envers les chaises, le bar, ou tout autre objet appartenant aux taverniers. C'était quelque chose de risqué que de s'en prendre à eux. Elle avait déjà vu certains se faire virer à coups de pieds au derrière ou sous la menace d'un bon coup de fusil bien placé. Et il n'y avait pas grand-monde pour s'opposer à la décision des gérants : c'est qu'on y tient, à la bière, par ici !
    Et si jamais l'un d'entre eux venait à avoir l'idée de couper les vivres à tout le monde à cause d'un inopportun ? Il y avait fort à parier que le petit rigolo ne verrait pas le soleil artificiel très longtemps encore. On aimait bien les chasses à l'Homme, par ici. Et mieux valait être du côté des chasseurs plutôt que de celui de la proie, c'était un fait avéré.
    Hormis ça, la Taverne, c'était un endroit sympa. Vraiment. Rien de bien exceptionnel, non, quelques chaises et tables par ci, quelques fauteuils par là, un espace assez grand pour contenir une bonne bande d'alcolos chamailleurs. Un endroit où tout le monde aimait mettre les pieds, y compris l'ermite de service.

    Ellen secoua légèrement sa longue chevelure rouge et réajusta ses lunettes. Elle observait calmement chaque angle de la rue, la main posée sur la ceinture, dans un semblant de négligence. Si jamais quelqu'un s'approchait, il n'aurait pas à attendre longtemps avant de se retrouver avec un revolver planté entre les deux yeux. Sa démarche assurée laissait apparaitre cette éventualité. Et ce n'était pas ces bottines multicolores à talons hauts qui la gênaient pour se déplacer. Grand Dieu, non ! C'était bien le rare trait de féminité qu'elle pouvait s'accorder, il n'était pas question qu'un quelconque manque d'équilibre l'empêche d'assumer son genre ! Oui, parce qu'à part ça, elle n'avait pas poussé dans le féminisme aujourd'hui. Bien que sa chemise blanche, dont l'éclat révélait des tâches colorées et structurées en son bas droit, ne dévoilait ni épaules carrées, ni musculature de body builder, elle ne mettait pas non plus en avant d'éventuels traits de femme. Son pantalon ocre, en chevauchant le bas de son haut, le bouffait très légèrement. Un nœud papillon rougeoyant trainait, détaché, sur ses épaules frêles. Clap. Clap. Clap. Sur le sol, le bruit de ses talons signalait son arrivée imminente. Eut-elle voulu être discrète qu'elle ne l'aurait pu. Sa destination ? La Taverne, bien sûr. Elle y passait plus que son temps, depuis un moment. Manque de provisions ? Certes. Il n'y en avait jamais assez, chez elle ; mieux valait économiser. Plus elle s'approchait, plus ses traits se détendaient. Pas que le danger soit moins important, non, mais la perspective d'une bonne bière était si réjouissante. Elle poussa la porte avec vigueur, toute à sa bonne humeur.

    « BONJOUR ! » hurla-t-elle à moitié, dans un excès récurrent de jovialité.

    Et de reculer devant l'évidente odeur de bagarre imminente. Se retrouver au milieu d'une baston qu'elle n'avait pas engagé, non merci, très peu pour elle. Elle aperçut, non loin d'elle, la serveuse du bar. Une grande amie des Trois Escrocs, à ce qu'on disait. Elle n'avait jamais trop parlé avec elle – on la disait aussi redoutable que les gérants. Mais, il faut de tout pour faire un monde. Et, surtout, il n'y avait personne qui s'intéressait à elle, dans l'immédiat.
    Avec un sourire, elle l'apostropha.

    « Je parie un flingue sur le gagnant. »


HRP:
 


Und der Haifisch der hat Tränen, und die laufen vom Gesicht. Doch der Haifisch lebt im Wasser so die Tränen sieht man nicht.  In der Tiefe ist es einsam und so manche Zähre fließt. Und so kommt es, dass das Wasser in den Meeren salzig ist.

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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Sam 25 Aoû - 16:17

Perle était accoudée au bar et regardait d'un air las les deux clients qui commençaient à hausser la voix.
Dès qu'ils se croisaient, ces deux types ne pouvaient pas s'empêcher de se lancer des piques jusqu'à ce qu'il y ait un qui finisse par craquer. C'était devenu une habitude par ici, si bien que la jeune femme décida de ne pas intervenir. Dans quelques minutes, il y aurait un des deux qui finirait par assommer l'autre.
Elle se promit d'intervenir que si il y avait de la casse ou bien qu'un d'entre eux s'apprêtait à tuer l'autre... les taches de sang, c'était trop difficile à faire partir.

Tout le monde était tellement absorbé par l'échange hystérique des deux malabars que personne ne remarqua l'arrivée de la jeune artificière d'Underland. Ce qui était assez étonnant vu l'entrain avec lequel elle avait prononcé son "Bonjour !".
Perle jeta un coup d'oeil distrait à la jeune fille, puis regarda de nouveaux Tom & Jerry qui avaient commencé à se lever en criant.

« Je parie un flingue sur le gagnant. »

Ellen l'apostropha avec un sourire.
Perle sourit à son tour et dit :

"Il y a de fortes chances que ce soit Patterson qui l'emporte... Rick a bu un verre de plus que lui, il ne tient pas très bien sur ses jambes"

Comme pour prouver ses dires, le dénommé Rick trébucha mais se reprit très vite avec un :

"J'vais t'arracher ta sale tronche, Patterson !"

Perle sourit, ça serait la 5ème victoire consécutive de Patterson en une semaine à peine. Pauvre Rick...
Elle détourna les yeux des deux gars et se pencha vers Ellen, un sourire aux lèvres.

"Alors... dis-moi, qu'est-ce que je te sers ?"

Elle attrapa distraitement un verre sur le comptoir, attendant la réponse de la rouquine.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Sam 25 Aoû - 17:12

    "Il y a de fortes chances que ce soit Patterson qui l'emporte... Rick a bu un verre de plus que lui, il ne tient pas très bien sur ses jambes"

    Ellen se détourna de la jeune femme, observa distraitement les deux énergumènes. Elle avait déjà vu leur tête quelque part, à ces deux-là, c'était sûr. Et effectivement, ledit Rick ne semblait pas très vaillant. Un peu éméché ? Oh, oui. De toute évidence, il n'avait pas l'air de bien tenir l'alcool. Il aurait dû s'en tenir au jus de fruit ou à une boisson qui le rendrait moins bruyant – parce qu'il en causait, du boucan, le bougre ! à en faire fuir un mort– et plus calme. Elle écouta ses menaces nullement prophétiques avec un sourire, tout dans la joie et la bonne humeur. C'était toujours amusant de voir les hommes d'ici se taper dessus. Ça finissait toujours en drame.
    En tout cas, ça n'avait pas l'air d'inquiéter outre mesure la Belge, qui semblait se préoccuper plus de sa vaisselle que des combattants. Bah, de toute façon, ça n'allait pas lui retomber dessus. Si problème il y avait, nul doute qu'un bon samaritain irait gentiment leur plonger la tête dans la flotte dehors – ou leur brûler le derrière, c'était déjà arrivé.

    "Alors... dis-moi, qu'est-ce que je te sers ?" lui demandait-elle, souriante.
    « Je ne serai pas contre une bière », répondit-elle après quelques instants. Puis, elle ajouta : « Une blanche. Bien fraiche. »

    Sans poison, eut-elle envie d'ajouter, ironiquement. Mais un grand bruit retentit et le revirement dans l'arène retint soudainement son attention. C'est qu'ils n'y allaient pas de main morte ! La situation dans laquelle les deux lutteurs se trouvait était à la fois ridicule et... ridicule. Ils étaient tous les deux au sol, affalés l'un sur l'autre, se bourraient de coups de poings et d'injures bien serties – dignes d'enfants de primaire. Mais, le plus beau dans tout ça, c'était la façon dont, à moitié bourrés, ils semblaient toujours tomber plus bas. Amusant, comme il était simple de discréditer un homme à la façon dont il se tenait. Patterson, même s'il avait un coup dans le nez en moins, il ne faisait pas beau à voir non plus. Et pour cause : l'autre bougre, il l'avait mordu ! Mais alors, bien hein. Genre, vampirisé.

    « Hm. Rick a l'avantage de n'avoir aucune pudeur », argua-t-elle, songeuse. Elle tourna légèrement la tête pour lui adresser un sourire joueur. « Tant qu'ils sont au sol, c'est à son avantage. Va savoir, il a peut-être empoisonné ses dents ! »

    Et vas-y que je rigole pour avoir sorti une remarque aussi débile. Mais bon, elle avait la joie contagieuse, Ellen – surtout contagieuse pour elle, en fait, mais ça, c'est un secret – et ce n'était pas la première fois qu'elle disait des choses comme ça. D'autant que ç'aurait pu être possible. Oui. Si le gars avait été un cadavre à la base. Et y a pas grand-monde pour se battre contre un cadavre. Parce que là, les paris sont risqués.
    Elle détacha enfin son regard des deux lutteurs – qui ne ressemblaient définitivement pas aux types sur les calendriers que sa mère planquait sous son matelas – et se tourna vers la serveuse.

    « Perle, c'est ça ? »

    C'est pas plus mal de savoir comment appeler les gens, quand ils vous servent à boire. Il lui semblait avoir entendu le nom de son interlocutrice, un de ces quatre, mais dans le doute... elle préférait s'en assurer. La jeune femme risquait de mal le prendre si elle l'appelait constamment "serveuse" avec une voix de crécelle. Et, même si tout le monde était un ennemi, là, elle ne ressentait pas le besoin de chercher la petite bête. Encore moins avec celle qui lui filait la bière.


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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Sam 25 Aoû - 18:14

« Je ne serai pas contre une bière », répondit-elle après quelques instants. Puis, elle ajouta : « Une blanche. Bien fraiche. »
« Ca marche ! »

Perle se pencha pour remplir le verre à l'aide du bidon de bières. C'est alors qu'un grand bruit lui fit relever la tête.
Elle aperçut Patterson et Rick qui avaient roulé par terre et commençaient à se frapper.
*Comme c'est mignon...* pensa-t-elle vaguement... Comme pour confirmer ses pensées, Rick planta ses dents dans la joue de Patterson de telle façon qu'on aurait dit qu'il lui donnait un baiser.

« Hm. Rick a l'avantage de n'avoir aucune pudeur. Tant qu'ils sont au sol, c'est à son avantage. Va savoir, il a peut-être empoisonné ses dents ! » commenta Ellen qui regardait, elle aussi, le combat.
« J'espère seulement qu'il n'y aura pas de sang sur mon plancher... » répondit-elle simplement, la mine lasse.

Elle posa le verre sur le comptoir à l'instant où Ellen se retourna et demanda :

« Perle, c'est ça ? »

La jeune femme lui fit un clin d'oeil en guise de réponse et répondit :

« Et toi, c'est Ellen n'est-ce pas ? »

La Belge connaissait le nom de tous ses clients. Surtout les habitués. Elle savait aussi qui tenait (ou pas) à l'alcool. C'était des choses très important à retenir pour son travail... surtout à Underland.
Un éclat de verre les firent sursauter. Perle fronça les sourcils et posa l'essuie-vaisselle et le verre qu'elle tenait en main.

« Ah non ! Là, ils vont trop loin ! »

Dans leur bagarre, ils avaient bousculé une table et un verre était tombé... ce qui n'était pas bon signe pour les clients de la taverne. Un silence de plomb tomba dans la salle - même les deux bagarreurs s'étaient arrêtés (Rick toujours accroché par les dents à Patterson) - attendant l'orage. Tous les yeux s'était tournés vers le comptoir...
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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Sam 25 Aoû - 21:57

    Et Dieu créa Ellen.
    Ça faisait classe, comme fin. Juste assez de suspens, juste assez tragique, romanesque à la fois. Oui, ce genre de fin, c'était juste ce qu'il fallait. Mais là, ça n'était pas la fin. Et tous les visages qui convergeaient vers elles, ils n'étaient pas là pour clore une histoire. Bien au contraire. Ils semblaient en attente, ils suspendaient leur souffle, comme si le ciel allait leur tomber sur la tête – ce qui, techniquement, pouvait arriver, vu qu'il était artificiel, mais passons. Ils attendaient un commencement, une entame, un prologue. Tout ça, ça s'était déroulé bien vite. Un souffle d'air avait à peine fragilisé la petite santé des occupants de la Taverne qu'un rugissement sourd venait briser l'équilibre précaire qui s'y était installé.

    « Et toi, c'est Ellen n'est-ce pas ? »
    « Bingo » avait-elle répondu en souriant, avant qu'elle ne sursaute de pair avec son interlocutrice.
    « Ah non ! Là, ils vont trop loin ! »

    Quésaco ? Rien de grave. Non, un verre. Un simple verre. Au sol. Le doux bruit du verre qui se brisait, qui s'éclatait, posait une couche inégale de gravillons asymétriques sur le plancher. Apparemment, ça ne plaisait pas trop à Perle. Et les autres attendaient sa réaction. Alors, qu'allait-il se passer ? Allait-elle les envoyer au fer ? Les bannir du bar quelques temps, pour qu'ils puissent se mettre les idées au clair – ou s'entretuer, histoire de régler ce problème une fois pour toutes. Ça ne semblait pas être la première fois qu'ils s'occupaient de l'ambiance explosive des lieux. N'y avait-il donc eu aucune casse, jusqu'ici ? Ce Patterson, il semblait plutôt balourd, pourtant. Quant à Rick... S'il avait toujours l'alcool aussi mauvais, nul doute qu'il le regrettait dans l'heure.
    Ellen savait que ce n'était pas elle que tous ces spectateurs avides de massacre regardaient, mais elle ne pouvait s'empêcher de soutenir leur regard, de défier la foule, une lueur malicieuse dans les yeux. Vous voulez jouer ? Très bien, jouons. Il n'y avait rien de plus désagréable que le sentiment d'être scruté de part en part par tous ces yeux lourds de sens. Fi ! Que craignez-vous donc ? Qu'espérez-vous donc ?
    Elle s'avança tranquillement dans la cohue, posa la main droite sur le verre brisé, les morceaux les plus gros qui reflétaient la lumière environnante. Elle laissa glisser ses doigts dans le liquide qui imprégnait encore ces éclats perdus, puis les porta à ses lèvres.

    « Hm. Rhum. Quel gâchis. » Un sourire ironique, pressé contre ses lèvres, s'étira. Elle se tourna vers les deux catcheurs malhabiles, les fixa un long moment, les enveloppa dans ses prunelles vertes. « J'espère qu'au moins vous comptez ramasser et rembourser trois fois la valeur de cet alcool et de ce verre. »

    La douceur de sa voix contrastait avec le fond de ses paroles, incitant à l'attaque. Lorsque la foule réclame le sang, donnez-lui un cadavre. Elle s'éloigna avec lenteur, retourna à sa place d'origine. Si elle avait voulu être le centre d'attention l'espace d'un court instant, elle n'aurait pas fait mieux. Mais là, non. Et elle laissait sa place. Elle avait joué les prologues, annonçait ce qui arrivait : la colère de Perle. Elle n'avait pas l'air violente, la petite, comme ça, mais Ellen ne doutait pas d'une part d'ombre dans ce jeune esprit. On n'était généralement pas condamné à Underland pour rien. Soit on avait l'air méchant, soit on avait fait quelque chose, parfois les deux à la fois. Mieux valait laisser le passage libre.

    « Si je te prête une arme, tu m'offres ma bière ? » lança-t-elle à la jeune femme.

    Si la foule réclame du sang, offrez-lui du spectacle.


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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Lun 27 Aoû - 18:28

Et Dieu créa le couteau. (Pour reprendre l'expression d'Ellen xD)
Couteau qui traversa la salle et vint se planter sur le sol, une seconde après que Patterson ait retiré sa main.

Une fois qu'Ellen eut finit son discours et eut proposé une arme contre une bière, Perle avait attrapé son couteau, son beau couteau dont elle ne se séparait jamais - un magnifique éminceur qui lui servait à couper de bonnes grosses tranches de steak quand elle faisait la cuisine (et qui lui servait aussi à se défendre au cas où...) - et l'avait jeté en travers de comptoir, visant la main la plus en vue, c'est-à-dire celle de Patterson. Si ce dernier n'avait pas retiré sa mimime à temps, il se serait retrouvé avec la main droite de Jésus Christ.

« Qu'as-tu donc en stock ? » demanda-t-elle à Ellen alors que Patterson clamait haut et fort :
« T'es malade ! T'as failli m'embrocher la main !! »

Sans attendre la réponse de la jeune femme, elle s'avança un magnifique sourire aux lèvres, se pencha pour récupérer son couteau - et de la même façon, mettre son magnifique décolleté en évidence - et dit d'une voix douce, en penchant la tête :

« Il faudra me rembourser les dégats, n'est-ce pas ? Et le double, puisque vous êtes deux. »

Patterson, qui avait les yeux braqué sur le décolleté tenta, tout de même de marchander.

« Mais c'est pas ma faute si... »

Mais la jeune femme, ne lui laissa pas le temps de finir et murmura, pour que seuls les deux concernés entendent :

« Ce serait embêtant que les patrons remarquent qu'il leur manque un verre... vous ne voudriez pas vous réveillez avec un tranchelard dans le ventre ou, pire, ne plus avoir accès à la taverne pour le restant de vos jours, n'est-ce pas ? »

Sur ces douces paroles, elle se releva en rajoutant :

« Si je n'ai pas été remboursée, demain soir avant minuit, je ne parierai pas cher de vos têtes. »

Et non ! Il n'y eut pas de sang... c'est que le sang, c'est chiant à nettoyer.
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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Mar 28 Aoû - 20:59

    La boisson, les armes.
    Tellement de choses qui sont peu courantes, qui sont réprimées, dans le monde d'En-Haut, qui sont indispensables ici. Tant de choses auxquelles on évite de s'attaquer. Tant de choses dont on ne peut pas se séparer. Vous imaginez un peu, vivre à Underland sans alcool ou sans flingue ? Non seulement on se rend compte à quel point c'est pourri, mais en plus on se fait tuer au premier croisement de rue venu. Quoi qu'on se fera tuer plus rapidement qu'on aura le temps de se rendre compte de la vie ennuyeuse qu'ils menaient. Oui, parce que sans arme et sans tord-boyaux, sans doute qu'elle serait ennuyeuse, leur vie.

    « Qu'as-tu donc en stock ? »
    « Artillerie légère de base. Révolver double-action à barillet. Pistolet semi-automatique 9mm. Derringer Remington. », énuméra-t-elle, mais Perle ne semblait déjà plus l'écouter, glissant avec son déhanchement si féminin jusqu'aux deux gêneurs telle un rapace qui fondrait sur sa proie.
    « Il faudra me rembourser les dégâts, n'est-ce pas ? Et le double, puisque vous êtes deux. »

    Pour un peu, elle se laisserait berner par la voix douce que leur offrait la jeune femme. Comme quoi, sa paranoïa avait de bons côtés, aussi. On se laisserait facilement abuser par les gens comme ça mais quand, comme elle, on ne fait confiance à personne, on considère tout le monde comme un ennemi, forcément, la trahison devient plus difficile. Évidemment. Difficile de trahir quelqu'un qui considère que, de toute façon, vous le faites constamment. Le truc choquant, ce serait que, justement, il n'y ait pas traitrise. Mais bon, même là, comment vous voulez qu'on s'en aperçoive ? Et puis, on est à Underland, tout de même ! Y a une réputation à tenir, que Diable ! Un malfrat honnête, ça craint. Et ça craint encore plus si les autres s'en aperçoivent. Oui, parce que là, y a un délai de vie.

    « Si je n'ai pas été remboursée, demain soir avant minuit, je ne parierai pas cher de vos têtes. »

    La preuve. Ellen croisa les bras sur son torse plat et s'adossa contre le comptoir. Qu'allait-elle donc pouvoir leur demander comme réparations ? Elle pouvait exiger n'importe quoi d'eux, si elle le souhaitait. En fait, là, c'était pire qu'un marché normal. Considérant la casse, elle pouvait demander n'importe quoi ; les deux zouaves seraient obligés de le lui concéder. Tout ce qui est cassé doit être payé. Et là, non seulement c'était cassé, mais en plus il y avait perte d'alcool. Donc perte de profit. Et ça, personne ne pardonne. Le profit, c'est sacré. Aussi sacré que le chocolat, les gâteaux ou encore les couleurs dans un feu d'artifices. Ce qui est sacré, on évite d'y toucher. Enlevez sa dose de sucre à un enfant, ça vous causera plus de tort que de bien. Oui, genre ! Me regardez pas avec ces yeux de merlan frit ! C'est vrai ! Les enfants ont beau devenir hystériques avec du sucre, sans, ils vous sautent à la gorge. Enfin... ici, en tout cas. Mais faut pas leur en vouloir. Ils sont élevés comme ça, après tout.

    Et quand ils grandissent, ils deviennent comme leurs parents : des poivrots. Alors leur addiction au sucre devient une addiction à l'alcool – d'où les canards. Le souci, c'est qu'en plus, ils ne sont pas COMME leurs parents, ils sont PIRES que leurs parents. Parce que eux, ils n'ont pas connu les règles d'Au-Dessus. Ouep ouep.
    Ou alors, ils tournent paranos et là, ça donne, genre, Ellen.
    Enfin bref. Quoi qu'il en soit, elle ne savait trop quoi dire à cette jeune femme outrée qui menaçait le client à renfort d'insinuations plus ou moins subtiles. Et puis, surtout.
    Il y avait ce type, là, qui la regardait comme un coq en pâte depuis quelques secondes. Et qui lui tapait sur le système. Grave. Non, Ellen, c'est pas bien les regards noirs. Ça ne va pas avec ton teint.

    « Qu'est-ce que tu m'veux toi? » Elle se désintéressa bien vite de la réponse en entendant un bruit du côté des deux truands querelleurs. « Et ils peuvent pas faire moins de bruit les deux cochons qu'on égorge ?! »

    Bonne humeur ? Qui a parlé de bonne humeur ?


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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Mar 11 Sep - 17:00

Il avait fallu d'un instant. Un simple petit moment d'inattention. Comme quoi... même une seconde pouvait coûter très cher à Underland.
La voix d'Ellen s'était élevée dans la pièce et avait attiré l'attention de Perle qui avait détourné la tête des deux lourdauds pour voir ce qu'il se passait... seulement quelqu'un qui l'avait mal regardée... rien de vraiment intéressant en somme. Mais voilà, l'erreur était commise. L'un des deux, Patterson, avait sorti un revolver et tenta le tout pour le tout dans le but d'éviter la dette. D'une voix qu'il voulait assurée, Patterson menaça la demoiselle de son flingue :

« Retire c'que tu viens dire où je te fais un trou dans l'bide ! »

Perle leva les yeux au ciel. C'était pas la première fois - et sans doute pas la dernière - qu'on la menaçait de cette façon.
Comme pour exprimer son exaspération, la voix d'Ellen s'éleva :

« Et ils peuvent pas faire moins de bruit les deux cochons qu'on égorge ?! »

« Tu as entendu la demoiselle, mon chou ? Tu crois vraiment que ça vaut la peine de te mettre tout Underland à dos ? »

Elle lança un regard autour d'elle et Patterson l'imita. Tous les gens dans la taverne avaient porté leur main à leur ceinture avec des airs menaçant. Le message était clair "Tu t'en prends à elle, tu es mort."
Evidemment... on ne touchait pas à la seule (jolie) serveuse d'Underland ! Et certainement pas à la seule qui offrait une tournée gratuite quand il y avait un "nouveau" d'En-Haut qui descendait pour ne plus remonter... et puis, disons-le franchement : les trois frangins qui tenaient la taverne étaient, certes, les seuls qui savaient comment se procurer de l'alcool, mais ils n'étaient certainement pas les plus beaux à regarder à Underland... quand Perle avait débarqué, elle était devenue comme une rose sur un tas de fumier, une vraie perle rare (comme on peut le dire dans son cas).

Voyant qu'il n'avait pas trop le choix, Patterson baissa lentement son arme. La tension qui s'était levée dans la pièce quand il avait sorti son flingue avait baissé d'un cran et les conversations reprenaient bon train (même si la plupart des clients gardaient un oeil sur les deux querelleurs). Perle se retourna et fit signe à ces derniers de la suivre jusqu'au comptoir afin de parler de leurs dettes respectives.

Tout se passa très vite. Un froissement. Le temps d'un battement de cils. Une voix criant "Attention !". Un coup de feu. Et le temps sembla s'arrêter...
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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Mer 19 Sep - 18:47

    « Attention ! »

    Ce n'était qu'un mot, ce n'était qu'un geste. Un simple mouvement de l'index. Une simple pression sur la détente.
    Le coup de feu avait fusé, cruel, brutal. Il s'était précipité avec rancœur et haine, sans but précis, sans destination. Il avait fait un appel au sang, à la révolte, aux hurlements, aux émeutes. Il voulait que ça hurle, que ça braille, que ça s'entretue. C'était un début. Un simple début. Un coup de feu, c'était quoi, au final ? Un bruit, seulement un bruit. C'était la résultante d'un barillet déclenché. Seulement ça.
    Et pourtant.
    Et pourtant, ça causait tellement de mal. C'était dur de l'admettre, n'est-ce pas ? Que ce simple bruit pouvait commettre tant de ravages. Qu'il pouvait entrainer un raz-de-marée destructeur, annihiler toute tentative de réconciliation, faire dégénérer une situation qui aurait pu – sensiblement – rester stable. Potentiellement. Relativement. Oui, une petite bagarre, de temps en temps, c'était probable et n'importe quelle situation pouvait se transformer en bagarre. Pas au point d'en venir aux armes, non, on en restait aux poings, aux pieds et à la tête. Mais là, c'était différent. Parce qu'il y avait eu des engagements par le feu. Parce que le sang coulait déjà et qu'il avait été tiré par la triche. Les armes, c'était ça, de la triche. Ellen avait beau en être la fabricante, elle ne pouvait pas dire le contraire. Même si sa réponse, dans ce genre de situation, c'était un truc du genre : « Nous, on ne naît pas avec des griffes, des crocs et des serres. Il faut bien qu'on évolue et qu'on se serve de ce qu'on a à disposition. »
    En un sens, elle n'avait pas tort, mais cette excuse était surtout efficace quand il s'agissait d'aller chasser – ou quelque chose du même genre. Et puis bon, à Underland, c'était vrai qu'il fallait en avoir une, d'arme. Sinon c'était la cata. Quand tout le monde a, mieux vaut ne pas chipoter sur des problèmes d'éthique.
    C'était logique.
    Et il fallait bien qu'elle fasse tourner la boutique.

    « Espèce de pauvre con ! » hurla-t-elle bruyamment. Elle tituba et, agenouillée, porta la main à sa jambe. Quand Pas d'Bol se pointe, c'est jamais profitable. Et là, c'était sa cuisse qui en avait fait les frais. Elle appuya sur la blessure,tenta moyennement de limiter l'écoulement de sang. Bien sûr, ça ne fonctionnait pas comme elle voulait. Ça pissait le sang, là-dessous. « Scheiße* !!! Hurensohn** !!!» Et d'autres mots tout aussi fleuris sortir par flots, inondant le responsable de sa blessure des plus charmantes insultes qu'elle puisse emprunter aux langues parentales. L'homme se précipita vers elle en bafouillant des excuses et des « Je ne l'ai pas fait exprès ! Je vous le jure ! Le coup est parti tout seul !» Ouais, c'est ça, COMME SI les armes qu'ELLE avait fabriquées pouvaient se retourner contre elle ! De toute façon, il ne s'excusait que pour ne pas avoir la tavernière à dos. C'était connu que Perle n'aimait pas devoir nettoyer derrière ses clients. Si Ellen n'avait pas su cela, elle aurait sans doute tiré son Derrington et lui aurait explosé la tempe. Mais elle ne pouvait pas ; elle n'était pas chez elle. Elle attendrait le moment venu, qu'il ne se doute de rien, qu'elle puisse voir sur son visage cette expression d'horreur qu'ils affichaient en se rendant compte que c'était trop tard, que leur arme était enrayée, qu'en appuyant sur la gâchette ils se condamnaient.

    « Je suis désolé !»
    « хуй тебе на постном масле !*** »
    Elle se foutait pas mal de ses excuses, la seule chose qu'elle voyait, c'était que son pantalon allait être difficile à rattraper. Le sang, ça ne partait pas facilement. Et c'était encore pire du fait qu'il s'agissait du sien. Avec un grognement, elle se releva douloureusement, la main toujours posée sur la plaie. Cet abruti avait touché une artère. Difficile d'expliquer autrement l'abondance de globules rouges qui s'en écoulait.
    Elle se tourna vers Perle, sifflant à l'attention du sale type qui était maintenant sur sa liste noire.
    « T'aurais pas un linge ou un truc utilisable pour un garrot ? »
    Mieux valait se dépêcher de cloisonner sa jambe, quitte à en subir les séquelles, plutôt que de se vider de son sang – inutilement, j'entends. En plus, parmi cette bande de tarés, c'était sûr qu'y en avait bien un ou deux que la vue d'hémoglobine excitait. C'était limite plus dangereux de saigner du nez que de se balader dans une rue sombre en pleine nuit.

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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Sam 29 Sep - 14:42

« T'aurais pas un linge ou un truc utilisable pour un garrot ? »

Perle fit un bref signe affirmatif de la tête et sortit un essuie-vaisselle du placard... Les patrons seront en colère mais bon... mieux valait du sang sur l'essuie que du sang sur le plancher... ou encore, un macabé sur le plancher.

Tout en fouillant dans l'armoire à la recherche du linge salvateur, elle respira plus calmement... pendant un moment, tout le monde dans la salle - même elle - avait cru son heure arrivé. Le coup de feu qui retentit était toujours mauvais signe... Qui est-ce qui tirait ? Sur qui ? Sur quoi ? Pourquoi ? Qui donc sentirait un froid intense se répandre dans ses membres ? Qui donc se retrouverait allongé par terre en se vidant de son sang ? Qui irait saluer les dieux avant l'heure ? Lui ? Elle ? Moi ?

Autant de pensées en un millième de seconde que retentit le son... c'est fou à quel point le cerveau travaille vite dans ses moments là... il paraîtrait même qu'avant de mourir, on revoyait sa vie en entier défilé sous ses yeux ... était-ce vrai ? Personnellement, la jeune barman ne voulait pas le savoir avant un bon moment. Elle aimait trop sa vie de maintenant... et puis, elle n'avait aucune envie de revoir la tête de ses parents.

Le choc passé, les battements de coeur reprenant un rythme normal, Perle se releva et se dirigea vers Ellen qui était en train de saloper son sol. Elle fusilla du regard le crétin qui avait tiré et s'accroupit à côté de la jeune artificière.

« Je vous jure que j'ai pas fais exprès » continua l'abrutis de service.
« La ferme ! »

Elle était furieuse. Vraiment. Comment un type comme lui avait-il survécu à Underland aussi longtemps ? Voilà qu'elle allait devoir faire des heures sup' à cause de lui ! Quel idiot...
Elle fit un noeud avec l'essuie et serra du mieux qu'elle put, après quoi elle frotta le sang qu'elle avait sur ses mains sur son tablier.

« Mademoiselle Perle... je vous jure que le coup est... »
« Je t'ai demandé de la fermer ! » l'interrompit-elle. « Je ne veux plus voir ta sale tête de rat dans mon bar ! DEHORS ! »

D'un commun accord, deux clients costaud attrapèrent Patterson par le bras et celui de droite dit :

« Tu as entendu la p'tite dame. Elle ne veut plus de toi par ici. »
« Ouaip. » Rajouta le second. « On va t'indiquer la sortie. »

On pouvait encore entendre les cris de Patterson retentir pendant quelques secondes après sa sortie du bar. Le calme retomba dans la salle.
Perle se releva et alla chercher un verre d'alcool fort à Ellen.

« Tu auras un peu moins mal mais je te conseille tout de même d'aller voir un toubib. »

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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Sam 13 Oct - 18:39

Il paraît qu'on voit toute sa vie défiler quand on est sur le point d'y passer.

    « Tu auras un peu moins mal mais je te conseille tout de même d'aller voir un toubib. »

    Elle grimaça un instant. Perle parlait-elle sérieusement, là ? Allez voir un toubib... Eurk. Dans le genre "signer son arrêt de mort", c'était pas mal comme plan. Ou alors "souffrir atrocement". Mais là, y a pas l'option "mourir tout seul dans son salon". Non, sans déconner, les toubibs ici, ils sont encore plus brutaux que les blessures qu'on a quand on va les voir. C'est-à-dire ? Ben, quand on ressort, on en a pour des jours avant de pouvoir dormir correctement tellement on a mal. Bon, certes, ils guérissent. MAIS pas toujours. Ça dépend si le toubib vous a à la bonne ou pas. Ça dépend de ce que vous lui proposez en échange.
    Bref, pour aller voir un toubib ici, mieux vaut avoir des arguments convaincants pour ne pas se faire plus amocher qu'on ne l'est déjà. Et des arguments, Ellen, elle n'en avait pas beaucoup. J'veux dire, ouais, elle a ses armes et tout mais... mais. C'est pas toujours ce qu'il faut, pour payer ce genre de services. C'pas forcément suffisant.
    Et Ellen, elle laisse pas ses squatteurs comme cobayes pour la science. Elle ne se laisse pas non plus comme cobaye pour la science, d'ailleurs. Elle n'est pas vraiment pour ces trucs-là, à vrai dire. Une intuition.

    Elle prit l'essuie-vaisselle que lui tendait la jeune femme et la gratifia d'un sourire avant de le serrer au-dessus de la plaie. Merde. Son pantalon était dégueulasse. Fait chier. Abruti de Patterson.

    « Merci », dit-elle, se rendant compte qu'elle avait oublié cette formule d'usage – pourtant pas négligeable. Puis elle répondit à son autre réflexion, légèrement plus problématique pour qui... n'aimait pas vraiment aller voir le docteur. « Je m'en passerai. Je ne suis pas en sucre, on va extraire ce machin à la maison, un coup d'alcool et ça ira bien. »

    C'est pas comme si l'alcool manquait chez elle. Ses origines parlaient d'elles-mêmes, dans ce cas-là. Non, c'est vrai. Les parents, on prend toujours exemple sur eux. Les grands frères, les grandes sœurs aussi. Et niveau boisson... Bah, quand on tient l'alcool, on tient l'alcool. Et quand papa et maman viennent de deux pays où c'est l'une des rares choses qui ne manquent pas, on sait distiller. En théorie. La pratique est pas forcément tip top, mais bon, pour si peu, on ne va pas chipoter.
    Enfin, en tout cas, si son alcool était bon, elle ne s'emmerderait pas vraiment à échanger ses services contre une pinte.

    « Désolée d'avoir salopé ton plancher », finit-elle par dire, penaude.

    Elle savait à quel point le sang était peu prisé dans la Taverne – et savait pourquoi, comme beaucoup de monde ici... comme tous les habitués, en fait – et ne voulait surtout pas d'emmerdes à cause du sien. Mieux valait faire profil bas quand on voyait que ça se colorait de rouge en-dessous de ses pieds. C'était joli, le rouge, mais bizarrement pas très apprécié quand il s'agissait de passer l'éponge derrière. L'utilisation du passé, pour atténuer la peine, même si des gouttes continuaient leur lente descente. Et vas-y que ça s'incruste dans le moindre petit trou. De vraies spéléologues.
    Et sur le coup, la jeune femme se dit que certaines fois, il valait mieux en être. Pour mieux disparaitre dans un trou de souris.


Moi j'aimerais un film en Super 8,
Avec soleil, flou artistique,
Des amis dans l'herbe, ma frangine
Scènes prises au hasard mais tranquilles


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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Mer 16 Jan - 21:38

Ellen prit l'essuie-vaisselle que lui tendait Perle. Evidemment, à sa tête elle ne comptait pas aller voir un toubib... et pour cause ! Il n'y avait que des tarés ici ! Enfin... elle disait ça mais elle avait déjà été se soignée chez un des médecins d'en-bas qui avait accepté car sinon il n'aurait plus aucun approvisionnement en alcool fort - pour l’anesthésie bien sûr - avant un bon moment.
En faite, son rôle de serveuse lui donnait assez de liberté que d'autres n'avaient pas ici. Elle avait bien choisit sa profession.

Comme elle l'avait bien deviné, Elle lui répondit après un remerciement :

« Je m'en passerai. Je ne suis pas en sucre, on va extraire ce machin à la maison, un coup d'alcool et ça ira bien. »

Perle haussa les épaules.

« Bon courage à toi alors. »

La jeune femme regarda le sang d'Ellen qui s'était incruster dans le plancher se disant que ça allait encore être des heures sup' à tout laver. Abrutit de Patterson. Ce genre de personnes débiles ne méritaient pas de vivre par ici... on devrait les pendre à un arbre jusqu'à ce que mort s'en suive. Enfin... comme Underland était déjà une punition en soit, ce serait un peu déloyale... quoique...

Comme-ci Ellen avait lu dans ses pensées, cette dernière s'excusa pour le plancher.

« Désolée d'avoir salopé ton plancher »

La serveuse haussa des épaules. C'était pas comme-ci c'était la première fois, de toute façon. D'ailleurs on pouvait même constater que le bois avait pris une légère teinte rouge à certains endroits à force d'avoir été éclabousser par du sang ou par du vin... ça dépend. Mais au moins, le vin sent bon... le sang laisse une désagréable odeur de fer durant plusieurs jours. Et évidemment, ça met les clients mal à l'aise... Allez savoir quelles horreurs cette odeur leur rappelait... ou alors, pour certains, ça leur donnait envie de renouveler leur crime atroce... ça dépendait du point de vue de chacun.

Perle se dirigea vers le bar et resservit un verre à Ellen. Après tout, elle n'avait rien demandé et elle n'y était pour rien si ce malade lui avait tiré dedans.

« Tiens. Cadeau de la maison. »
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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Dim 20 Jan - 22:48

    « Tiens. Cadeau de la maison. »

    Sans avoir rien demandé, Ellen se retrouvait avec un nouveau verre dans la main. Magique. Comme quoi, se faire tirer dessus n'avait pas que des inconvénients. Elle la gratifia d'un sourire. « Merci », ajouta-t-elle par commodité. Perle était décidément à croquer, sans mauvais jeu de mot. Quelle fille adorable. Une telle dévotion était exemplaire. Alors oui, c'était vrai qu'elle était bien avantagée, la p'tiote, on avait besoin d'elle pour servir la bière, tout ça, tout ça, mais quand même... il en fallait, du self-control, pour rester dans ce bar jour après jour, ramasser derrière la bande d’alcoolos dégénérés qui venaient y foutre le bordel. Ou pas.
    Parce qu'on ne tenait pas vraiment à se faire des ennemis des taverniers.

    Elle sirota donc sa bière tout en regardant ce qui se passait dans la salle. Maintenant que les deux larrons étaient partis, le calme était revenu. Des rires fusaient, de ci de là. Des rires faux, cruels, saugrenus, dissymétriques parfois, mais si amusants. Tant que les apparences sont conservées, tout va pour le mieux. C'était la seule chose qu'il fallait sauver : les apparences. Chacun préservait la sienne comme on préserve la première rose qu'on nous a offerte. Mais si, vous savez bien, celle qui sent si bon, même après qu'elle ait fané et ait été décomposée pour être mise dans le tas de compost qui servira à faire pousser des endives. Comment ça, vous ne voyez pas ?
    Vous n'avez décidément aucune imagination.

    Un coup d’œil sur sa jambe lui assura que la plaie, bien ouverte, saignait avec abondance – le tissu était déjà imbibé de ce rouge sombre qui définissait si bien la vie. Elle continua néanmoins d'y appuyer le torchon, sentit au fur et à mesure le liquide venir se poser sur sa main vierge d'hémoglobine. C'était mauvais, le sang. Ça avait un goût de fer, ça laissait une sensation désagréable dans la bouche, une odeur nauséabonde dans le nez. Elle n'avait jamais trop aimé cela. Elle avait acquis la certitude que les armes à feu, tout en permettant de prendre de la distance par rapport au crime, évitait à l'âme de leur détenteur cette haine viscérale qu'on ressentait envers soi-même après avoir volé la vie d'un autre. Elle ne l'avait jamais ressentie. Elle l'avait juste lue. Et espérait ne jamais être confrontée à ce sentiment. Ça semblait si désagréable.

    « Bon. » Elle soupira un instant en voyant que la situation ne s'arrangeait pas le moins du monde. « Merci pour tout, je vais rentrer chez moi et soigner ça. Je te ramènerai un autre torchon, celui-ci est un peu... usé. »

    Elle se leva avec un sourire, claudiqua légèrement puis, ayant jaugé son équilibre, adressa un immense sourire à la serveuse.

    « A la prochaine ! »

    Puis elle se détourna, passa le pas de la porte et disparut dans la nuit artificielle.


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MessageSujet: Re: Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke   Sam 23 Mar - 9:57

Le calme était revenu dans le bar. Une chance que les patrons n'avaient pas été là... y aurait eu un mort.
Elle s'appuya sur le comptoir et commença à rêvasser tranquillement le temps qu'Ellen termine son verre.

Elle fut vite interrompu dans sa rêverie par la voix de celle-ci qui la remercia.

« Merci pour tout, je vais rentrer chez moi et soigner ça. Je te ramènerai un autre torchon, celui-ci est un peu... usé. »

Perle haussa les épaules, des torchons elle en avait plein. (Faut dire que n'importe quel tissu pouvait faire office de torchon donc...) Elle n'était donc pas obligé de lui en rapporter.

« Laisse... ce n'est pas grave ! Va vite te soigné avant que quelqu'un en profite pour t'achever. »

Ellen finit par partir et la jeune serveuse prit son verre qu'elle nettoya, rinça et essuya. Elle eut une petite pensée pour le sang qui colorait encore le parquet... elle se demanda comment elle allait le faire partir...

Enfin... c'était pas comme-ci c'était la première fois qu'on souillait le sol du bar d’hémoglobine tout fraîchement sortit d'un corps humain... c'était la routine ici, à Underland.

La jeune fille pensa que ce serait bien de repeindre les lieux en rouge... comme ça, elle ne serait plus obligé de frotter toute la soirée pour faire réapparaître le brun du plancher... et puis, ça donnerait un peu de couleur... quoique, elle avait lu quelque part que le rouge était une couleur qui donnait un sentiment de colère et de violence. Faudrait peut-être éviter alors...

Elle jeta un coup d'oeil à la fenêtre. La nuit venait seulement de commencer. Elle avait encore beaucoup de travail... d'ailleurs, voilà de nouveaux clients qui arrivent ! Elle fit apparaître un magnifique sourire sur ces lèvres et les accueillit !
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Bière, poudre & emmerdes | Pv ; Perle Van Hoorebeke

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