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 Loup, y es-tu ? | Libre

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MessageSujet: Loup, y es-tu ? | Libre   Dim 19 Aoû - 16:24


♦ Loup, y es-tu ? | ♣ Libre

    Toutes ces fois où tu oublies d'être sage, où tes parents te demandent de ne pas t'éloigner, te disent que c'est dangereux. Toutes ces fois où tu leur désobéis, où tu vas traquer les fantômes. Ellen les connaissait. Elle en vivait régulièrement. Même après la mort de ses parents, elle continuait de leur désobéir ; il lui arrivait de quitter son atelier en hâte, sans préavis, de rejoindre la sombre quiétude des bois. Leur lente agonie la tirait de sa propre torpeur. Si elle était toujours à l'affut du moindre bruit, elle savait aussi qu'elle y était peut-être plus en sécurité qu'ailleurs. La forêt, on s'en éloignait. Elle mettait mal à l'aise, elle troublait les esprits et les accablait. Alors, au final, être face à un assassin que l'on croise éventuellement, ça n'était pas grand-chose. Parce que le pire des démons, il était en ville. Là-bas, il y avait tout, les meilleurs comme les pires. Et les deux voulaient ta peau.
    Dans l'obscurité portée par les arbres, on ne trouvait généralement que les plus hardis. Et, même s'il fallait toujours s'en méfier, mieux valait se trouver face à un danger que face à dix. Ce n'est pas comme si elle n'avait pas le choix, après tout. Elle était seule à décider de ce qu'elle faisait, en temps et en heure. Personne ne pouvait lui faire de reproches, à part, peut-être, ses clients. Mais, même eux, elle ne les écoutait pas. Que leur arme soit prête à huit ou neuf heures, qu'est-ce que ça changeait ? Tout le monde se baladait avec un couteau, de toute façon, alors quand on a ce genre de choses sur soi, on peut attendre l'arme à feu une heure de plus.
    Et si les gens mouraient à cause des divergences qu'elle s'octroyait, elle s'en fichait. La seule chose qui l'ennuyait, c'était que ses produits ne pourraient pas être payés. Si le client était mort, le contrat était nul et non avenu. Elle devait se passer de ce qu'elle voulait.

    Le bruit de ses pas se faisait doux, contre les feuilles tombées au sol. Hormis ça, le silence régnait. Elle s'était assez éloignée pour ne plus entendre le brouhaha de la ville, les cris des duellistes. Elle était seule, dans ce calme explosif. Elle se souvenait de ce conte, que lui récitait son père. L'histoire de cette petite fille qui, en allant voir sa grand-mère, avait parlé à un loup. Le loup les avait dévorées toutes les deux. Le bucheron l'avait sauvée. Un sourire égrena ses lèvres. Elle n'aurait pas dû lâcher le loup des yeux. Surveiller son ennemi, c'était ça la solution. Toujours. Toujours regarder ce qu'il faisait, l'épier. On n'évite pas le danger en fermant les yeux.
    Elle, elle les gardait grands ouverts, ses yeux. Elle écoutait également.
    Elle écoutait tant et si bien que lorsqu'elle s'arrêta, elle entendit, quelque part dans ces sombres alentours, un deuxième bruissement de feuilles, identique à celui qu'elle produisait.
    D'un geste vif, elle se retourna, le revolver pointé devant elle.

    « Qui est là ? »


Und der Haifisch der hat Tränen, und die laufen vom Gesicht. Doch der Haifisch lebt im Wasser so die Tränen sieht man nicht.  In der Tiefe ist es einsam und so manche Zähre fließt. Und so kommt es, dass das Wasser in den Meeren salzig ist.

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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu ? | Libre   Mer 26 Sep - 19:14

Promenons nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas ♪♫


« On dit que ce monde est un mirage donc en fait rien n’est acquis,
Le diable joue avec nous et avec un rien nous taquine. »


    Cocaïne était allongée, la bouteille d'alcool à la main et une cigarette de l'autre. Elle était bien loin de ce monde. Elle était quelque part, dans un monde meilleur qui était dans sa tête. Le monde de ses rêves, là où il y a du soleil, là où le mal n’existe pas. La jeune fille était ailleurs et ignora qu'un homme était près d'elle. Elle ignorait même que celui-ci criait son nom. Elle était tellement bien dans son monde qu'elle aurait pu rester allongée sur ce lit double encore longtemps. Mais l'homme à côté en décida autrement.

    « Dalil ! Dalil khouya* réveille-toi ! »

    Dans le milieu de la violence, de la drogue, il ne fallait jamais dire son véritable prénom. C'est un peu pour cela que la jeune fille donna son second prénom. De plus c'est un prénom arabe ce qui faisait que les hommes ne se posaient pas de question sur les origines de la fille. D'ailleurs Dalil était considérée comme un homme à cause de son caractère et c'est son caractère qui lui donnait un statut « privilégié » auprès du boss. C'est même à cause de son poste qu'elle avait les missions les plus difficiles à faire, le boss lui faisait trop confiance et c'est elle qui allait prendre sa succession après la mort de celui-ci et elle allait même hériter de sa fortune. Elle lui lança un regard noir et celui-ci comprit. Elle se leva et prit un cachet pour son mal de tête puis alla dans sa salle de bain qui était intégrée dans la chambre puis troqua sa nuisette pour un short court avec un haut trop grand pour elle et une veste en cuir simple et des chaussures montantes. Elle laissa ses cheveux lâchés et rentra voir l'homme en question.

    « Y'a un gars il a dévalisé la cave faut que tu bouges ! »
    « Sah ? Hella ! »*
    « Dis pas n'importe quoi ! Faut qu'on retrouve le tahane* qui a fait ça. Le boss il est pas content. Il a dit de te mettre sur l'affaire alors bouges ! »

    Elle soupira et sortit. Avant de sortir elle prit son arme à feu. Elle monta dans la voiture et attendit que celui-ci se gare pour sortir, ensuite elle s'arrêta un moment et arriva nez à nez avec une forêt. Son ami l'observait de sa voiture alors elle lui fit un doigt ce qui fit rire l'homme. La jeune fille entra. Elle marchait lentement et observait la laideur qui hantait cet endroit. Elle se souvenait encore des forêt hors de cette prison. On pouvait y voir des grands arbres pleins de vies, des gouttelettes d'eau tombé de feuille en feuille et des rayons du soleil. Ici il n'y avait rien de tout cela. Elle voyait juste des bouts de bois desséchés. Elle s'enfonça toujours et s'arrêta un moment pour entendre une voix parler.

    « Qui est là ? »

    Elle sortit son arme à feu et approcha lentement. La jeune fille maudit son boss à ce moment-là : Pourquoi à chaque mission il fallait qu'elle risque sa vie ? Dalil respira lentement et s'approcha. Elle vit une femme avec une arme à feu. Mais l'habit ne fait pas le moine, elle ne pouvait pas lui faire confiance. Elle se mit derrière un arbre puis se lança. La jeune fille se mit en face de la femme en face d'elle et l'observa en pointant son arme à feu vers l'inconnue.

    « J'te connais pas mais pose ton arme sinon je tire ! »

    Elle en était capable, tuer un homme pour le bras-droit du boss de la mafia n'était pas une tâche bien difficile mais Dalil trouvait cette femme assez jolie et trouvait que cela serait du gâchis de tirer alors autant essayer de calmer les choses avant d'aller trop loin.

    « J'te ferais rien, qu'on me tue si je mens. Moi c'est Dalil. »

    Ne jamais dire son véritable prénom aux inconnus. De plus si tout se passe bien peut-être que cette femme pourrait lui demander de l'aide un jour et dans son milieu personne ne connait Cocaïne.


Spoiler:
 




Dernière édition par Cocaïne D. Blues le Lun 10 Déc - 20:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu ? | Libre   Ven 28 Sep - 22:42

    « C'est plutôt malpoli d'ordonner aux gens de lâcher leur arme en les menaçant de la sienne, tu sais ? »

    Ellen enleva une main de la crosse et réajusta ses lunettes. Une enfant. Ce n'était que ça : une enfant. Qu'est-ce que cette gosse foutait là ? Elle ne s'était pas éloignée pour jouer les assistantes maternelles, non, très peu pour elle. Comment avait-elle dit qu'elle s'appelait, déjà ? Danone ? Danine ? Daline ? Ouais, un truc du genre, un nom imprononçable qui vous écorche la gorge. Ellen, elle, avait un nom tout à fait potable. Utilisé dans toutes les cultures. Pas moyen de se planter et de se faire étriper pour un accent mal placé, non, rien, nada. Enfin bref. Ça n'avait pas grand-chose à voir avec la situation : deux armes qui se faisaient face, deux femmes/filles/choses asexuées – rayer les mentions inutiles – qui se regardaient en chiens de faïence. C'était une situation récurrente, à Underland, bien que peu enviable. Dans ces cas-là, les coups fusaient vite, la tension montait – souvent pour rien – et on finissait par se tirer dessus à bout portant en espérant ne pas se prendre une balle pendant que la notre pénétrait avidement celle de l'autre.
    Et que son adversaire soit une enfant n'y changeait pas grand-chose. Oui, Ellen avait un profond respect pour l'enfance, oui, elle savait que faire du mal aux enfants, c'était mal, que les enfants c'est niais, c'est naïf, débile, ça suit le Grand Méchant Loup. Ça se fait dévorer dans les bois. Mais elle savait aussi qu'ici, ils pouvaient être des armes. Des armes dangereuses, parce qu'elles ne se rendaient pas compte du mal qu'il y avait derrière la mort d'un être. C'était ça, le souci avec les enfants. Ils ne comprennent pas. Ils blessent, ils crèvent, ils torturent même, tant psychologiquement que physiquement, mais ils ne comprennent pas. Ils ne cherchent pas. Ils font, ils exécutent ce qu'on leur demande de faire, si tant est qu'un bonbon ne soit pas loin.
    Et cette enfant-là, elle n'avait pas peur. Elle n'avait pas été élevée comme elle, dans la crainte, dans la surprotection. Elle n'était qu'un outil, parmi tant d'autres. Un outil doué de parole. Qui tissait sa vérité dans un écrin de nacre sombre et tortueux. Qui détournait tout. Mentait. Quel scrupule a-t-on à mentir lorsque l'on n'a même pas l'âge de lacer ses chaussures ? Certes, c'était un peu exagéré, elle n'avait pas trois ans, cette petite, mais elle se conduisait tout comme. Elle était faite de la même matière que ce flingue qu'elle tenait entre ses mains et dont elle ignorait sans doute la complexité. Pourtant, elle tentait de se jouer d'Ellen comme si elle avait été stupide ou exclue de la société. Elle savait tout, la jeune femme. Elle connaissait – presque – tout le monde. Et cette fille, là, cette prisonnière qu'un type avait sans doute pris sous son aile, elle ne s'appelait pas... euh... comment déjà ?
    Bah, ça n'avait pas d'importance.

    « Tu parles pour ne rien dire, petite. Tu sais bien que je ne la poserai pas, qu'importe le nombre de promesses que tu puisses faire » finit-elle par ajouter, sèchement.

    La parole n'a aucune valeur ici. Elle devrait pourtant le savoir. Et puis, les armes, c'est dangereux. Elle pourrait se blesser. Il suffirait, par exemple, qu'une pièce ait été mal enclenchée et paf, ça pouvait lui sauter à la figure. Ou alors, une branche tombait d'un arbre sur sa main, elle appuyait sur la détente, se tirait dans la jambe et... dommage pour sa jambe. D'ailleurs, elle n'avait pas froid, comme ça ? En short, là. Bah, c'était ses affaires, à près tout. Qu'elle meure d'hypothermie ou d'overdose, après tout, on était à Underland.
    Tout pouvait arriver.

    Et c'est précisément parce que tout pouvait arriver que personne ne pouvait décemment lâcher son arme en face du premier venu qui le lui demanderait. Imaginez un peu : vous êtes les Petit Chaperon Rouge, vous avez un couteau – un vrai, pas un couteau à beurre, un couteau qui tranche dans la viande, pas qui rallonge encore les souffrances du futur cadavre – pour, éventuellement, vous protéger. Maintenant, vous rencontrez le Loup, qui veut dévorer vos Strudel, et vous, par la même occasion. il vous demande de lâcher le couteau avec un grand sourire. Vous le faites ?
    Non, bien sûr que non, à moins que vous n'ayez des instincts suicidaires. Ou l'envie de visiter un estomac de loup, ce qui pourrait, techniquement, être très intéressant.
    Vous comprenez le dilemme ? Il est évident que la goinfre de service ne comptait pas abandonner sa seule chance de survie. C'était comme ça, ici. On n'avait pas beaucoup de chance, alors on s'accrochait à ce qu'on pouvait, que ça soit un doudou ou un flingue. C'est bien beau de préserver son mental, encore faut-il être capable de préserver son corps – et je ne parle pas de le momifier.

    « Allez, retourne jouer dans ton bac à sable et laisse les grands traquer le loup tranquilles. »

    Métaphore, bien sûr. De loup ici, il n'y avait point. Tout le monde le savait. Enfin. C'était une autre espèce de loup qui sévissait dans les parages.
    Elle avait l'apparence humaine, l'art de se servir de la parole, d'amadouer ses proies.
    Pour mieux les dévorer.

Shut your mouth and take it home
Cause I decide the way things gonna be


Und der Haifisch der hat Tränen, und die laufen vom Gesicht. Doch der Haifisch lebt im Wasser so die Tränen sieht man nicht.  In der Tiefe ist es einsam und so manche Zähre fließt. Und so kommt es, dass das Wasser in den Meeren salzig ist.

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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu ? | Libre   Dim 30 Sep - 19:25

Promenons nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas ♪♫


« On dit que ce monde est un mirage donc en fait rien n’est acquis,
Le diable joue avec nous et avec un rien nous taquine. »


    « C'est plutôt malpoli d'ordonner aux gens de lâcher leur arme en les menaçant de la sienne, tu sais ? »

    Franchement la jeune fille avait envie de lui rire au nez mais elle ne le fit pas. Cocaïne connaître la politesse ? Alors ça c'était la meilleure ! Quand avait-elle remercié une personne dans sa vie ? La jeune fille ne respectait même pas son propre boss, l'homme qui pouvait décider de la mort de la jeune fille, celui qui s'occupait d'elle comme son propre enfant. Alors respecter une inconnue dans une forêt complètement paumé ? Même en rêve une telle chose n'arriverait pas alors il ne fallait pas espérer des excuses où autre de la part de Cocaïne. C'est comme demander à un pauvre de vous payez un restaurant : impossible. C'est ça, Cocaïne était pauvre dans un sens. Elle était pauvre en savoir. La jeune fille n'avait jamais connue la chose que l'on appelle « liberté ». Comment est-ce qu'un enfant peut rester innocent après être resté enfermé pendant dix-huit longues années ? Comment un enfant peut rester innocent après avoir vu son seul et unique ami mourir devant ses propres yeux tué par son propre père ? Comment élever un enfant dans ces conditions ? Après il ne faut pas s'étonner du peu de savoir que celui-ci peut avoir s'il n'est jamais allé à l'école. Il ne faut pas s'étonner du peu de politesse que celui-ci peut montrer aux autres si lui même il n'en pas a vu des autres. Alors lui dire que c'est malpoli ce qu'elle fait ? Elle s'en fichait complètement. Cocaïne haussa simplement les épaules, à bon répondre à une idiotie pareille ? Elle fit comme si elle n'avait rien entendu, ça ne servait à rien de lui donner une réponse à part lui faire perdre de la salive de plus elle ne devait pas perdre son objectif de vue : trouver le voleur. Enfin, elle traînait dans cette forêt sans être sûre que le voleur était là.

    « Tu parles pour ne rien dire, petite. Tu sais bien que je ne la poserai pas, qu'importe le nombre de promesses que tu puisses faire »

    Elle sourit. Alors comme ça Cocaïne faisait plus petit que son âge ? Elle avait dix-huit ans quand même. C'est vrai que c'est quand même jeune, c'est l'âge où les adolescents font le plus de bêtises mais Cocaïne avait déjà perdu cette mentalité de fêtard, d'ailleurs elle ne l'avait jamais eu. La jeune fille était déjà une adulte dans sa tête, elle était beaucoup plus mature que les filles du même âge. Remarque, vu ce que celle-ci avait vécue il est normal qu'elle ait vite grandit. Ici encore elle haussa les épaules, elle n'avait pas l'impression de devoir lui répondre. Si cette femme pensait que Cocaïne était encore une simple adolescente elle se trompait et la jeune fille s'en fichait. Pourquoi elle devrait se justifier auprès d'une femme qu'elle ne connaissait pas ? Elle n'avait aucune raison, elle ne se justifiait même pas devant son propre boss, remarque celui-ci faisait confiance à la fille.

    « Allez, retourne jouer dans ton bac à sable et laisse les grands traquer le loup tranquilles. »

    Alors comme ça cette femme « traque le loup » ? Quelle image enfantine du petit chaperon rouge. D'ailleurs la jeune fille ne connaissait même pas ce conte, elle ne savait pas lire. Oui Cocaïne est pauvre en savoir, mais personne ne peut lui reprocher. La jeune fille soupira. Pourquoi cette femme se prenait-elle pour une grande alors qu'elles devaient avoir que quelques années d'écart ? Certes Cocaïne ne montrait pas son âge mais ce n'était pas une raison. Les expériences ont réussis à donner une image enfantine à l'ancien cobaye. Elle n'y pouvait rien si certains produits marchaient bien sur elle. D'ailleurs c'est cette innocence sale et fausse qui donna envie au boss de la mafia de prendre la jeune fille comme bras-droit. Il est vrai que les débuts ne sont jamais simples mais elle s'en sortait et pouvait diriger à elle seule une armée si elle le voulait.

    « Tu sais ce n'est pas ma faute si je ressemble à une enfant mais ne te prend pas pour une grande, je suis sûre que dans certaines situation la seule chose que tu saurais faire c'est te pisser dessus. »

    Cocaïne ne parlait pas de tuer quelqu'un, non c'était trop simple ça. Elle parlait des situations dans lesquelles la jeune fille pouvait souvent se retrouver à cause des missions difficiles du boss. Mais passons, là n'est pas la question. Elle n'eut pas le temps de rajouter un mot que d'un coup un homme apparut juste à côté de la jeune fille avec deux sacs. Cocaïne lui tira directement dessus, elle savait que c'était SON voleur. Puis elle se dirigea vers le corps par terre, encore en sang et vivant. Elle prit les deux sacs dans une main et garda son arme dans l'autre. Elle mit un coup dans le corps toujours vivant et soupira.

    « T'as abusé wesh tu savais que le boss aimerait pas et tu l'as fais. Tu vas bientôt crever alors balaafoumouk*. Bref toi ! » Elle montra la femme avec son arme et lui dit « J'ai pas de temps à perdre avec toi, j'aime pas les gens immatures qui se prennent pour des grands qui savent tout à la vie alors qu'elles n'ont rien connus de tragique. Je parie que toi au moins t'as eu l'amour de tes parents et tout le tralala qui va avec, quand tu sauras réellement la signification du mot "souffrance" peut-être que l'on pourra discuter mais là je n'ai pas le temps avec tes gamineries. Sache que j'ai trouvé mon "loup", bonne chance pour le tien, enfin s'il y en a vraiment un. »

    Elle tira une nouvelle fois sur l'homme pour qu'il arrête de souffrir et décida de partir, à quoi bon rester ici s'il n'y a rien d'intéressant ?


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu ? | Libre   Sam 13 Oct - 17:25

« Ma mère-grand, que vous avez de grands bras ? C’est pour mieux t’embrasser, ma fille.
Ma mère-grand, que vous avez de grandes jambes ? C’est pour mieux courir, mon enfant.
Ma mère-grand, que vous avez de grandes oreilles ? C’est pour mieux écouter, mon enfant.
Ma mère-grand, que vous avez de grands yeux ? C’est pour mieux voir, mon enfant.
Ma mère-grand, que vous avez de grandes dents. C’est pour te manger.
Et en disant ces mots, ce méchant Loup se jeta sur le Petit Chaperon rouge, et la mangea. »


    « Tu sais, ce n'est pas ma faute si je ressemble à une enfant mais ne te prends pas pour une grande, je suis sûre que dans certaines situations la seule chose que tu saurais faire c'est te pisser dessus. »

    Charmant. Les paroles de la petite, teintées de cette maladresse infantile que l'on pourrait reconnaître entre toutes, prenaient des teintes amères. Ellen n'aimait pas l'amertume. Certaines fois, elle pouvait glisser aimablement sur la langue, picoter et délier le palais, mais elle était en même temps si lancinante, si détestable. La jeune femme préférait les sucreries, si douces, si agréables. Il était bien plus difficile d'y glisser quelque poison. C'était tout de suite plus détectable.
    La remarque de l'enfant lui arracha un sourire. Ne te prends pas pour une grande. Typique. Mais bon, c'est vrai quoi, elle n'avait qu'une dizaine d'années de plus que la petite. Elle ne savait rien de plus qu'elle. Elle ignorait tout de la vie. Elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, obstruait la distinction entre Bien et Mal, se perdait dans les méandres obscures de la psychologie humaine. En un sens, c'était vrai. Ellen ne cherchait pas ; en fait, elle ne cherchait plus. Elle ne cherchait plus à savoir ce qui était, ce qui n'était pas, ce qui n'était plus. Elle vendait, elle faisait sa vie du mieux qu'elle le pouvait, elle survivait tant bien que mal. Comme on le lui avait appris.
    Peut-on seulement parler d'une vie quand la seule raison de sa présence était une surveillance constante de ce monde fourbe qui l'entourait ? Quand depuis sa naissance elle grandissait avec la peur de ne pas se réveiller le lendemain matin ? Quand elle avait été élevée par l'idée de sa mort imminente ?
    S'en rendait-elle même compte ? Pas vraiment. Elle avait grandi comme ça. Pour elle, la vie, c'était ça. C'était tout ce temps gagné à fouler la terre de ses pieds, à manger, à lire des contes. La vie, c'était tous ces rêves qui la maintenaient au chaud lorsqu'elle allait se coucher, le soir, enfermée hermétiquement dans son bunker. La vie, elle courait après. Comme beaucoup de gens ici. Ellen était paranoïaque. Le moindre bruit la faisait sursauter. Le moindre souffle de vent la faisait réagir. Mais, se pisser dessus de peur ? Grand Dieu, non. Entre son viking de père et sa matriarche de mère, elle n'avait pas eu l'occasion de développer sa peur. On ne manquait pourtant pas d'occasions de ce genre, ici. Mais la petite ne semblait pas se rendre compte. Savait-elle seulement où elle été tombée ? On n'était pas dans une bergerie ici. C'était une usine à loups. Et des plus vicieux, des plus retors qui soient. Des vampires, qui suçaient le malheur des autres avec la plus grande avidité pour les écraser dès qu'il n'y en avait plus rien à en tirer.
    Ellen ne se considérait pas comme une "grande", non. Elle avait dépassé ce stade. On est "grand" quand on boit la vodka à la bouteille, comme maman. Quand on vide les tonneaux de bière, comme papa. Quand on cherche à faire comme eux. Quand on s'émancipe. Là, on est "grand". Mais Ellen ? Elle s'en fichait pas mal, à vrai dire. Maintenant, elle n'avait plus le temps de se poser ce genre de questions. Elle travaillait pour survivre. Elle se vengeait pour survivre. Elle mangeait... parce que ça lui faisait envie. Et au final, quand on est ici, tout ce qu'on fait, on le fait pour ces deux principes. La vigilance, tout le monde connait et pratique dès son plus jeune âge. Le mensonge, tout le monde – ou presque – en fait un art. "Se prendre pour un grand", ça n'était même pas une notion qu'on abordait.
    Retourne à ta tétine, bébé.

    Un homme débarqua avec des sacs remplis à ras bord. Merde. C'était bien sa journée. Elle qui était venue ici pour être tranquille, voilà qu'elle allait se coltiner non pas un mais deux lourdingues.... ah, quoique. Le coup de feu fusa, directement. Mh. Voilà déjà qui est plus banal que la rhétorique bizarre qu'elle lui a sorti plus tôt.

    « T'as abusé wesh tu savais que le boss aimerait pas et tu l'as fait. Tu vas bientôt crever alors balaafoumouk. Bref toi ! » La petite se tourna à nouveau vers elle en pointant son arme comme si elle avait eu un bout de bois entre les mains. « J'ai pas de temps à perdre avec toi, j'aime pas les gens immatures qui se prennent pour des grands qui savent tout à la vie alors qu'elles n'ont rien connu de tragique. Je parie que toi au moins t'as eu l'amour de tes parents et tout le tralala qui va avec, quand tu sauras réellement la signification du mot "souffrance" peut-être que l'on pourra discuter mais là je n'ai pas le temps avec tes gamineries. Sache que j'ai trouvé mon "loup", bonne chance pour le tien, enfin s'il y en a vraiment un. »

    La gamine acheva le gars d'un autre coup de feu. Tchk. Voilà bien une gosse. Même pas foutu d'abattre un type d'un seul coup. Ca valait bien la peine de se décarcasser pour faire de bonnes armes, si c'était pour qu'elles tombent entre de mauvaises mains – par là, j'entends : personnes qui ne savent pas s'en servir. Des mauvaises mains au sens fréquent En-Haut, c'est plus que coutumier à Underland – et finissent après en lambeaux.
    Mais le pire de tout, c'était que c'était en portant l'une de SES armes qu'elle se permettait de lui faire une leçon de morale, de se plaindre – parce que là, c'était ça : une plainte. La pauvre petite avait eu un déni d'affection. La pauvre petite n'avait pas eu l'enfance qu'elle méritait. Noooon. Elle aurait dû avoir plein de poupées barbies, des carosses, des gâteaux et des millions de cadeaux. Et là, elle avait loupé le coche. Quand on veut être cajolée, on ne se débrouille pas pour atterrir à Underland. Niveau affection, on est en-dessous du zéro, ici.
    Elle ne l'aimait pas ? Et alors. Rien à battre, mon chou. Tu casques ou tu te casses. Ça fonctionnait comme ça, ici. Pas le temps pour les sentiments. On est pas sur Meetic. Le business, c'est pas de se faire des potes. A la limite, on peut se faire des associés. Des alliés. Mais des amis ? Rêve pas petite. Il serait temps de te faire à l'idée que t'es plus là-haut. Que tu ne risques pas qu'une claque en cherchant des noises au premier venu. Tu joues dans la cour des grands, maintenant.
    Des passés tragiques, elle en verrait défiler, et pas au compte-goutte. Se permettre de se poser en temps que la fille la plus malheureuse du pénitencier, c'était pas le meilleur plan à adopter. Parce qu'elle n'était sans doute pas la seule à penser ça. Et une simple divergence d'opinion, ici, ça pouvait mener à une mise à mort. A une chasse à l'homme. Il suffisait de s'opposer aux "trop grands".
    Et tout serait fini.

    « Si tu t'attendais à ce que je te plaigne, laisse tomber tes illusions. C'est chacun pour soi ici, ne te fais pas d'idées sur ce que pensent les gens de ce que tu es ou ce que tu as vécu. On s'en fout. Tous. Sans exception » finit-elle par répondre de manière égale.

    Au moins serait-elle prévenue. Il faut sauver les enfants. Même ceux qui s'estiment les plus malheureux du monde. Ce qui, en soi, est un point de vue stupide. Mais ça, Ellen ne pouvait pas le juger. Elle n'avait pas de moyen de comparaison. Comment peut-on décider du bonheur ou du malheur sans avoir d'autres versions que celle qu'on a ? Impossible. Sans doute la petite avait-elle vu des gosses plus heureux qu'elle et avait-elle bercé un idéal parental sans savoir, au fond, ce qui se passait chez son camarade de classe. Peut-être était-il, lui aussi, envieux de ce qui se passait chez elle.
    L'herbe est toujours plus verte dans le pré d'à côté, lui avait-on dit un jour.
    C'était pas faux. Et ça se confirmait chaque jour. Jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'il faut savoir profiter de ce qu'on a au lieu de chercher à avoir ce qu'il y a ailleurs.

    « Ici, tu n'es rien d'autre qu'une proie qu'on va égorger tant qu'on le peut. Alors je te conseille de changer de ton. Il n'est pas bon de se faire des ennemis à Underland ; contrairement à ce que tu as l'air de croire, les autochtones ne sont pas de tout repos. »

    Et ils n'ont pas eu la vie aussi facile que ce que tu as l'air de penser. Mais bon. Chacun voit midi à sa porte. De toute façon, dans ces cas-là, elle ne cherchait pas à discuter. C'était le problème de l'ado, pas le sien. Elle n'était ni psychologue, ni psychiatre. La seule chose qui l'intéressait, dans l'instant, c'était de ne pas se faire buter et d'être tranquille. Après, si elle allait chercher la merde, c'était pas son problème. Elle ne viendrait pas à la rescousse.
    Elle ne venait à la rescousse de personne. Même le gars qui s'arracherait les doigts à griffer la porte, elle ne lui ouvrirait pas.
    A chacun sa merde.

    « Bien sûr, tu fais comme tu veux, ce que je dis n'engage à rien. Mais ça me ferait chier de savoir que l'un de mes bébés à servi à éliminer une morveuse, même si elle a une grande gueule. »

    Chacun a eu une éducation différente. Celle d'Ellen, elle consiste à ne pas renier ses armes. Ce sont ses créations. Ses bébés. Elle est responsable de ce qu'ils font.
    Et il faut protéger l'enfance, tant qu'on le peut. Tant qu'elle n'est pas brisée.


Spoiler:
 


Und der Haifisch der hat Tränen, und die laufen vom Gesicht. Doch der Haifisch lebt im Wasser so die Tränen sieht man nicht.  In der Tiefe ist es einsam und so manche Zähre fließt. Und so kommt es, dass das Wasser in den Meeren salzig ist.

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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu ? | Libre   Lun 29 Oct - 19:44

Promenons nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas ♪♫


« On dit que ce monde est un mirage donc en fait rien n’est acquis,
Le diable joue avec nous et avec un rien nous taquine. »


    « Si tu t'attendais à ce que je te plaigne, laisse tomber tes illusions. C'est chacun pour soi ici, ne te fais pas d'idées sur ce que pensent les gens de ce que tu es ou ce que tu as vécu. On s'en fout. Tous. Sans exception »

    Un sourire ce dessina sur le visage de la jeune fille. Cette femme avait du caractère et cela lui plaisait, vraiment. De plus sa réaction est assez normal même si ça énervait un peu Cocaïne : Pourquoi elle baisserait son arme, en pleine forêt, en voyant une fille qui lui pointe une arme sur elle ? Franchement c'était pas un peu mais plus que normal. Cette femme avait quelque chose qui plaisait à la vendeuse de drogue. Attention, n'allez pas croire que Cocaïne aime les filles, loin de là ! Mais voir une femme avec autant de caractère ça changeait beaucoup des filles de joies qu'elle voyait tous les jours à la villa. Ces femmes étaient juste bonnes au lit : elles ne savaient pas cuisiner ou faire le ménage. D'ailleurs c'est pour ça qu'il y a une femme de ménage à la villa, Cocaïne n'avait pas le temps à cause de la bicrave. En plus Cocaïne savait tout ça, elle savait que personne n'allait la plaindre et tant mieux parce qu'elle ne le supporterait pas. Même quand elle était dans les laboratoires, quand les soldats lui lançaient des regards de pitié Cocaïne leurs lançait des regards noirs. La pitié ne sert à rien dans ce monde, juste à donner une raison de pleurer aux faibles. Cocaïne souriait. Elle souriait de toutes ses dents, bien contente de rencontrer cette femme aux cheveux rouges dans la forêt en pleine nuit.

    « Ici, tu n'es rien d'autre qu'une proie qu'on va égorger tant qu'on le peut. Alors je te conseille de changer de ton. Il n'est pas bon de se faire des ennemis à Underland ; contrairement à ce que tu as l'air de croire, les autochtones ne sont pas de tout repos. »

    Elle haussa les épaules. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait : elle en avait déjà des ennemis. De plus que ça soit à Underland ou dans le monde d'en Haut, la règle est la même : On vit chacun pour soi. Personne n'aidera une autre personne s'il a des ennuis, sauf si celui-ci cherche des amis. Certes les mondes sont bien différents, il ne faut pas se mentir mais la règle reste la même à cause d'une chose qu'elles ont en commun : la mort. Oui, personne ne peut contourner la mort. Il y a des morts dans les deux mondes et c'est pas demain que ça va changer. De plus, pour comprendre la mort y faut tout d'abord la vivre. Vivre au moins la mort d'un proche pour savoir que c'est difficile, pour savoir que l'on aimait réellement ou non cette personne. Parce que pour confirmer une réelle amitié, il faut déjà voir si elle est capable de passer certaines épreuves. Parfois la mort nous arrange, elle nous apporte un petit cadeau : héritage, libération d'une mauvaise situation et j'en passe. Cocaïne connaissait la mort. Elle là côtoyait tous les jours, être bras-droit du boss de la mafia n'est jamais simple même si on a le droit à des privilèges. En plus quand on travaille dans le trafique de drogue on a forcément des ennemis alors un de plus ou un de moins, quelle différence ?

    « Bien sûr, tu fais comme tu veux, ce que je dis n'engage à rien. Mais ça me ferait chier de savoir que l'un de mes bébés à servi à éliminer une morveuse, même si elle a une grande gueule. »

    Elle garda son sourire. Elle avait l'impression que son coeur allait exploser tellement elle était contente de voir enfin une femme qui dit ce qu'elle pense avec sa bouche et non son cul. Néanmoins elle lâcha un soupire : Cocaïne une grande gueule ? Du tout ! La jeune fille est quelqu'un qui tient sa parole, quand elle parle elle ne parle pas dans le vide. Quand elle promet, elle fait tout pour réaliser cette promesse car pour elle c'est comme si elle avait juré. Mais elle se fichait complètement de ce pensait cette femme. Elle pensait que Cocaïne était une grande gueule ? Ok, de toute façon elle risquait pas de la revoir vu que cette femme ne consommait pas de drogue, après tout elle sait qui elle livre et elle n'a jamais livré de femme. Dans une autre situation, Cocaïne aurait réagit autrement. Par exemple, si un client lui aurait dit une telle chose, le client serait déjà mort. Mais franchement, vous voulez faire quoi à une inconnue qui a un sale caractère ? À part tuer la femme il n'y avait rien à faire, mais Cocaïne ne tuait pas pour rien alors elle ne comptait pas tirer.

    « Prend moi pour une folle, mais j'adore quand tu répond méchamment. Crois pas que j'suis sado-maso oula heja*, c'est juste que ça change des femmes que je croise dans mon quotidien. »

    Aucune honte avec Cocaïne : celle-ci est directe et dit ce qu'elle pense sans pitié. Même si ça doit faire mal, elle le dit. En plus elle disait vrai : d'habitude quand tu vois les filles de joies dans la villa, déjà elle n'ont limite aucun tissu sur elle. Elle s'habille en mini-jupe et mini-tee-shirt avec des talons aiguilles et passe la moitié de leur vie dans une chambre avec un ou plusieurs hommes. Alors voir une femme qui avait du répondant elle aimait bien, parce que les filles de la maison tu leur demande quelque chose vous avez le droit à deux réponses : Oui tout de suite mon homme ! Ou : Non non, j'suis pas une pute pour faire ça. D'ailleurs Dalil rigolait souvent quand elle avait la seconde réponse, c'était limite une blague pour elle mais les filles ne lui répondaient pas ce genre de chose, pour elle c'était juste : Oui, tout de suite Dalil. Bah oui, même les filles de joies respectaient et n'osaient pas répondre à Dalil, elles avaient peur d'elle, remarque normal vu sa position hiérarchique. Sa position a des avantages mais aussi des inconvénients.

    « Bref moi j'ai ce que je cherchais. Maintenant faut que l'autre imbécile vienne. Il m'énerve, toujours à venir au dernier moment heda* ! »

    Ça arrivait souvent de parler toute seule. C'était une habitude qu'elle avait adopté dans les laboratoires pour ne pas devenir folle même si pour certaines personnes parler seul c'est être fou. Parler toute seule ça libérait Dalil. Mais elle faisait toujours attention à ce qu'elle disait : si elle lâchait une mauvaise information elle risquait d'y passer. Cocaïne rangea son arme derrière elle, prête à le sortir à tout moment. Pourquoi le ranger ? Elle n'espérait pas que la femme en face d'elle face la même chose, elle ne voulait pas non plus que celui-ci tire. C'est un peu du suicide quand on regarde mais c'était une façon comme une autre de lui montrer qu'elle ne comptait pas tirer sur elle et que le dialogue pouvait prendre sa place. Elle ne voulait pas non plus lui raconter toute sa vie, mais juste faire passer le temps, apaiser les tensions. De plus elle savait que son ami ne viendrait pas avant un moment puisque celui-ci était partit livrer.

    « J'veux pas faire ami-ami avec toi. J'veux juste calmer les tensions, après tout tu ne crois pas à mes paroles alors j'ai rangé mon arme. »

    Elle n'allait pas non plus lever les mains comme une victime. Mais il faut avouer que ce qu'elle fait c'est assez dangereux, après tout cette femme pouvait tirer sur elle, entre les yeux par exemple et tuer la jeune fille. Mais elle voulait parler calmement, les insultes et le sang ne rimerait à rien. Si son boss voyait Cocaïne dans cette position il ferait vite abattre la femme aux cheveux rouge avec un sniper. À cette pensée elle eut enfin un sourire sincère. Oui, au fond elle l'aimait bien son chef, il était comme un père pour elle même si elle attendait pour avoir toute sa fortune, elle n'était pas pressée qu'il s'en aille. Remarque, c'était un peu pareil pour tous les membres de son « équipe » , comme il le dit si bien. Cocaïne posa les sacs par terre, à ses pieds et croisa les bras.

    « J'crois que les présentations ce sont mal passés. On reprend à zéro ? »

    Comment lui faire confiance ? C'était ça la réelle question qui trottait dans la tête de la droguée. Parce qu'il faut savoir que Cocaïne ne confit pas sa confiance à n'importe qui. Elle a beaucoup de mal, de peur d'être trahie un jour. Attention, elle ne fait pas confiance à la personne en face d'elle, Cocaïne se méfie mais elle n'avait pas trouvé meilleur solution. Mais pour l'instant elle improvisait. Elle disait tout ce qu'il lui passait par la tête. Elle ne jouait pas la comédie. Elle était là, en face d'une femme aux cheveux rouges qui lui pointait une arme à feu, dans une forêt, avec deux sacs de shite et elle était en train de sourire les bras croisés. À part ça, tout était normal.

    *Faut que ce hegoune* arrive vite sinon j'le bute* pensa-t-elle.

    Après tout elle aussi elle avait des livraisons à faire surtout que les clients de la jeune fille sont impatients. Ils aiment bien avoir la marchandise avant l'heure. Au début ça énervait vraiment Cocaïne mais maintenant elle avait l'habitude. Parfois elle pouvait même livrer une heure plus tôt. Mais il faut donner plus d'argent quand elle livre plus tôt. À cause de la gène qu'ils causent et en plus c'était parce qu'elle avait envie de se faire plus d'argent, elle avait le droit de se garder un peu d'argent tant qu'elle apportait la somme demandée par le boss sachant qu'elle touche aussi des intérêts avec la somme donnée. Cocaïne pouvait monter sa propre affaire mais elle préférait rester avec son boss, après tout elle n'est pas encore assez riche pour partir du jour au lendemain. Même si elle avait sa petite équipe d'homme à elle, elle devait rester. D'abord pour respecter son contrat avec le boss qui dure jusqu'à la mort de celui-ci et aussi pour ne pas prendre le risque de se faire chasser par des hommes, parce que oui les autres dealers profiteraient de cette situation pour tuer Cocaïne. Et celle-ci tenait encore à la vie.


Spoiler:
 

Oulaaaaaaaa désolée du temps vraiment ! Mais j'ai eu des soucis avec mon pc donc je n'y ai pas accès un long moment. Sorry ! J'ai finis ~


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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu ? | Libre   Mar 18 Déc - 20:23

« Sie kommen zu euch in der Nacht
Dämonen, Geister, schwarze Feen
Sie kriechen aus dem Kellerschacht
Und werden unter euer Bettzeug sehen »


    Tomber dans un abîme de solitude.
    C'était ce qui l'attendait, indubitablement, à s'exclure ainsi de tout rapport humain. Ellen était de ces gens agréables et détestables à la fois. Elle vivait par procuration, s'exilait dans sa mémoire et son âme, se réfugiait dans ses souvenirs et son bunker. Elle se protégeait des autres par l'attaque. Frivole, sardonique, atomique. Elle rêvait de fumée et de corps entrelacés dans la souffrance. Elle vivait de soufre et de poudre. Elle ne savait de la vie que la mort et l'amertume. Mais aurait-il pu en être autrement ? Qu'était le Loup sinon l'incarnation du néant ? Qu'était l'arme sinon l'instrument de ses désirs ?
    Folie, douce folie, sombre folie. Le canon, lentement, s'orienta vers la terre, suivant un arc formel. Frivolités absurdes. Qu'importe l'élégance, en ce cas ? Admets au moins ton erreur. Accepte de te détourner, de laisser l'Autre s'immiscer dans ta vie. En es-tu seulement capable ? As-tu déjà, une seule fois dans ta sombre et courte vie, baissé ta garde ? T'es-tu déjà sentie seule, si seule que tu aurais tendu les bras à n'importe qui ?
    Chaque soir se répétait à l'infini. Une chambre noire, un lit vide, le silence oppressant, sa respiration sourde, amplifiée par la proximité des parois, par la fébrilité des lieux, la présence encore ténu de ses parents. Pourtant, c'était dans ces moments-là, lorsqu'elle n'avait pour occupation que l'observation de son rythme cardiaque, lorsque sa seule interlocutrice était la nuit, qu'elle se sentait la plus entourée. Au milieu de tous ces inconnus qu'elle côtoyait, comme elle était isolée ! Que voyait-on, au fond de leurs yeux, hormis cette douleur latente qu'ils égrenaient sur leur route ? Avait-on seulement idée de ces barrières qu'ils dressaient tous pour épargner leur cœur déjà meurtri ?

    « Ellen. Je m'appelle Ellen », finit-elle par dire, plus ou moins de bonne grâce.

    La vie est une interminable mélodie, qui se composent avec des personnes bien distinctes les unes des autres. Chaque nouvelle tête, chaque sourire, est une note unique qui l'agrémentera de la plus belle des manières. Et elle s'étendra à l'infini dans les prunelles de ces gens qui passent ou qui s'installent, simple contact visuel ou ami éternel.
    La musique d'Ellen était sourde. Si belle à ses oreilles, si immobile à celles des autres. Elle s'étirait, s'effritait, s'étiolait, pour ne donner qu'un parchemin noir, parsemé de pattes de mouches. Et pourtant. Les sons qu'elle entendait, elle, criaient à la symphonie ! Lorsqu'elle voyait ces clients venir, mains jointes, tordues dans un spasme maladroit, lui demander aide et services, c'était une blanche des plus tendres qui s'inscrivait dans ses lignes. Lorsqu'une altercation survenait, une noire pointée venait abréger les rancœurs.
    Il arrivait, parfois, qu'elle rencontre des personnes hors du commun, qui ne savait s'inscrire en une fois. Elle devait effacer ses écrits, reformuler ses sonates. On reprend à zéro, c'était une phrase lourde de sens qui devait s'inscrire en lettres d'or dans sa mémoire. Était-ce seulement possible ? Elle espérait que oui. Elle préférait donner sa chance à celui qui essayait de l'atteindre. Sa coquille ne s'ouvrirait pas plus, elle n'en souffrirait pas. C'était comme faire marche arrière pour croiser à nouveau cet inconnu frivole qui s'égare dans ses yeux. C'était comme remonter le temps, refouler les mauvaises paroles, celles qui blessent et se coulent avec force et fracas dans les plaies déjà béantes de sa poitrine. Si c'était aussi simple, comme il serait aisé de pardonner, construire, détruire, rebâtir ce qui ne devrait pas être.
    Alors Underland n'existerait pas. On ne peut châtier celui qu'on a pardonné, celui qui a remonté le temps et n'a rien fait. On ne peut détruire la vie de qui s'est rendu. Le repentir, voilà qui était monnaie courante ici. Il y avait tellement de regards chargés de cette émotion, tellement d'âmes en peine qui déambulaient dans les rues, finissaient tuées par leurs propres démons. A cause d'un geste malheureux, d'une envie maladroite, d'une impulsion hasardeuse. Nul doute que le monde d'En-Haut serait bien différent si la machine à remonter le temps avait bel et bien existé. Si elle avait pu les emmener avant que tout ne soit créé, lorsque l'univers n'était encore qu'un grain de poussière, lorsque la vie ne pouvait encore être imaginée. Lorsque ces astres qu'ils chérissaient tant étaient encore en sommeil dans leur berceau. Lorsque le bruit du canon, si ténu, si hurlant, n'annonçait pas encore la mort mais déjà la vie. Lorsque les monstres ne se cachaient pas encore sous les lits ou dans les placards.
    Lorsque chaque chose avait encore un sens.

    « Je suis artificier ici depuis bien des années déjà », ajouta-t-elle.

    Elle ne savait quoi dire, peu familière des rencontres à tout-va, peu encline à apprendre de l'autre dans la normalité. La conversation devait découler naturellement. Dans ce calme serein qui attendait des réponses sans questions, elle ne savait que dire, que faire. On lui avait appris à éviter les gens. On lui avait appris à les contourner. Les duper. Les appréhender.
    On ne lui avait pas appris à les rencontrer.
    Et elle se sentait un peu stupide, là, devant cette enfant qui attendait un signe, un geste, des explications, quelque chose. Si encore avait-elle eu l'habitude de se parler, aurait-elle pu entamer des frivolités, trouver quoi dire. Mais ses conversations se résumaient principalement à Pour quand vous la faut-il ? Quel type voulez-vous ? Apprenez à vivre avec. Elle ne croyait plus en rien ni en personne. Elle oubliait le goût qu'avait la vie, se l'imaginait fourrée à la pistache ou à la fraise des bois. La vie était feu, la vie était poudre, la vie était plante, la vie était tout. Tout et rien à la fois.
    Elle se souvenait de ce nourrisson qu'on lui avait présenté, une fois, cette chose toute en chair, rosie par le froid, innocente dans ses habits de nacre. Elle l'avait détesté. Parce qu'elle savait ce qu'il allait devenir, peu de temps plus tard. Elle savait ce qu'il ne serait pas, ce qu'il ne serait plus, après avoir vu ses parents se battre à mort. Elle savait comme il s'interrogerait lorsqu'ils prendraient sa défense, lorsqu'ils le protégeraient comme ils auraient protégé un trésor. Les bambins se faisaient rares, ici. Et le peu de couples qui se permettaient d'en avoir s'assuraient – en général – de les garder. Pas tout le monde. Mais la plupart.
    Du moins était-ce ce qu'Ellen se disait. Et ces petites choses, si frêles, que l'on protégeait de sa vie, elles étaient si peu, représentaient pourtant tellement.
    "Bébé".
    Comment pouvait-on tant espérer d'une si petite chose ?
    "Vie".
    Comment pouvait-on tant espérer d'un si petit mot ?

    « Et toi, qui es-tu donc ? »

    Oublions le passé, négligeons l'avenir. "Dalil", as-tu dis. Est-ce là ton vrai nom ?
    Mais qu'importait, au fond.
    L'identité même avait-elle un sens, ici bas ?
    Que valait un unique nom, dans la balance de la cruauté ?


« Sie kommen zu euch in der Nacht
Und stehlen eure kleinen heißen Tränen
Sie warten bis der Mond erwacht
Und drücken sie in meine kalten Venen »


Spoiler:
 


Und der Haifisch der hat Tränen, und die laufen vom Gesicht. Doch der Haifisch lebt im Wasser so die Tränen sieht man nicht.  In der Tiefe ist es einsam und so manche Zähre fließt. Und so kommt es, dass das Wasser in den Meeren salzig ist.

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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu ? | Libre   Mar 25 Déc - 17:09

Promenons nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas ♪♫


« On dit que ce monde est un mirage donc en fait rien n’est acquis,
Le diable joue avec nous et avec un rien nous taquine. »


    Comment faire confiance quand notre propre famille nous trahit ? Comment faire confiance quand on ne connaît pas la personne ? Comment faire confiance lorsque l'on n'a pas assez d'assurance ? Il est difficile de faire confiance, les blessures du coeur se creusent et nos malheurs nous hantent. Underland n'est pas le monde des bisounours, ici on ne trouvera personne de bon car on ne jette que les ordures dans ce lieu. Il est difficile de se dire que l'on passe le restant de sa vie ici, dans un endroit sans soleil ni nuage, sans famille ni amis. Distinguer le jour et la nuit . Les prisonniers le peuvent, grâce aux lumières artificielles qui s'allument et s'éteignent. Quand on vit ici, il nous arrive tous les jours quelque chose, on voit toujours de nouvelles têtes, on découvre toujours de nouveaux crimes tous aussi horribles les uns que les autres. Il est difficile de dire ce qui est bien ou mal, toujours partagé entre deux choix, on recule sans s'en rendre compte. La vie n'est pas un conte de fées, encore moins à Underland qui est l'enfer un monde humain. Certaines personnes ne supportent pas la pression de ce lieu et préfèrent mourir, Cocaïne avait l'habitude aux pressions et vivait. Elle vivait pour elle, elle ne pouvait pas se suicider : son boss lui avait interdit. Un homme, un psychopathe sans coeur la retenait en vie et avec quoi . Avec son argent. Oui, l'argent rend fou et heureux mais l'argent tue. L'argent c'est indispensable pour survivre à Underland. Avant, Cocaïne ne pensait pas du tout à ça, son arrivé ici avait tout changé en elle.

    « Ellen. Je m'appelle Ellen »

    Le monde est fou. Cocaïne est folle. Qui serait assez bête pour lâcher son arme face à une inconnue ? Et bien Cocaïne venait de le faire. De plus elle appréciait le répondant de cette femme, prenez la jeune fille pour une folle vous avez raison. Il est difficile de dire ce qu'il se passe dans la tête de la droguée. C'est sa folie qui lui permet de vivre, c'est sa folie qui lui avait permit de calmer les tensions. Comment ne pas devenir fou en restant à Underland ? Comment garder toute sa tête quand on reste à vie dans une prison où tous les prisonniers sont en quelque sorte « libre » et que vous pouvez mourir n'importe quand ? La fille aux cheveux bleus était en danger, cette femme pouvait la tuer quand elle voulait mais elle décida de lui donner une chance, une seule. Non pas lui donner sa confiance, loin de là, la fille restait méfiante à son égard après tout cette femme traînait dans une forêt. Elle lui donnait juste une chance de pouvoir dialoguer en paix.

    « Je suis artificier ici depuis bien des années déjà »

    Sans même demandé, elle obtenait des informations sur cette femme. Cette femme était ici depuis longtemps ça veut dire, intéressant. La jeune fille ne se voyait pas lui dire qu'elle travaillait dans le domaine de la drogue, qu'elle était entourée de prostituées tous les jours, qu'elle vendait de la mort et qu'elle en consommait aussi, qu'elle tuait pour de l'argent. C'était le seul moyen que Cocaïne avait trouvé pour survivre, c'est cet homme qui l'avait pris sous son aile après son arrivée. Ce que cet homme aimait chez son bras droit était son fort caractère : sa capacité à tuer sans la moindre hésitation ou regret, le fait qu'elle ne regarde que devant soi, le fait de garder une pointe de méfiance envers tous les prisonniers, le fait d'avoir un coeur de pierre et de savoir mettre son autorité en avant avec les hommes et les femmes. Cet homme voyait Cocaïne comme le prochain chef, à ses yeux c'était un homme dans un corps de femme. Que lui dire maintenant . Mentir . Ce n'était pas le genre de Cocaïne de dire des mensonges, même à ses ennemis. Elle pouvait dire qu'elle était dans la mafia, après tout la jeune fille avait déjà tué son compagnon de travail devant elle, même si cet homme méritait bien plus.

    « Et toi, qui es-tu donc ? »
    « Je suis Dalil, tout simplement. Tombée dans les vices du poison, je vend de la mort aux gens de ce monde. »

    Tout était clair : elle disait bien être une vendeuse de drogue. À quoi bon mentir ? Elle lui donna son second prénom car oui c'était réellement son second prénom. Pourquoi ? parce que la première fois elle lui avait donné ce prénom et qu'elle ne mentait pas sur son identité, de plus la jeune fille est plus connu sous « Dalil » que « Cocaïne ». Cocaïne s'étira, la fatigue commençait déjà à se faire sentir et elle attendait encore cet imbécile qui devait venir la chercher. Elle commença à se poser des questions : lui était-il arrivé quelque chose ? Après tout faire des livraisons ne prend pas autant de temps ! Il a forcément eu un souci. De plus, elle ne savait pas quoi dire de plus à cette femme. Elle ne voulait pas lui raconter son vécu, son passé qui la hantait nuit et jour. À quoi bon vivre dans le passé ? Cela nous permet juste de reculer pour enfin plonger dans un monde où l'on ne peut plus sortir. Un monde où tout est noir, où tu pleures pour tout ton malheur. Pourtant beaucoup de personnes le font, comme si ça pouvait soulager de pleurer tous les jours pour une mauvaise nouvelle. Pleurer ne changera rien, il faut agir pour changer les choses et ça, peu de personnes l'ont comprises.


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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu ? | Libre   Mer 9 Jan - 19:38

    Le désir.
    Un désir mortel, aliénant, c'était donc de cela qu'était responsable la jeune femme. Elle vendait des rêves exutoires en poudre, du délire en fumée. Si elle y trouvait son compte, tant mieux. Mais Ellen ne comprenait pas comment qui que ce soit pouvait décider de sacrifier l'essentiel pour se payer de nouveaux vices. Des vices notoires, qui, bien loin de les protéger, ne faisait que les enfoncer encore plus dans cet abîme de détresse, dans ce havre de trahison, qu'était Underland. Il y avait déjà tant à perdre.
    Ses parents avaient essayé de lui expliquer, une fois, ce qu'était la drogue. Quelque chose de si fort, si doux, si détestable pourtant, qu'elle ne faisait que t'appeler lorsque tu ne la consommait pas. Et au final, c'était elle qui te consommait, comme un feu ardent. Elle te détruisait, petit à petit, en te faisant croire qu'elle te faisait du bien. Qu'elle te guérissait. T'instruisait. T'embellissait. La drogue était une étoffe qui empêchait les consommateurs de se voir dans une glace. Ils pensaient que seuls les autres changeaient, devenaient des monstres, recelaient les pires défauts du monde. Alors qu'eux tombaient, progressivement, dans les dédales tortueux des Enfers.
    Sans jamais rien voir. Parce qu'une fois qu'elle avait pris possession d'eux, jamais plus ils n'avaient l'esprit clair. Et il fallait toute la détermination d'un être pour les arracher à cette hypocrite sorcière sans âme. Tirer quelqu'un de son royaume, c'était sacrifier tout son être, jour après jour, pour combler la dépendance, devenir son souverain, occuper chacune de ses pensées.
    Elle les avait cru, révoltée. Elle n'avait jamais voulu y toucher. Comment pouvait-on accepter de devenir le jouet d'une substance qui n'avait ni corps, ni visage, ni âme ?

    « Je dois t'avouer être sceptique quand à ce... marché. Que peuvent bien t'échanger les gens d'ici contre de la poudre ? »

    Leur âme.
    C'était ce que lui soufflaient ses souvenirs, tandis qu'elle posait cette question pratique, sans paraître s'émouvoir, avec calme et assurance. Une pointe de sarcasme s'agitait dans sa voix. Fuck. Il fallait être bien stupide pour s'accommoder d'une vie pareille. Être au service de quelque chose, c'était bien pire qu'être sous les ordres de personnes. Tu parles. C'était être plus bas que terre. Même pas réduit à être l'esclave d'un être, seulement l'esclave d'un objet. C'était comme devoir le respect à une chaise. Ou à des chiottes.
    Des chiottes aussi, vous conduisent au Nirvana. Et sans effets secondaires.
    Elle s'assied sur une souche, décidée à s'installer et attendre, toujours dans l'attente pourtant, toujours méfiante. Si qui que ce soit arrivait, elle pourrait tout de même se montrer aussi hostile qu'à son habitude. Et si cette gamine décidait de se rebiffer, elle n'hésiterait pas à ressortir son flingue. Adossée contre l'arbre adjacent dans une position tout sauf féminine, elle observait encore ce visage juvénile plein d'arrogance et de haine qui lui faisait face. Si jeune et déjà si morte. Enterrée vivante par la drogue, avec tous ces gens qu'elle livrait. En pleine décomposition. En plein dans l'erreur. Et sans doute si sûre de la réalité de son être, de la justice de son devoir. Ah, ah. Sombre mascarade. Était-ce donc à ce boulot minable qu'on l'avait astreinte, lorsqu'elle était arrivée ? Qu'est-ce qui pouvait bien conditionner quelqu'un à devenir... ça ? Un sous-homme. Non. Un sous-être. Si triste vie. Sans doute croisait-elle beaucoup de "loups" dans son entourage. Des bons, des mauvais, des tristes, des cruels. Mais tous devaient avoir les yeux injectés, ce regard qu'ont les hommes en manque, ce supplice qu'on lit sur leur visage quand on vient les retarder à l'heure de la livraison. Quand ils ne peuvent pas admettre qu'ils se droguent. Parce qu'ils restent conscients, malgré tout, de ce que cela impliquerait pour eux. Que tous sauraient rapidement. Qu'ils seraient chassés pour le plaisir, jusqu'à la folie, jusqu'à l'épuisement de toutes leurs réserves, pour être torturés dans les pires délices, tués lorsque la folie les auraient déjà emportés.

    « En fait, je vois pas l'intérêt de ce machin en général » ajouta-t-elle avec un haussement d'épaules, « mais c'est sans doute parce que je suis trop vieille pour me préoccuper de ce genre de choses. »

    Покх, pensa-t-elle. Mais c'était déplacé de dire ce genre de choses pour repartir sur "de bonnes bases", pour construire des relations... pas amicales, mais cordiales. Voilà. C'était ça, le terme. Des relations cordiales. Pas d'amour, pas de haine là-dedans. Juste une reconnaissance mutuelle de l'identité de l'autre. Cette nana, c'était une sorte de baba-au-rhum. Un cocktail explosif. Savoureux mais fort en goût. Et capable de se consumer si on l'embrasait un peu.
    Elle se tut donc, consciente que cela nuirait non seulement à sa santé – mauvais baba, brûlures d'estomac – mais aussi... ouais, non, le reste, on s'en fout. Juste pour sa santé. Pour ne pas avoir à se prendre la tête. Parce que cette nana pouvait être une éventuelle cliente. On ne critique pas le métier de son interlocuteur. Ni sa religion. Ni ses dirigeants. Et surtout pas les trois en même temps. Ou alors, ça finit en eau-de-boudin. Et ici, ces histoires, ça se termine en jeux de mort.


You know you just can't kill a man when he's dead


Und der Haifisch der hat Tränen, und die laufen vom Gesicht. Doch der Haifisch lebt im Wasser so die Tränen sieht man nicht.  In der Tiefe ist es einsam und so manche Zähre fließt. Und so kommt es, dass das Wasser in den Meeren salzig ist.

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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu ? | Libre   Dim 27 Jan - 20:09

Promenons nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas ♪♫


« On dit que ce monde est un mirage donc en fait rien n’est acquis,
Le diable joue avec nous et avec un rien nous taquine. »


    La drogue, cette poudre nous faisant voir du rêve, cette poudre si chère, cette poudre tant recherchée. Weed, shit, marijuana, haschich et tant d'autres, tout y passaient. Ca se vendait comme des petits pains. Mais il faut les comprendre, les prisonniers sont si malheureux qu'ils ont besoin d'acheter du rêve en sachant que c'est réellement du poison qui les tue petit à petit, c'est comme manger tous les jours avec du poison dedans. C'est un peu du suicide mais au moins ils partent plus tôt, ils n'aiment pas cette prison et il y a de quoi. Vivre dans une ville où chaque personnages de cette univers est un tueur, ça peut rendre fou à la longue non ? Vivre dans la peur, peur de fermer les yeux à l'idée que quelqu'un te saute dessus en pleine nuit pour te tuer, peur de sortir à l'idée de te prendre une balle dans la tête. Alors ces hommes là restent chez eux, à fumer jusqu'à faire une crise blanche et aller à l'hôpital. Cocaïne a déjà fait une crise blanche bien sûr, comme tous les drogués ! Mais ces hommes là n'ont pas peur et en font souvent, certains ne tiennent pas le coup parfois et la mort les emportent. Ils sont bêtes, ces hommes ne servent à rien. Ce sont des dépressifs, à croire qu'à Underland on ne vit plus ! On vit mais pas de la même façon, c'est tout. Il faut savoir s'adapter, ce que ces hommes ne savent pas faire. Ils réclament leur vie d'en haut, ils veulent quelque chose d'impossible à avoir et que tout le monde désir.

    « Je dois t'avouer être sceptique quand à ce... marché. Que peuvent bien t'échanger les gens d'ici contre de la poudre ? »
    « Leur vie. Leur bien. »

    Ca pouvait aller des armes à une maison, des bijoux, leur service comme être garde du corps. Une vie contre de la poudre. Quelle escroquerie ! Pourtant ce genre de marché marche bien. Ils sont accros, ils adorent ça plus que leur propre vie. Par chance Cocaïne en avait gratuitement. Beaucoup d'hommes l'enviaient pour ça puisqu'elle en donnait aussi à ses hommes de temps en temps. Mais là n'est pas la question. Cocaïne se demanda où était passé son compagnon, cet imbécile qui mettait beaucoup trop de temps pour de simples livraisons.

    « En fait, je vois pas l'intérêt de ce machin en général mais c'est sans doute parce que je suis trop vieille pour me préoccuper de ce genre de choses. »

    Trop vieille ? Sur le coup Cocaïne se demandait bien qu'elle âge elle pouvait avoir. Une chose était sûre : elle était plus grande que la jeune fille. On pouvait le remarquer à ces paroles, cette femme avait l'air de bien connaître cette prison. Etait-elle une native ? C'était une idée, à confirmer. Cocaïne haussa à son tour les épaules. Que répondre maintenant ? Elle réfléchit mais elle n'avait pas à réfléchir longtemps qu'elle sentit une main se poser sur son épaule. Par réflexe elle sortit son couteau. Quand elle vu le visage de son ami elle soupira et baissa son arme. Celui-ci ramassa les sacs et fit signe à la jeune fille qu'ils partaient.

    « Au revoir, j'espère que l'on aura une nouvelle discussion dans de meilleures conditions. »

    Elle reprit son arme à feu qui était par terre et lui tourna le dos. Elle monta dans la voiture et resta silencieuse durant tout le trajet. Elle envoya un de ses hommes faire ses livraisons à sa place. Une fois chez elle, la jeune fille s'enferma dans sa chambre et repensa à cette femme, qu'est-ce qu'il lui prenait ? Ce n'était pas dans ses habitudes de réagir comme elle a fait avec elle, Cocaïne ferma les yeux et s'endormit en espérant réellement la revoir un jour.

Excuse-moi, je n'ai plus d'inspi x.x


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MessageSujet: Re: Loup, y es-tu ? | Libre   

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Loup, y es-tu ? | Libre

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